Francesco La Monaca : sculpture symboliste et figures méditerranéennes

Expertise Fabien Robaldo, portrait photo de l'expert en Noir et blanc

Francesco La Monaca : sculpture symboliste et figures méditerranéennes

Introduction

Francesco La Monaca, souvent identifié en France sous le prénom francisé Francis, est un sculpteur actif au début du XXe siècle, né à Catanzaro le 10 février 1882 et mort à Washington le 5 février 1937. Son parcours entre l’Italie et la France, puis sa présence dans un contexte artistique marqué par le Symbolisme finissant, l’Art nouveau et les évolutions vers l’Art déco, permettent d’aborder une thématique précise : la sculpture de figures allégoriques, mythologiques ou idéalisées, fréquemment associées à un imaginaire méditerranéen.

Dans cette thématique, la figure humaine tient une place centrale. Elle peut être danseuse, bacchante, faune, athlète, musicien, ou encore portrait mondain. Le sujet est souvent traité comme une image synthétique, plus évocatrice que narrative, où le corps devient un support de symboles : jeunesse, mouvement, sensualité, force, fête, ou mélancolie. Cette approche correspond bien aux attentes des collectionneurs de bronzes et de sculptures décoratives du premier XXe siècle.

Cet article présente une lecture factuelle de la thématique “Francesco La Monaca : sculpture symboliste et figures méditerranéennes”, en décrivant les types d’œuvres, les matériaux courants, les éléments qui influencent la valeur, et des exemples de résultats de ventes publiés par des maisons de vente.

Définition et description générale de la thématique

La thématique “sculpture symboliste et figures méditerranéennes” renvoie à un ensemble d’œuvres où la représentation n’a pas pour seul but de décrire un individu ou une scène réaliste. L’intention est plutôt de condenser une idée et une atmosphère. Dans la sculpture de cette période, le Symbolisme privilégie des sujets chargés de sens : allégories, figures intemporelles, personnages mythologiques, corps idéalisés, et postures évocatrices. Les titres peuvent explicitement guider la lecture, comme c’est le cas pour des intitulés attestés dans les expositions de La Monaca au Salon des artistes français, par exemple “La misère”, “La solitude” ou “L’amour”.

L’adjectif “méditerranéen” ne désigne pas uniquement une origine géographique. Il peut aussi caractériser un répertoire de formes et de thèmes : références à l’Antiquité, à la mythologie, à la fête bachique, à la danse, à la musique, à une vision solaire du corps, ou à un classicisme modernisé. Chez Francesco La Monaca, cette coloration peut coexister avec des sujets plus contemporains, notamment des portraits et des scènes de la vie moderne, ce qui place son œuvre à la jonction de plusieurs tendances du début du XXe siècle.

Dans le cadre des arts décoratifs, ces sculptures peuvent être pensées comme des œuvres autonomes, mais aussi comme des objets destinés à un intérieur : sculptures en bronze sur socle en marbre, éditions numérotées, et parfois productions associées à des fondeurs identifiés. Cela explique que La Monaca soit régulièrement rattaché aux recherches formelles de la période 1900-1930, où l’on observe une circulation entre sculpture d’exposition et sculpture décorative.

Typologies, matériaux, périodes, styles

Les grandes typologies : nus, danse, mythologie, portraits

Dans la lecture “symboliste” de La Monaca, la figure féminine occupe une place importante. Elle apparaît souvent sous forme de nu ou de demi-nu, dans des attitudes de danse ou de marche, avec un accent mis sur le rythme du corps. Les sujets peuvent évoquer une bacchante ou une danseuse, ce qui correspond à un imaginaire méditerranéen et antique, fréquemment mobilisé dans la sculpture européenne du début du XXe siècle.

La veine mythologique ou allégorique est également un marqueur de la thématique. La présence de titres ou de sujets comme “Bacchante” ou “Faunesse ivre” (titres connus dans la liste d’œuvres exposées) renvoie à un répertoire où le personnage n’est pas individualisé, mais typé. L’objectif est d’incarner une idée, un tempérament, une énergie. Dans ce cadre, les attributs (gestes, accessoires, posture) comptent autant que la ressemblance.

En parallèle, La Monaca réalise des portraits, parfois liés à des personnalités ou à des commandes. Cette production peut être plus descriptive, mais elle reste compatible avec une esthétique de simplification, où l’expression est travaillée par la masse et le volume plutôt que par l’anecdote. Un exemple de présence institutionnelle est le “Portrait du sénateur Borletti”, conservé au Centre Pompidou, réalisé en bronze et portant des inscriptions liées à l’artiste et au fondeur.

Matériaux courants : bronze, marbre, variantes décoratives

Pour la thématique abordée ici, le bronze est le matériau le plus fréquent. Les fontes peuvent être associées à des marques de fondeurs, notamment Valsuani, qui apparaît sur des lots passés en vente et sur des œuvres documentées. Les sculptures sont souvent présentées sur un socle en pierre ou en marbre, ce qui correspond à une présentation typique des bronzes décoratifs du premier XXe siècle.

On rencontre aussi des œuvres plus décoratives, parfois décrites comme chryséléphantines dans les catalogues (association de bronze et d’autres matériaux). Dans ce cas, la thématique de la figure idéalisée et de l’allégorie reste cohérente, mais l’objet s’inscrit davantage dans les arts décoratifs et la collection d’objets d’époque Art déco.

Périodes et styles : du Symbolisme au décoratif 1900-1930

La période la plus directement associée à la thématique “symboliste” se situe entre la fin du XIXe siècle et les premières décennies du XXe siècle. Dans ce contexte, l’artiste peut conserver un goût pour les sujets allégoriques, tout en adoptant des lignes plus stylisées ou plus synthétiques. La Monaca expose au Salon des artistes français sur une période longue, ce qui témoigne d’une présence régulière dans les circuits officiels.

D’un point de vue stylistique, les œuvres peuvent osciller entre une inspiration antique (attitudes classiques, nudité idéalisée) et des recherches plus modernes sur le mouvement et la silhouette. Cette position intermédiaire explique que La Monaca puisse intéresser des collectionneurs de sculpture symboliste, mais aussi des amateurs d’arts décoratifs du XXe siècle à la recherche de bronzes figuratifs.

Facteurs influençant la valeur

L’identification est un facteur central. La présence d’une signature “La Monaca”, l’existence d’une marque de fondeur, et la cohérence du sujet avec des modèles connus sur le marché contribuent à sécuriser l’attribution et donc à soutenir la valeur. Dans les ventes, les notices mentionnent régulièrement ces éléments (signature, cachet, type de fonte), car ils structurent l’appréciation de l’œuvre.

Le sujet représenté influence souvent l’intérêt des acheteurs. Une danseuse, une bacchante ou une figure mythologique, en lien avec l’imaginaire méditerranéen, peut attirer un public d’amateurs de sculpture décorative. Un portrait identifié peut, au contraire, intéresser des collectionneurs sensibles à l’histoire culturelle et à la documentation (commandes, dons, contexte). Dans certains cas, la notoriété du modèle ou le caractère iconique d’un thème (danse, sport, allégorie) joue un rôle.

Les dimensions et la qualité perçue de l’exécution ont également un impact. Sans entrer dans une analyse technique avancée, il est courant que les sculptures de taille plus importante et à la présence visuelle forte se positionnent différemment des petits sujets d’édition. La lisibilité des détails, la force du mouvement et l’équilibre général de la composition peuvent aussi peser dans la décision d’achat.

La rareté relative d’un modèle, l’existence d’exemplaires numérotés, et la fréquence d’apparition du sujet sur le marché sont des éléments pratiques. Un modèle vu régulièrement en ventes publiques a tendance à être plus facilement comparable, tandis qu’un sujet plus rare peut susciter une concurrence ponctuelle, à condition que l’attribution et la qualité soient au rendez-vous.

Enfin, la provenance et la qualité du dossier (archives, anciennes collections, expositions, mentions dans des catalogues) peuvent renforcer la perception globale. Dans une logique d’expertise, ces éléments sont souvent déterminants pour situer une œuvre dans la production de l’artiste et pour étayer une estimation.

Marché de l’art : demande, cote, valeur

Le marché de Francesco La Monaca se situe à la croisée de plusieurs segments. D’une part, les amateurs de bronzes figuratifs de la première moitié du XXe siècle, souvent sensibles aux thématiques de la danse, du nu et des figures idéalisées. D’autre part, les collectionneurs d’arts décoratifs, pour lesquels la présence d’un fondeur identifiable et la qualité décorative du bronze jouent un rôle important.

La demande est généralement structurée par le type d’œuvre. Les sujets très décoratifs (danseuses, nus en mouvement, figures mythologiques) sont souvent recherchés pour leur impact visuel et leur cohérence avec des intérieurs de style 1900-1930. Les portraits et bustes attirent un public parfois plus spécialisé, sensible à la dimension historique, aux commandes, ou à l’implantation de l’artiste en France.

En termes de niveaux de prix, les résultats publiés par différentes maisons de vente montrent une dispersion, avec des adjudications pouvant se situer autour de quelques centaines d’euros pour certaines sculptures, et atteindre plusieurs milliers d’euros pour des sujets plus rares, plus ambitieux, ou mieux positionnés. Il est important de rappeler que la valeur se construit par comparaison : modèle, dimensions, présence de marque de fondeur, qualité de présentation (socle), et attractivité du sujet.

La cote de La Monaca reste aussi liée à un contexte plus large : regain d’intérêt régulier pour la sculpture décorative du XXe siècle, recherche de bronzes signés et identifiés, et visibilité de certains fondeurs historiquement associés à des artistes reconnus. Dans ce cadre, une expertise sérieuse consiste à comparer l’œuvre avec des résultats vérifiés, à analyser la cohérence du modèle, et à qualifier le positionnement de la pièce dans la production connue.

Résultats de ventes

  • Delon-Hoebanx, 2 décembre 2021, lot 45, sculpture en bronze figurant une danseuse, résultat 600 €.
  • Drouot Estimations, 27 octobre, lot 182 “Jeune danseuse”, épreuve en bronze à patine verte, cachet Valsuani, résultat 850 €.
  • Kahn et Associés, 11 décembre, lot 241 “Georges Carpentier boxant”, épreuve en bronze, fondeur Giannini, résultat 1 000 €.

Conclusion

La thématique “Francesco La Monaca : sculpture symboliste et figures méditerranéennes” met en évidence une production centrée sur la figure humaine, entre allégorie, mythologie et idéalisation du corps. Les bronzes signés, souvent associés à des marques de fondeurs, s’inscrivent dans le goût du premier XXe siècle pour une sculpture à la fois expressive et décorative. La diversité des sujets, de la danse à l’athlétisme, du nu à certains portraits, explique l’intérêt constant des ventes publiques pour cet artiste.

Pour connaître la valeur de votre sculpture attribuée à La Monaca, ou d’une œuvre proche de cette thématique (danseuse, bacchante, figure antique, buste, bronze sur socle), vous pouvez demander une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. Cette démarche permet de situer l’œuvre par rapport aux références du marché et aux résultats vérifiés.

FAQ

Qui est Francesco (Francis) La Monaca ?

Francesco La Monaca, dit aussi Francis La Monaca, est un peintre et sculpteur né à Catanzaro le 10 février 1882 et mort à Washington le 5 février 1937. Il a travaillé entre l’Italie et la France.

Pourquoi parle-t-on de sculpture symboliste chez La Monaca ?

Le terme renvoie à des sujets allégoriques ou idéalisés, où la figure exprime une idée (jeunesse, danse, force, mythologie) plutôt qu’un récit réaliste.

Qu’entend-on par “figures méditerranéennes” ?

Il s’agit d’un répertoire inspiré par l’Antiquité et les mythes, avec des nus, bacchantes, faunes, danseuses, et une esthétique du corps associée à un imaginaire méditerranéen.

Quels sujets retrouve-t-on le plus souvent sur le marché ?

On observe régulièrement des danseuses, des nus en mouvement, des scènes sportives, ainsi que des bustes et portraits, en particulier en bronze.

Quels matériaux sont les plus courants ?

Le bronze est le matériau le plus fréquent, souvent associé à un socle en pierre ou en marbre. Des variantes plus décoratives peuvent exister selon les modèles.

Le nom du fondeur a-t-il un impact sur la valeur ?

Oui, la présence d’une marque de fondeur identifiable dans les catalogues de ventes contribue à documenter l’œuvre et peut renforcer l’intérêt des acheteurs.

Une signature “La Monaca” suffit-elle à authentifier une sculpture ?

La signature est un élément important, mais elle doit être cohérente avec le modèle, les dimensions, la présentation et les références connues. Une expertise reste utile.

Pourquoi les prix varient-ils autant en vente publique ?

Les variations tiennent au sujet, aux dimensions, à la rareté du modèle, à la présentation, aux informations disponibles dans le dossier, et à la concurrence le jour de la vente.

Comment reconnaître une œuvre relevant de cette thématique symboliste et méditerranéenne ?

On la reconnaît souvent par un corps idéalisé, une posture expressive, un thème antique ou allégorique, et un traitement visant l’évocation plus que la scène narrative.

Les bustes et portraits de La Monaca sont-ils recherchés ?

Oui, surtout lorsqu’ils sont bien identifiés, documentés et présentés comme des œuvres abouties. Ils attirent un public différent de celui des sujets décoratifs.

Quels résultats de ventes peut-on utiliser pour comparer ?

Les comparaisons reposent sur des résultats vérifiés, avec une attention portée au modèle, aux dimensions, aux mentions de fondeur et à la description du lot.

Comment obtenir une estimation pour une sculpture attribuée à La Monaca ?

Vous pouvez solliciter une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo, afin de situer l’œuvre sur le marché à partir d’éléments concrets et de comparables.

*Les informations publiées sur ce site ont un objectif exclusivement informatif. Nous ne délivrons aucun certificat d’authenticité lorsqu’une estimation est demandée en ligne. Les estimations fournies restent sous toutes réserves de l’avis des artistes, fondations, comités ou instances officielles compétentes et reconnues.

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