Gazi Igna Ghirei : peinture orientaliste et scènes d’inspiration tatare

Expertise Fabien Robaldo, portrait photo de l'expert en Noir et blanc

Gazi Igna Ghirei dit “Gazi le Tatar” : peinture orientaliste, scènes d’inspiration tatare et cote

Introduction

Gazi Igna Ghirei, plus souvent identifié sous le nom de “Gazi le Tatar”, est un peintre actif à Paris au XXe siècle. Son nom apparaît régulièrement dans les catalogues de ventes publiques, avec des œuvres décrites et signées sous différentes variantes, dont “I.G. Gazi” et “Igna Ghirei Gazi”. Sa production est surtout associée à Montmartre et à ses environs, mais son identité revendiquée de “Tatar” nourrit aussi une lecture orientaliste, au sens d’un imaginaire de l’ailleurs et d’un récit d’origine lié à la Crimée.

Cet article présente la thématique “Gazi Igna Ghirei : peinture orientaliste et scènes d’inspiration tatare” sous un angle factuel. Il précise les sujets rencontrés, les formats et supports courants, ainsi que les principaux critères généralement retenus pour apprécier la valeur d’une œuvre attribuée à cet artiste. Il synthétise aussi quelques résultats de ventes publiques disponibles, utiles pour situer des ordres de grandeur en euros.

Comprendre la thématique : entre orientalisme, identité revendiquée et iconographie de Montmartre

Dans l’histoire de l’art, le terme “orientalisme” renvoie à une approche artistique construite autour de sujets, de décors, de costumes ou de récits associés à un “Orient” au sens large, tel qu’il a été perçu, imaginé et représenté en Europe. Cette notion peut couvrir des réalités très différentes selon les périodes, depuis la peinture académique du XIXe siècle jusqu’à des formes plus tardives d’évocation de l’ailleurs, parfois par des choix d’atmosphère, de narration ou d’identité.

Dans le cas de Gazi Igna Ghirei, l’orientalisme ne se limite pas à un répertoire de scènes exotiques au sens strict. Il peut aussi s’entendre comme un marqueur biographique et culturel, porté par l’usage du surnom “le Tatar”, par l’affirmation d’une origine criméenne, et par une manière d’inscrire une singularité dans le Paris artistique. Cette dimension se lit surtout dans la présentation de l’artiste, dans certaines dénominations d’œuvres ou de signatures, et dans la façon dont les catalogues associent son nom à une identité.

En parallèle, la majorité des œuvres rencontrées en ventes publiques renvoient à un ancrage local : vues de Montmartre, rues, places, églises, et scènes urbaines. Cela crée un ensemble cohérent : un peintre identifié par une figure “venue d’ailleurs”, mais qui produit des images très parisiennes, souvent attachées à des lieux précis. La thématique “scènes d’inspiration tatare” est donc à traiter avec prudence : elle peut désigner des œuvres explicitement orientalisantes lorsqu’elles existent, mais elle recouvre aussi un imaginaire d’origine qui accompagne une œuvre majoritairement consacrée à Paris.

Typologies d’œuvres, matériaux, périodes, styles

Les œuvres attribuées à Gazi Igna Ghirei sont principalement des peintures et, plus rarement, des travaux sur papier. Les lots décrits en ventes publiques mentionnent fréquemment l’huile, notamment l’huile sur toile, mais aussi l’huile sur carton. Les œuvres sur papier peuvent apparaître sous forme d’aquarelles ou de techniques mixtes, selon les catalogues, avec un registre graphique compatible avec la représentation urbaine (rues, perspectives, façades).

Sur le plan des sujets, les typologies les plus récurrentes sont les vues de Montmartre et des sites identifiables : places, impasses, cabarets, et édifices religieux. Certaines compositions sont datées, ce qui permet de situer une partie de la production dans la première moitié du XXe siècle, avec une continuité possible jusqu’aux décennies suivantes. Les titres rencontrés, lorsqu’ils sont fournis, sont souvent descriptifs et liés à un lieu.

Le style associé à ces œuvres est généralement figuratif. Il vise la lisibilité du motif et la reconnaissance du site. Les catalogues évoquent parfois une proximité d’esprit avec des peintres montmartrois, ce qui correspond à un marché où les vues de Paris constituent un segment identifiable, avec ses collectionneurs et ses comparaisons implicites. Les œuvres orientalisantes au sens iconographique (costumes, scènes de genre liées à la Crimée ou à une culture tatare) paraissent plus rares dans les corpus visibles en ventes publiques, ce qui peut renforcer leur caractère de niche lorsqu’elles apparaissent.

Les signatures peuvent varier : “Gazi”, “I.G. Gazi”, ou une forme plus développée. Il arrive que l’œuvre soit signée et située, parfois complétée par une mention au dos (titre, localisation, contresignature). Ces éléments jouent un rôle important dans l’identification, surtout pour un artiste dont les variantes de nom sont nombreuses.

Ce qui influence la valeur d’un tableau de Gazi Igna Ghirei

La valeur d’une œuvre attribuée à Gazi Igna Ghirei dépend d’abord du sujet. Les vues de Montmartre constituent un thème porteur car il s’inscrit dans une demande stable pour les représentations de Paris, en particulier lorsque le lieu est clairement identifiable et que la composition correspond aux attentes du marché (point de vue lisible, ambiance de quartier, éléments architecturaux reconnaissables). Un sujet explicitement rattaché à un imaginaire tatar ou orientaliste peut intéresser un public différent, mais sa valeur dépend fortement de la rareté perçue et de la qualité de la documentation fournie par le catalogue.

Le support et la technique ont aussi un impact sur la valeur. En ventes publiques, l’huile sur toile se situe souvent au-dessus des supports plus modestes, toutes choses égales par ailleurs. Toutefois, une huile sur carton datée et bien documentée peut susciter l’intérêt si le sujet est particulièrement recherché ou si l’œuvre présente une bonne lisibilité et une signature claire.

Les dimensions influencent la valeur, sans règle unique. Dans ce segment de marché, des formats modestes peuvent bien fonctionner s’ils correspondent à une imagerie de “coin de Montmartre” facile à présenter et à intégrer dans une collection. À l’inverse, des formats plus importants peuvent être mieux valorisés lorsqu’ils offrent une scène plus construite ou un panorama plus ambitieux.

La présence d’une signature, d’une date et d’une localisation renforce l’attribution et peut soutenir la valeur. Les mentions au dos (titre, contresignature) constituent également des éléments appréciés, car elles facilitent la traçabilité de l’œuvre et sa présentation dans un contexte de vente. La provenance indiquée dans un catalogue, lorsqu’elle existe, peut aussi jouer un rôle, en particulier si elle est cohérente avec l’histoire montmartroise de l’artiste ou avec un fonds d’atelier identifié.

Enfin, l’alignement entre le titre, le lieu représenté et l’iconographie attendue est un facteur pratique de marché. Une œuvre clairement titrée “Place du Calvaire à Montmartre” ou “Église Saint-Pierre de Montmartre” s’inscrit immédiatement dans une catégorie recherchée. Cette lisibilité peut soutenir la valeur et la fluidité de transaction en vente publique.

Marché de l’art : demande, cote et repères de valeur

Le marché de Gazi Igna Ghirei se situe à la croisée de plusieurs intérêts. D’un côté, il existe un public pour les peintures de Paris, notamment Montmartre, qui s’inscrit dans une tradition de collection assez large. De l’autre, l’identité “Gazi le Tatar” crée une singularité qui attire parfois l’attention des amateurs de récits d’artistes, de figures atypiques et de biographies montmartroises.

En pratique, la demande se structure souvent autour des œuvres les plus lisibles et les mieux documentées, surtout lorsqu’elles sont proposées par des opérateurs reconnus et que les descriptions sont précises (technique, dimensions, signature, titre, informations au dos). Cela se reflète dans des résultats qui, pour des huiles représentant des vues de Montmartre, peuvent se situer autour du millier d’euros et au-delà, selon l’œuvre, son format et son attrait iconographique.

La cote se construit surtout par des passages en ventes publiques. Les résultats disponibles montrent des adjudications en euros sur des œuvres de formats relativement modestes, ce qui fournit des repères utiles, sans toutefois permettre de généraliser à l’ensemble de la production. La valeur peut varier sensiblement d’un lot à l’autre, y compris pour des sujets proches, en fonction de la période, du support, de la qualité de présentation dans le catalogue et de la dynamique de la vente.

Pour une lecture “orientaliste” ou “d’inspiration tatare”, le marché peut être plus étroit et plus irrégulier. Si une œuvre présente un sujet explicitement associé à la Crimée, à des figures en costume, ou à une scène de genre étrangère à l’iconographie parisienne, elle peut intéresser des collectionneurs spécialisés. Mais cette spécialisation peut aussi réduire le nombre d’enchérisseurs selon les ventes. Dans ce contexte, l’identification précise, la cohérence du titre et la documentation sont déterminantes pour soutenir la valeur.

Résultats de ventes 

Les résultats ci-dessous sont une sélection limitée, donnée à titre de repères. Ils concernent des œuvres attribuées à Gazi Igna Ghirei, vendues en Europe, avec des prix publiés en euros.

  • MILLON, 14 mai 2025, lot 123, “Place du Calvaire à Montmartre”, 2 800 €.
  • Hôtel des Ventes de Montauban (Enchères Occitanes), 17 octobre 2020, lot 195, “La maison d’Henri IV à Montmartre”, 1 220 €.
  • Osenat (Fontainebleau), 16 mars 2025, lot 211, “Église Saint-Pierre de Montmartre”, 1 197 €.

Conclusion

La thématique “Gazi Igna Ghirei : peinture orientaliste et scènes d’inspiration tatare” doit se comprendre comme une articulation entre une identité revendiquée, un imaginaire d’origine et une production largement centrée sur Montmartre. Sur le marché, ce sont souvent les vues parisiennes clairement identifiées, signées et documentées qui offrent les repères les plus réguliers. Les œuvres plus atypiques, lorsqu’elles s’écartent du paysage montmartrois pour aller vers un registre plus orientalisant, peuvent exister mais demandent une lecture au cas par cas pour apprécier leur valeur.

Pour connaître la valeur de votre tableau, dessin ou aquarelle attribué à Gazi Igna Ghirei, vous pouvez demander une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. L’analyse repose sur l’identification, le sujet, le support, les dimensions, la signature, les inscriptions et la comparaison avec des résultats publics pertinents, afin de fournir un avis clair et exploitable.

FAQ

Qui est Gazi Igna Ghirei ?

Gazi Igna Ghirei est un peintre du XXe siècle, connu sous le surnom “Gazi le Tatar”. Son nom est associé à des œuvres figuratives, souvent liées à Montmartre, et il apparaît régulièrement dans des catalogues de ventes publiques.

Pourquoi l’appelle-t-on “Gazi le Tatar” ?

Ce surnom est utilisé dans les sources biographiques et dans le marché de l’art pour désigner l’artiste. Il renvoie à une identité revendiquée et à un imaginaire d’origine lié à la Crimée, fréquemment repris dans la manière dont l’artiste est présenté.

Gazi Igna Ghirei est-il un peintre orientaliste ?

Le qualificatif peut s’entendre de façon large, par le prisme de l’identité, du récit et de certains sujets éventuels. Dans les ventes publiques, on rencontre toutefois très souvent des vues parisiennes, ce qui place une grande partie de sa production dans une thématique “Paris – Montmartre”.

Quels sujets trouve-t-on le plus souvent dans ses œuvres ?

Les sujets les plus courants sont des vues de Montmartre : places, rues, cabarets et édifices, avec des titres descriptifs liés à des lieux précis.

Quelles techniques rencontre-t-on sur le marché ?

On voit principalement des huiles, notamment huile sur toile, ainsi que des huiles sur carton. Des œuvres sur papier (aquarelle ou techniques proches) peuvent également apparaître selon les ventes.

Comment reconnaître une signature de Gazi Igna Ghirei ?

Les signatures peuvent apparaître sous différentes formes, par exemple “Gazi” ou “I.G. Gazi”. La présence d’un titre, d’une localisation ou d’une contresignature au dos est aussi un élément fréquemment mentionné dans les catalogues.

Quel est l’intérêt des inscriptions au dos ?

Les inscriptions au dos (titre, localisation, contresignature, date) facilitent l’identification et la présentation de l’œuvre. Elles peuvent soutenir la cohérence d’attribution et contribuer à situer l’œuvre dans un corpus.

Quels éléments font monter la valeur ?

La valeur dépend notamment du sujet (lieu recherché), du support, des dimensions, de la qualité de présentation, de la signature et de la documentation (date, titre, provenance indiquée dans un catalogue).

Les scènes d’inspiration tatare sont-elles fréquentes ?

Elles semblent moins fréquentes que les vues parisiennes dans les lots couramment visibles en ventes publiques. Lorsqu’un sujet se distingue clairement par une iconographie orientalisante, il peut relever d’un marché plus spécialisé.

Quelle différence entre “Gazi”, “I.G. Gazi” et “Igna Ghirei Gazi” ?

Il s’agit de variantes de nom rencontrées dans les catalogues et les bases liées au marché. Ces variantes peuvent correspondre à des signatures, des usages de vente ou des formes de référencement.

Peut-on estimer une œuvre à partir d’une photo ?

Une première analyse est souvent possible à partir de photos nettes (recto, verso, détails de signature et inscriptions) et des dimensions. Pour une conclusion plus robuste, l’étude des mentions exactes et la comparaison avec des lots documentés sont importantes.

Comment obtenir une estimation gratuite ?

Vous pouvez solliciter une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo en transmettant des photos, les dimensions, la technique supposée, et toute information disponible sur la provenance et les inscriptions.

*Les informations publiées sur ce site ont un objectif exclusivement informatif. Nous ne délivrons aucun certificat d’authenticité lorsqu’une estimation est demandée en ligne. Les estimations fournies restent sous toutes réserves de l’avis des artistes, fondations, comités ou instances officielles compétentes et reconnues.

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