Tableau des valeurs par grandes catégories
| Domaines artistiques | Prix / Valeur / Cote |
|---|
| Peinture sur panneau et toile | De 15 000 € pour des œuvres historiques documentées à faible format ou anciennement attribuées, jusqu’à 3 700 000 € pour des portraits autographes majeurs avec sujet identifié et provenance illustre |
| Dessins, études, attributions anciennes et atelier | De 5 000 € à 80 000 € selon l’état, la qualité, la documentation et le degré d’attribution |
| Suiveurs, entourage, copies d’époque | De 2 000 € à 30 000 € selon la qualité, la proximité au modèle et la provenance |
Biographie factuelle
Né vraisemblablement vers 1515 dans les Pays-Bas habsbourgeois, Hans Eworth est formé dans le milieu anversois et documenté à Londres dès le milieu des années 1540. Il obtient des lettres de dénaturalisation en 1550. Sa carrière anglaise se développe sous Marie Tudor puis se poursuit au début du règne d’Élisabeth Ire. Les sources datent ses dernières activités au début des années 1570. Il meurt vers 1573-1574 selon les notices traditionnelles. Son corpus comprend des portraits de cour et d’aristocrates, quelques allégories et des œuvres religieuses, souvent signées du monogramme “HE”.
Style de l’artiste
La pratique de Hans Eworth s’inscrit dans la tradition nordique du portrait posé, avec un dessin préparatoire précis et une exécution méticuleuse sur panneau. Les compositions sont frontales ou en léger trois-quarts, avec une attention soutenue aux inscriptions, devises, âges “aetatis” et dates. Le traitement des costumes et des accessoires est soigné, au service de l’identification et du statut du modèle. Le coloris reste mesuré, la lumière uniforme. Les fonds sont sobrement définis, souvent neutres, pour concentrer l’attention sur le visage et les attributs. Les variantes d’atelier et de suiveurs reprennent ces mêmes codes avec des qualités d’exécution variables.
Techniques, matériaux, périodes
Support et médium. Eworth utilise majoritairement l’huile sur panneau de chêne, conformément aux pratiques anversoises et anglo-néerlandaises du 16e siècle. Quelques toiles existent, plus rares. Le dessin sous-jacent, souvent net, est observable par réflectographie infrarouge sur des œuvres étudiées.
Périodes. La période la plus recherchée couvre les années 1550-1560, avec de grands portraits de personnalités identifiées. Les œuvres datées et monogrammées de la fin des années 1560-début 1570 sont également suivies de près. Les attributions anciennes ou les œuvres “entourage de” se rencontrent sur un arc chronologique plus large, avec des incertitudes sur l’intervention directe du maître.
Signatures et inscriptions. Le monogramme “HE” et des inscriptions latines ou anglaises donnant âge et date constituent des éléments importants. Ils nourrissent la documentation et influencent directement la valeur lors des ventes publiques.
Analyse du marché: typologies, cote, valeur, facteurs déterminants
Typologies recherchées. Les portraits d’aristocrates anglais identifiés constituent le cœur de la demande. Les effigies de figures majeures rattachées à l’histoire des Tudor atteignent les plus hauts prix. Les portraits de membres de la gentry avec blasons et devises performaient déjà historiquement et demeurent recherchés quand la provenance est solide.
Cote et dispersion. Le marché est étroit. Les œuvres autographes d’Eworth apparaissent rarement en salle. Les dispersions marquantes entraînent des paliers de prix et servent de repères pour les attributions voisines. La fourchette de valeur s’est élargie à la hausse pour les portraits majeurs identifiés, tandis que les œuvres de suiveurs restent dans des budgets plus contenus.
Facteurs de prix. L’identification du modèle, la présence du monogramme, la date et les inscriptions, la qualité d’exécution, l’authenticité de l’intervention du maître, la documentation publiée et la provenance de collection pèsent lourdement sur la valeur. La taille du format, l’état et la lisibilité des inscriptions complètent ces critères. Une publication scientifique et une exposition antérieure dans une institution renforcent la valeur de marché.
Rôle des provenances. Les provenances liées à des collections historiques, aux grandes familles anglaises ou à des prêts institutionnels documentés favorisent la confiance des acheteurs et soutiennent la valeur. Des comparaisons avec des œuvres en musée, lorsque pertinentes, consolident une attribution.
Analyse technique de la thématique: matériaux, périodes, écoles, caractéristiques
Matériaux. L’emploi du chêne baltique est fréquemment relevé sur les panneaux du milieu du 16e siècle. Les préparations claires et un tracé sous-jacent affirmé renvoient aux pratiques d’atelier d’Anvers. Ces caractéristiques situent la production dans le courant anglo-néerlandais actif à Londres durant les règnes de Marie Ire et d’Élisabeth Ire.
Périodes et écoles. Eworth est un peintre immigré à Londres dans le sillage des maîtres nordiques. Son langage s’accorde avec la demande de portraits officiels de la cour et de la noblesse. La decoration des costumes et bijoux suit la mode de cour anglaise, ce qui facilite parfois l’identification des modèles grâce aux emblèmes et devises.
Caractéristiques visuelles. La frontalité mesurée, la précision du dessin, l’usage d’inscriptions et la standardisation des positions de mains et d’accessoires constituent des marqueurs utiles pour distinguer un original d’atelier ou un suiveur. Ces éléments sont observés avec prudence et doivent être recoupés avec la documentation publiée.
Marché des enchères: résultats récents et repères
Les résultats ci-dessous illustrent la dispersion des prix pour des portraits de Hans Eworth, avec un affichage des montants en euros. Les conversions depuis la livre sterling sont données à titre indicatif pour situer les ordres de grandeur sur le marché européen.
- “Portrait of Thomas Howard, 4th Duke of Norfolk”, Sotheby’s Londres, Old Master & 19th Century Paintings Evening Auction, 3 décembre 2025, lot 5. Adjugé 3 200 000 GBP, soit environ 3 700 000 €.
- “Portrait of Joan Thornbury, Mrs Richard Wakeman”, Sotheby’s Londres, Old Masters Evening Sale, 10 décembre 2020, lot 7. Adjugé 983 000 GBP, soit environ 1 150 000 €.
- “Portrait of young man, aged 27”, Christie’s Londres, 20 novembre 1987, lot 68. Adjudication mentionnée à 13 200 GBP, soit environ 15 000 €.
Ces repères montrent un marché polarisé. Les portraits majeurs identifiés atteignent des niveaux millionnaires. Les œuvres plus modestes, de format réduit ou de documentation partielle, se positionnent dans une tranche intermédiaire. Les attributions historiques et les suiveurs restent en budgets inférieurs, utiles pour mesurer un plancher de valeur pour des œuvres apparentées.
Conclusion
Pour une œuvre de Hans Eworth, la précision de l’attribution, l’identification du modèle et la solidité de la provenance conditionnent la valeur. Une étude rigoureuse des inscriptions, du monogramme, des comparaisons publiées et des archives de vente est nécessaire avant toute décision. Pour connaître la valeur actuelle d’un portrait attribué à Hans Eworth, sollicitez une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. L’expertise est réalisée en toute indépendance, avec la possibilité d’orientation vers les meilleures stratégies de présentation en ventes publiques en partenariat avec MILLON lorsque cela est pertinent.
FAQ
Comment reconnaître une œuvre autographe de Hans Eworth ?
La reconnaissance combine le monogramme “HE”, des inscriptions datées cohérentes, une exécution précise sur panneau, et des concordances avec la bibliographie spécialisée. Une analyse documentaire complète s’impose avant toute conclusion.
Qu’est-ce qui influence le plus la valeur d’un portrait de Hans Eworth ?
L’identification du modèle, l’authenticité de l’intervention du maître, la qualité d’exécution, la provenance et la documentation publiée. Ces facteurs déterminent la fourchette de valeur.
Les œuvres datées et monogrammées valent-elles plus ?
Oui, la présence d’une date et du monogramme renforce l’attribution et soutient la valeur, surtout si les éléments sont cohérents avec l’ensemble du corpus.
Quelle période de la carrière d’Eworth est la plus recherchée ?
Les années 1550-1560 concentrent les portraits les plus demandés, notamment ceux de personnalités de la cour Tudor.
Un portrait avec le modèle identifié est-il mieux valorisé ?
Généralement oui. L’identification du modèle, corroborée par les inscriptions et la documentation, augmente la valeur et l’intérêt muséal.
Les œuvres d’atelier ou de suiveurs ont-elles un marché ?
Oui, mais dans des fourchettes inférieures. La qualité d’exécution et la proximité avec un original connu conditionnent la valeur.
Le support panneau de chêne a-t-il un impact sur la valeur ?
Le panneau de chêne est standard pour l’époque et n’est pas en soi un facteur de prime. L’impact vient plutôt de la qualité, de l’authenticité et de la provenance.
Quelles dimensions sont les plus recherchées ?
Les formats de buste ou mi-corps de taille significative, surtout pour des figures identifiées, se vendent mieux que les petits formats anonymes.
Un historique d’exposition en institution change-t-il la valeur ?
Oui, une exposition ou une citation dans la bibliographie scientifique est un signal positif et peut soutenir la valeur.
Faut-il une documentation exhaustive pour espérer une vente optimale ?
Une documentation solide est un atout. Elle sécurise l’attribution et le parcours de l’œuvre, éléments qui influencent directement la valeur.
Comment procéder pour une estimation gratuite de mon tableau ?
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Quel est le rôle de MILLON dans le processus ?
MILLON intervient comme partenaire de référence pour positionner une œuvre sur le marché des enchères lorsque ce choix est pertinent, après expertise indépendante.