Ivan Fedorovich Choultsé, apprécié aux enchères
Ivan Fedorovich Choultsé occupe une place identifiée dans le marché des tableaux des XIXe et XXe siècles. Son corpus, dominé par les paysages et marines peints à l’huile, bénéficie d’une demande récurrente en salle. Les adjudications publiées ces dernières années en Europe confirment un intérêt constant pour ses compositions abouties, notamment celles réalisées dans les années 1920. Ce guide présente une vue d’ensemble factuelle et orientée marché pour comprendre la valeur de ses œuvres et situer leurs résultats aux enchères.
1. Introduction
Peintre d’origine russe, actif en Europe occidentale à partir du début des années 1920, Ivan Fedorovich Choultsé a produit une œuvre immédiatement lisible pour les collectionneurs. Les maisons de ventes européennes publient régulièrement des lots sous son nom, avec des adjudications en euros qui permettent de situer la valeur des différentes typologies. Le marché est animé par des acheteurs privés en France, en Suisse et en Allemagne, et par des collectionneurs nord-américains pour certains sujets.
2. Définition et description générale
Ivan Fedorovich Choultsé est un peintre figuratif, né à Saint‑Pétersbourg en 1874 et actif en France à partir du début des années 1920. Il s’établit à Paris, puis travaille en France et en Suisse avant la fin de sa carrière. Sa production s’articule autour de paysages hivernaux, vues alpines, lacs, bords de mer et ciels lumineux. Les œuvres sont presque exclusivement des huiles, sur toile principalement, parfois sur panneau ou carton. Les signatures sont généralement “Iw. F. Choultsé” en lettres latines, plus rarement en cyrillique. Les formats moyens à grands concentrent l’essentiel de l’intérêt aux enchères.
Le corpus disponible sur le marché se répartit entre des compositions des années 1910, des œuvres parisiennes et européennes des années 1920, et des toiles de la décennie 1930. Les expositions et diffusions historiques expliquent la présence d’exemplaires dans les collections françaises et suisses, ainsi que dans des collections d’Amérique du Nord.
3. Typologies, matériaux, périodes, styles
3.1 Typologies
La typologie la plus courante est l’huile sur toile représentant un paysage hivernal avec neige, sapins, reliefs et plan d’eau. On rencontre aussi des marines, des couchers de soleil sur la Méditerranée, des vues lacustres ou des paysages forestiers en automne. Les compositions de grand format sont moins fréquentes que les formats moyens, mais elles ressortent mieux en vente.
3.2 Matériaux et supports
L’huile sur toile constitue le support dominant. Des huiles sur panneau et sur carton existent, généralement de format plus contenu. Les cadres d’époque sont souvent rapportés par les maisons de ventes, sans incidence systématique sur la valeur mais avec un effet de présentation.
3.3 Périodes et repères chronologiques
Avant 1917, quelques paysages témoignent de ses débuts. À partir de 1921‑1922, la période parisienne et européenne livre des sujets alpins et méditerranéens très présents en vente. La décennie 1930 montre une continuité stylistique, avec des œuvres de qualité homogène. Les œuvres datées et localisées sont plus lisibles pour les acheteurs.
3.4 Caractéristiques stylistiques observées en vente
Les compositions clairement structurées, aux effets lumineux maîtrisés, sont les plus recherchées. Les paysages hivernaux aboutis et les marines au soleil couchant soutiennent la demande. La présence d’une signature lisible, d’une date et d’une localisation au revers ou sur le châssis facilite l’analyse du lot et contribue à la valeur en salle.
4. Facteurs simples influençant la valeur
Sujet. Les paysages d’hiver, scènes alpines et marines au couchant sont les sujets les plus porteurs. Les vues emblématiques associées aux Alpes suisses ou à la Côte d’Azur trouvent facilement preneur.
Format. Les formats moyens à grands sont mieux valorisés que les petits formats, toutes choses égales par ailleurs. Un format supérieur à 60 cm sur le grand côté entraîne plus souvent des compétitions d’enchères.
Datation et signature. Une date visible des années 1920, associée à une signature “Iw. F. Choultsé”, renforce la lisibilité du lot. La présence d’une localisation au dos ou sur une étiquette de galerie structure la valeur.
Provenance et publications. Une provenance documentée, une mention de galerie ou de collection de référence, ou un enregistrement auprès d’une fondation ou d’un catalogue raisonné, contribuent positivement à la valeur.
Qualité de composition. Un point focal clair, une lumière convaincante, une perspective lisible et une palette cohérente améliorent la réception du lot en salle et donc sa valeur.
Marché local. Les ventes organisées à Paris, en province française dynamique, à Genève ou à Zurich, bénéficient d’une clientèle sensibilisée à cette école de paysage. La visibilité préalable et la communication des maisons de ventes jouent un rôle d’amorçage.
5. Marché de l’art : demande, cote, valeur
La demande est régulière en Europe francophone et germanophone, avec des relais en Amérique du Nord. La “cote” de Choultsé repose sur des huiles abouties et bien situées dans sa chronologie. Les adjudications publiées montrent des fourchettes en euros aujourd’hui compréhensibles pour les collectionneurs : des huiles de format moyen sur toile s’observent fréquemment entre 20 000 et 50 000 euros selon le sujet, le format et la date, avec des pointes au‑delà pour des compositions particulièrement abouties. Les huiles sur panneau ou carton, plus petites, se situent en‑dessous des grands formats sur toile à sujet comparable. La valeur est tirée par la lisibilité du sujet, la période 1920‑1930, le format et la documentation.
L’activité des maisons françaises et suisses permet d’agréger des références en euros qui facilitent les comparaisons. Les ventes thématiques “Art russe” ou “Peintures XIXe‑XXe” accueillent souvent ses œuvres. La valeur reste sensible à la présence d’un certificat ou d’un avis d’expert reconnu, ainsi qu’à la qualité éditoriale du catalogue.
6. Résultats de ventes vérifiés
Sélection récente et documentée en euros, indiquant la maison, la date, le lot et le prix de vente. Cette liste illustre des niveaux observés pour des huiles sur toile de format intermédiaire à conséquent.
- MILLON, Paris, “Art russe”, 14 mai 2025, lot 117, adjugé 35 000 €.
- Tajan, Paris, Modern & Contemporary Art Day Sale, 24 novembre 2022, lot 112, adjugé 27 552 €.
- MILLON, Paris, “Art russe”, 12 décembre 2022, lot 116, adjugé 40 000 €.
Ces réalisations confirment l’appétence des acheteurs pour des huiles abouties, signées et datées, sur des sujets porteurs. Elles constituent des repères concrets pour situer la valeur d’œuvres comparables par sujet, format et période.
7. Conclusion et estimation
Le marché d’Ivan Fedorovich Choultsé est lisible, alimenté par une offre régulière de paysages sur toile et une demande attachée aux sujets phares des années 1920. La valeur d’un exemplaire dépend d’abord du sujet, du format, de la datation, de la signature et de la documentation. Pour positionner précisément une œuvre et vérifier sa place par rapport aux références publiées en euros, sollicitez une estimation gratuite. Fabien Robaldo vous accompagne pour l’étude, la documentation et le positionnement de marché de votre tableau d’Ivan Fedorovich Choultsé.
FAQ
Qui était Ivan Fedorovich Choultsé ?
Peintre figuratif né à Saint‑Pétersbourg en 1874, actif en France à partir des années 1920, connu pour ses paysages hivernaux, marines et vues lacustres. Il est décédé en 1939.
Quelles techniques utilise‑t‑il le plus souvent ?
Principalement l’huile sur toile, plus rarement l’huile sur panneau ou sur carton pour des formats plus réduits.
Comment ses œuvres sont‑elles généralement signées ?
Le plus souvent “Iw. F. Choultsé” en lettres latines en bas à droite, parfois une date et une localisation, plus rarement une signature en cyrillique.
Quels sujets sont les plus recherchés ?
Les paysages d’hiver alpins, marines au coucher de soleil et vues lacustres luministes concentrent la demande et soutiennent la valeur.
Le format influence‑t‑il la valeur ?
Oui. À sujet comparable, un format moyen à grand soutient mieux la valeur qu’un petit format.
Quelle période de création est privilégiée par les acheteurs ?
Les années 1920 sont régulièrement valorisées, en particulier les œuvres datées, signées et localisées.
Où se situe la demande géographiquement ?
Principalement en France et en Suisse, avec des acheteurs en Allemagne et en Amérique du Nord.
Quels niveaux de prix observe‑t‑on en euros ?
Pour des huiles sur toile abouties de format intermédiaire, on observe fréquemment des adjudications entre 20 000 et 50 000 euros, avec des pointes au‑delà selon sujet, format et documentation.
La provenance joue‑t‑elle sur la valeur ?
Oui. Une provenance claire, une ancienne galerie reconnue, une publication ou un enregistrement auprès d’une fondation ou d’un catalogue renforcent la valeur.
Les huiles sur panneau ou sur carton sont‑elles recherchées ?
Oui, surtout lorsque le sujet est fort. Elles se placent toutefois en deçà des grands formats sur toile à sujet comparable.
Comment obtenir une estimation ?
Transmettez des photos, dimensions, signature, date, informations de provenance et tout document. Fabien Robaldo propose une estimation gratuite et un positionnement de marché argumenté.
Quelle différence entre cote et estimation ?
La cote agrège des références passées publiées. L’estimation est une opinion de valeur pour un objet précis, tenant compte du sujet, du format, de la période et de la dynamique de marché actuelle.