Estimation des sculptures de Jean-Claude Farhi
Jean-Claude Farhi a développé un corpus sculptural identifiable par l’usage du plexiglas coloré, de l’acier et d’assemblages géométriques. Pour les collectionneurs et les héritiers, le sujet central est la valeur sur le marché. Cette page présente une synthèse claire des typologies, des matériaux, des périodes et des critères simples qui influencent une estimation. Elle inclut des résultats de ventes vérifiés pour situer les ordres de grandeur. Pour obtenir une estimation gratuite et documentée, contactez Fabien Robaldo.
Définition et description générale
Le périmètre traité concerne les sculptures de Jean-Claude Farhi réalisées entre les années 1960 et 2010. On y trouve des œuvres uniques et des multiples, des pièces de table et des formats monumentaux destinés à l’espace public ou privé. Les matériaux dominants sont le polyméthacrylate de méthyle appelé plexiglas, différents aciers dont l’acier laqué et l’acier Corten, et plus ponctuellement l’aluminium ou le bronze en collaboration.
Le langage formel repose sur des colonnes, disques, stèles, boîtes, anneaux et totems. Les finitions jouent sur la translucidité, la couleur et la juxtaposition d’éléments modulaires. Les signatures sont généralement gravées, incisées ou apposées sur la base ou la tranche. La présence d’un certificat d’authenticité est fréquente pour les œuvres passées par des collections françaises et monégasques.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Typologies de sculptures
Colonnes en plexiglas de petit à grand format, souvent montées sur socle. Disques ou anneaux où la lecture du volume dépend de la couleur et des plans internes. Stèles et boîtes, parfois conçues comme modules. Pièces de mobilier sculptural telles que tables et consoles, réalisées en méthacrylate. Œuvres monumentales en acier destinées à l’extérieur, issues de projets spécifiques.
Matériaux et finitions
Polyméthacrylate de méthyle pour la majorité des pièces translucides et colorées. Résine et plexiglas combinés pour certaines œuvres tardives ou expérimentales. Acier laqué pour des volumes peints. Acier Corten pour des réalisations extérieures. Aluminium et, plus rarement, bronze pour des projets particuliers. Les tirages numérotés concernent certaines séries, à distinguer des pièces uniques.
Périodes et repères stylistiques
Années 1960 et début 1970: premières recherches, reliefs, assemblages et adoption du plexiglas. Années 1970 et 1980: colonnes, disques et géométries modulaires en plexiglas, avec variations de couleurs et de dimensions. Années 1990 et 2000: développement d’œuvres d’échelle plus importante, interventions en acier et projets pour l’espace public, en parallèle de productions en plexiglas.
Facteurs simples influençant la valeur
Dimensions et échelle
L’échelle impacte la valeur. Les colonnes et disques de grande taille attirent une demande soutenue. Les œuvres monumentales ou de plus de 2 mètres disposent d’un public plus ciblé mais restent recherchées par les lieux privés et institutionnels disposant de l’espace adéquat.
Matériaux et attractivité
Le plexiglas coloré est emblématique et bénéficie d’une audience internationale. Les œuvres en acier laqué et en acier Corten intéressent un public qui privilégie la présence sculpturale et la destination extérieure. Les pièces combinant plusieurs matériaux et les modules construits apportent une lisibilité claire aux acheteurs.
Datation, signature, documents
La datation, la signature, la mention d’édition et la documentation d’origine structurent l’analyse de valeur. Les provenances privées identifiées et la traçabilité par catalogues d’exposition ou d’archives renforcent l’intérêt. La présence d’un certificat ou d’une attestation de l’artiste ou de ses ayants droit est un atout.
Unicité et tirages
Une pièce unique se distingue des multiples numérotés. Les tirages limités doivent être clairement identifiés, par exemple 1 sur 8 ou 2 sur 8. Le rang, l’intégralité du tirage connu et la cohérence des marquages sont des points pris en compte pour l’estimation gratuite.
Marché de l’art
Le marché des sculptures de Farhi est actif en France, en Belgique et à Monaco, avec des apparitions régulières à Paris et Bruxelles, et des occurrences à Londres, Tel-Aviv ou New York. Les adjudications se situent de quelques milliers d’euros pour des formats modestes à des montants supérieurs pour les grandes pièces en plexiglas ou certains projets spécifiques. Les œuvres monumentales en acier apparaissent plus rarement en ventes publiques, avec une audience spécialisée.
Les maisons généralistes et spécialisées publient des résultats réguliers qui forment une base comparative. Les catalogues de Piasa, Artcurial, Christie’s, Tajan, Cornette de Saint Cyr, Digard Auction, ainsi que les programmations de MILLON, documentent la demande et la dispersion des œuvres de Farhi. La liquidité varie selon la typologie, la dimension et l’identification de la provenance. Les pièces liées à des ensembles connus ou à des collections établies suscitent une attention accrue.
Sur les périodes récentes, les ventes publiques confirment l’intérêt pour les colonnes en plexiglas et pour certaines œuvres de grand format. Les pièces de mobilier sculptural et quelques œuvres mixtes enregistrent des adjudications cohérentes avec l’attrait pour la période 1970-1990. Les prix demeurent sensibles à la nature unique ou multipliée de l’œuvre et au niveau de documentation disponible.
Résultats de ventes vérifiés
Sélection de résultats récents et documentés, fournis à titre informatif.
- Christie’s, Paris, Collection Alberto Pinto, 12-14 septembre 2017, lot 18, “Sans titre”, plexiglas, 220 x 108 x 94 cm, 22 500 €.
- Piasa, Paris, Art Moderne et Contemporain, 15 mars 2023, lot 97, “Sans titre”, plexiglas coloré, 68 x 40 x 40 cm, 9 100 €.
- Digard Auction, Paris Drouot, Importants Tableaux Modernes et Contemporains, 24 juin 2025, lot 138, “Dissémination”, 1990, technique mixte et polyméthacrylate, 141,5 x 86 x 53 cm, 4 160 €.
- Maison RC, Paris, DESIGN, 7 octobre 2020, lot 192, “Table”, méthacrylate, pièce unique, 51 x 195 x 85,5 cm, 3 000 €.
Conclusion
Les sculptures de Jean-Claude Farhi présentent un marché établi, avec une attention particulière pour les colonnes et ensembles en plexiglas, ainsi que pour certaines pièces monumentales. La valeur dépend de la typologie, de la dimension, du matériau, de la datation et de la documentation. Pour situer précisément une œuvre dans son contexte de marché et connaître sa valeur actuelle, sollicitez une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo.
FAQ
Comment demander une estimation de sculpture de Jean-Claude Farhi ?
Transmettez des photos nettes de face, de profil et de la base, les dimensions exactes, la mention de signature et toute documentation disponible. Une première estimation gratuite peut être délivrée à partir de ces informations.
Quels matériaux Farhi a-t-il le plus utilisés ?
Principalement le plexiglas pour les colonnes, disques et stèles, puis l’acier laqué ou Corten pour certains projets, et plus ponctuellement l’aluminium.
Les colonnes en plexiglas sont-elles des pièces uniques ou des multiples ?
On rencontre les deux cas. Certaines colonnes sont uniques, d’autres existent en tirages limités. La présence d’un numéro d’édition et d’une signature permet de clarifier ce point.
La provenance influence-t-elle la valeur ?
Oui. Une provenance identifiée, une publication ou un passage dans une collection reconnue renforcent la valeur d’une sculpture.
Quelles dimensions faut-il communiquer ?
Hauteur, largeur et profondeur mesurées au plus fort, hors socle et avec socle si celui-ci fait partie intégrante de l’œuvre.
Une table ou une console en méthacrylate de Farhi est-elle considérée comme une sculpture ?
Ces pièces de mobilier sculptural entrent dans le champ du marché de l’artiste et s’analysent avec les mêmes critères de valeur et de provenance.
Les œuvres monumentales en acier trouvent-elles preneur en ventes publiques ?
Oui, mais elles apparaissent moins souvent et s’adressent à un public disposant de l’espace adéquat. Elles sont évaluées au cas par cas.
Quelle est l’importance de la signature et du certificat ?
Une signature lisible et un certificat d’authenticité soutiennent l’analyse et sécurisent l’attribution, ce qui impacte la valeur.
Peut-on dater une œuvre à partir du style et des matériaux ?
Des repères existent par périodes et typologies. La datation se croise avec la documentation et les marques présentes sur l’œuvre.
Le marché de Farhi est-il principalement français ?
La demande est forte en France et en Belgique, avec des apparitions régulières à Paris et Bruxelles, et des adjudications ponctuelles à l’international.
Quels éléments accélèrent une estimation ?
Photographies de qualité, dimensions précises, détails du marquage, historique de propriété et références de publication accélèrent le traitement.
Comment obtenir une estimation gratuite avec Fabien Robaldo ?
Contactez Fabien Robaldo avec les informations disponibles. Une première estimation gratuite vous sera proposée et pourra être consolidée après étude complète du dossier.