Estimation Jean-Joseph-Marie Carriès
(1855-1894)

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Cote - Estimation de l'artiste*

Sculpture

150 - 95 000 €

* Les prix indiqués correspondent aux derniers résultats des ventes aux enchères en France. Les écarts obtenus dépendent du sujet, du format, de la période, de l’historique et de la technique de l’oeuvre.

L' histoire de Jean-Joseph-Marie Carriès

portrait peinture de l'artiste Breslau-Jean_Carriès
Portrait de Jean Carriès dans son atelier (1885-1886)

 

Connu pour ses sculptures et céramiques, Jean-Joseph-Marie Carriès est une figure emblématique et talentueuse de la fin du XIXème siècle en France. Orphelin à l’âge de six ans et recueilli au sein d’une institution de religieuses, Jean Carriès commence en tant qu’apprenti modeleur estampeur auprès du sculpteur d’objets religieux Pierre Vermare (1835-1906) avant de rentrer à l’École des Beaux-Arts de Lyon, sa ville natale.

Il part s’installer à Paris en 1874 où il fréquente les ateliers d’Alexandre Falguière (1831-1900), Henri Lehmann (1814-1882) et Auguste Dumont (1801-1884) qui le conseillent. Son travail est pour la première fois exposé au Salon de 1875 où il est acclamé et admiré pour ses bustes d’un réalisme sans pareil. Durant son service militaire, il continue d’exercer en tant que sculpteur, réalisant médaillons commémoratifs et bustes de commandants. C’est son buste de “Charles Ier” et sa série des “Désespérés”, présentés au Salon de 1881, qui lui valent son succès.

Sa carrière connaît un tournant en 1878, après sa découverte des céramiques japonaises lors de l’Exposition Universelle à Paris. Fasciné par la technique employée par les Japonais du grès émaillé, il se retire en 1888 à Saint-Amand-en-Puisaye, milieu connu pour ses carrières d’argile de haute qualité et se lance dans la production de céramiques. Il est sacré Chevalier de la Légion d’Honneur en 1892 et meurt en 1894 de pleurésie.

L' Art de Jean-Joseph-Marie Carriès

Dans le domaine de la céramique, Jean-Joseph Carriès innove et invente de nouveaux procédés de glaçure pour ses poteries utilitaires. Dans ses œuvres, il y figure parfois des personnages d’étranges zoomorphes, souvent inspirés du théâtre Noh japonais, des gargouilles et des visages gravés sur les églises gothiques. Il sculpte des sujets anodins comme dans sa série des “Têtes de Bébés” et des “Désespérés” représentant les pauvres et les marginaux. Son plus grand projet reste à ce jour inachevé. La princesse Louis de Scey-Montbéliard lui commande vers 1890 une porte monumentale de style gothique dessinée par Eugène Grasset (1845-1917), destinée à embellir une pièce de son hôtel particulier parisien. Elle devait être composée de carreaux en grès représentant des visages humains et animaux et protéger le manuscrit de Parsifal de Richard Wagner (1813-1883). Par manque de moyens techniques et financiers, ce projet ne vit jamais le jour. 

À Savoir :

À ce jour, les œuvres de cet artiste sont recherchées au sein du marché des ventes aux enchères ainsi que par les collectionneurs.

Pour une sculpture il est essentiel de prendre en compte plusieurs critères afin de connaître sa valeur : 

  • Le modèle
  • Le nom du fondeur, comme les plus célèbres Susse, Valsuani, Fiot, Rudier ou Hebrard 
  • Les dimensions
  • La numérotation 
  • L’année de réalisation de l’oeuvre, soit du vivant de l’artiste soit à titre postum
  • La technique utilisée : bronze, marbre, céramique, plâtre, terre cuite …
  • La patine : couleur et qualité 
  • La provenance
  • L’état de conservation de l’oeuvre ainsi que l’absence ou non de restauration 

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