Estimation Jean Roulland (1931-2021) sculpteur
Jean Roulland occupe une place centrale dans la sculpture française de l’après-guerre. Son œuvre intéresse un public fidèle en France et en Belgique, avec des adjudications régulières pour les bronzes, terres cuites et dessins. Cette page présente une vue d’ensemble pour comprendre la valeur d’un Roulland selon les typologies, les matériaux et les périodes, afin de préparer une estimation gratuite avec Fabien Robaldo. Les résultats récents en ventes publiques confirment une demande stable pour les séries emblématiques comme les têtes, les figures et certains sujets de référence.
| Domaines artistiques | Prix / Valeur / Cote |
|---|---|
| Sculpture – bronzes de moyen format | Enchères observées entre 5 000 € et 6 300 € |
| Sculpture – terres cuites | Enchères observées autour de 2 000 € à 2 400 € |
| Dessins et pastels | Enchères observées autour de 1 200 € à 1 300 € |
| Éditions en bronze type “Hippocrate” | Enchères observées autour de 150 € à 300 € |
Biographie factuelle
Né à Croix le 29 mars 1931, Jean Roulland se forme à l’École des beaux-arts de Roubaix. Il débute comme modeleur dans une usine de céramique avant de se consacrer à la sculpture à partir de 1960. Entre 1963 et 1967, il réside en Ardèche, puis s’installe durablement dans les Flandres françaises. Figure associée au Groupe de Roubaix, il côtoie des artistes actifs dans le Nord. Ses premières années mêlent bois, pierre et céramique. Dès le début des années 1960, il adopte un vocabulaire figuratif direct et développe les séries de têtes et de figures. Il apprend seul la technique de la cire perdue et réalise lui-même le premier tirage de nombreux bronzes. Roulland reçoit des distinctions en France et au Japon. En 2010, l’Académie des beaux-arts lui remet le Prix de Sculpture Maria Pilar de la Béraudière. Il décède le 14 février 2021 à Vieille-Église, à l’âge de 89 ans.
Style de l’artiste
Le langage de Roulland est figuratif et frontal. Le visage et le buste dominent, souvent traités en séries. L’artiste privilégie des volumes condensés, une présence compacte et un modelé appuyé. Ces choix visent l’efficacité visuelle sans recherche décorative. Les compositions restent lisibles, avec une préférence pour des silhouettes isolées et un équilibre stable. Le rendu de surface, parfois très travaillé, est un marqueur objectif de son écriture.
Techniques, matériaux, périodes
Roulland pratique la terre cuite, le plâtre, le bois et surtout le bronze à la cire perdue. Il modèle la cire, prépare les canaux, puis fond en atelier ou sous son contrôle. Les patines varient du brun au vert selon les séries et les années. Les terres cuites apparaissent comme des étapes abouties à part entière, pas uniquement des intermédiaires vers le bronze. Les années 1960-1970 structurent des ensembles clés. On relève des sujets récurrents tels que les têtes, certaines figures compactes et des thèmes comme le cheval. Des pièces emblématiques comme “La bête humaine” s’inscrivent dans ce corpus. L’artiste développe en parallèle des pastels et quelques aquarelles, souvent centrés sur le visage.
Analyse du marché
Le marché de Roulland est segmenté par matériaux et formats. Les bronzes de moyen format constituent le cœur de la demande, avec une valeur soutenue lorsque provenance et documentation sont claires. Les terres cuites abouties se positionnent au niveau intermédiaire. Les dessins et pastels trouvent preneur auprès d’un public de connaisseurs intéressés par la main et le motif du visage. Les éditions en bronze de type “Hippocrate” existent en multiples numérotés et circulent régulièrement à des prix contenus.
Les facteurs qui pèsent objectivement sur la valeur sont la période d’exécution, la technique et la taille, la rareté du sujet, la qualité de la patine, la présence d’un numéro d’édition et d’un cachet de fonderie, l’existence d’un certificat du Comité Jean Roulland, la bibliographie et la traçabilité. Une signature claire, une documentation précise et une exposition en institution renforcent la perception de la valeur. Les bronzes référencés dans les publications ou les expositions des années 1990 connaissent une demande régulière.
Les fourchettes constatées en ventes publiques sur les dernières années illustrent un marché rationnel et lisible. Les bronzes de moyen format bien documentés se situent dans une zone de prix de quelques milliers d’euros. Les terres cuites abouties se négocient généralement autour de deux mille euros. Les pastels significatifs se placent proche du seuil des mille euros. Les éditions de “Hippocrate” restent accessibles.
Analyse technique de la thématique
Matériaux. Le bronze à la cire perdue constitue la technique la plus valorisée, grâce à la maîtrise du modelé et à la qualité des patines. Les terres cuites permettent de lire le geste, la poussée de la matière et le caractère préparatoire ou autonome de certaines pièces. Le bois et la pierre apparaissent plus ponctuellement dans le marché.
Périodes. Les années 1960-1970 structurent les repères chronologiques recherchés. Les œuvres rattachées à ces décennies, notamment les têtes et figures compactes, concentrent l’attention.
Écoles. Roulland s’inscrit objectivement dans la dynamique du Groupe de Roubaix. Ce contexte régional explique une diffusion prioritaire en France et en Belgique, où les adjudications sont les plus fréquentes.
Caractéristiques. Les sujets majeurs sont le visage, le buste, la figure et, plus rarement, le cheval. Les patines brunes et vertes dominent. Les dimensions moyennes sont privilégiées par le marché. Les éditions multiples, clairement numérotées, doivent être distinguées des tirages limités ou des pièces uniques.
Marché des enchères: résultats récents
- Artcurial, Paris, 05/04/2024, lot 540, “Hermaphrodite – 1978”, bronze, 6 298 €.
- Artcurial, Paris, 05/04/2024, lot 546, “Sans titre – 2001”, terre cuite, 2 362 €.
- ADER, Paris, 11/02/2022, lot 219, “Oiseau de proie – 1968”, pastel, 1 280 €.
Ces adjudications confirment la hiérarchie habituelle entre bronze, terre cuite et œuvre sur papier. On observe une préférence pour les sujets identifiables et référencés. D’autres maisons françaises publient des résultats sur des éditions de “Hippocrate”, ainsi que des bronzes ou pastels. Des adjudications en France et en Belgique dessinent un marché actif mais mesuré. Des maisons comme MILLON communiquent également des réalisations pour l’artiste, avec des niveaux cohérents selon la typologie.
Conclusion
Le marché de Jean Roulland repose sur des repères clairs: technique, période, sujet et documentation. Les bronzes de moyen format bien référencés concentrent la demande. Les terres cuites abouties et les pastels typiques complètent l’offre. Les éditions de “Hippocrate” restent accessibles et servent de thermomètre d’intérêt. Pour une lecture précise et datée de votre œuvre, une expertise argumentée permet d’objectiver la valeur. Vous pouvez solliciter une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo afin d’obtenir une fourchette chiffrée et documentée adaptée à la pièce présentée.
FAQ
Comment reconnaître un bronze de Jean Roulland ?
Recherchez la signature “Roulland”, un numéro d’édition s’il s’agit d’une fonte en série, un cachet de fonderie, et vérifiez la cohérence du sujet et de la patine avec ses séries connues.
Quelles périodes sont les plus recherchées ?
Les années 1960-1970 sont les plus demandées pour les séries de têtes et de figures. Elles concentrent les adjudications significatives.
Les terres cuites sont-elles moins cotées que les bronzes ?
Oui, en général. Les terres cuites abouties restent toutefois recherchées lorsqu’elles sont bien documentées et en bon état de présentation.
Les éditions “Hippocrate” ont-elles une bonne liquidité?
Oui, elles circulent régulièrement. Les prix restent contenus en raison du tirage élevé et de l’offre disponible.
Un certificat du Comité Jean Roulland est-il utile ?
Oui. Il sécurise la provenance, confirme l’authenticité et favorise la confiance des acheteurs.
Quelle influence a la patine sur le prix ?
Une patine homogène et en bon état soutient la valeur. Elle participe à la lecture de la pièce et à sa présentation.
Un grand format est-il toujours plus cher ?
Pas systématiquement, mais le format influence le coût de production et la demande. À qualité et sujet équivalents, un grand format peut se valoriser davantage.
Quelles fourchettes de prix pour un bronze de moyen format ?
Des adjudications récentes montrent une zone de 5 000 € à 6 300 € pour des sujets identifiés et bien référencés.
Et pour une terre cuite aboutie ?
Autour de 2 000 € à 2 400 € selon la datation, la qualité et la documentation.
Quelle place pour les dessins et pastels ?
Ils forment un segment complémentaire, avec des adjudications autour de 1 200 € à 1 300 € pour des sujets typiques.
Les œuvres du Groupe de Roubaix influencent-elles la demande ?
Oui. L’ancrage régional et les expositions dédiées soutiennent la visibilité de Roulland en France et en Belgique.
Comment obtenir une estimation rapide ?
Transmettez des photos, dimensions, matériaux, signatures et informations de provenance pour une estimation gratuite par Fabien Robaldo.