Vous possédez une oeuvre de Joseph Inguimberty et vous souhaitez la faire estimer ?
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Cote - Estimation de l'artiste* | |
Peinture | 10 000 - 400 000 € |
Dessin - Aquarelle | 500 - 10 000 € |
* Les prix indiqués correspondent aux derniers résultats des ventes aux enchères en France. Les écarts obtenus dépendent du sujet, du format, de la période, de l’historique et de la technique de l’oeuvre.
Domaines d'expertise de l'artiste
La maison de ventes aux enchères MILLON organise 3 ventes aux enchères par an dédiées à l’Art du Vietnam à l’Hôtel des ventes Drouot à Paris.
Nos expertises sont gratuites, confidentielles et sans engagement. Il suffit de prendre rendez-vous par téléphone ou via notre formulaire d’estimation en ligne.
L'histoire de Joseph Inguimberty
Peintre français commençant sa formation à l’École supérieure des beaux-arts de Marseille en 1910 puis à l’École des arts décoratifs de Paris en 1913, il s’illustre comme une figure majeure des “peintres voyageurs”. Artiste aux multiples facettes, ses nombreux voyages (Hollande, Italie, Égypte, Grèce, Belgique) lui permettent de créer des œuvres riches, empreintes d’une très grande poésie.
Il est connu à ses débuts pour sa peinture de paysage et pour ses représentations de scènes rurales. Un an plus tard, il décide de partir à Hanoï au côté de Victor Tardieu (1870-1937). Il occupe le poste de directeur du département de peinture en tant que professeur des Arts Décoratifs à l’École des Beaux-Arts de Hanoï fondée la même année par son acolyte. Il participe ainsi à la diffusion de l’art occidental au Vietnam qui aura une grande influence dans la peinture d’artistes tels que To Ngoc Van (1906-1954) ou Nguyen Tu Nghiem (1919-2016).
Nos Résultats :
Huile sur toile
Huile sur toile
Huile sur toile
Huile sur toile
L' Art de Joseph Inguimberty
Passionné de laque, il développe aussi un atelier à l’école en 1924, secondé d’Alix Aymé (1894-1989) qui apporte l’influence Nabis. Il fait ainsi émerger les prémices d’un art moderne vietnamien empreint à la fois de techniques de peintures occidentales (perspective ou la peinture à l’huile) et nationales par les thématiques traitées. Ses peintures aux compositions raisonnées révèlent son amour pour le pays. Il sait apprivoiser dans ses œuvres les paysages tonkinois qui le placent comme l’un des peintres les plus emblématiques de la peinture vietnamienne en cette première moitié de XXe siècle.
Il confère à ses toiles représentant des paysages, mettant en scène de jeunes femmes, une atmosphère idyllique empreinte d’une grande douceur. À son retour en France à la fin des années 1940, ce dernier reste très influencé par les paysages d’Indochine. Ces champs de lavande sont comme une résurgence des rizières d’autrefois, marqué par des aplats de couleurs et un luminisme si cher à l’artiste. Sa peinture sur motif lui permet de réaliser des toiles qui ne tiennent plus compte des frontières. Elles s’éloignent des représentations réalistes tendant vers une représentation plus abstraite de la végétation et des figures humaines. Sa grande influence dans l’apparition d’une peinture vietnamienne à l’aube du XXe siècle en fait un artiste très recherché du marché de l’art.
Techniques, matériaux, périodes
La majorité des œuvres recherchées sont des huiles sur toile réalisées en Indochine entre la fin des années 1920 et la fin des années 1930. Les grands formats au-delà de 60 x 80 cm concentrent la plus forte valeur, surtout lorsqu’ils présentent une scène animée, un paysage identifié ou une provenance ancienne. Les toiles de retour en France, plus rares au marché, peuvent présenter une dynamique de prix différente, souvent inférieure à sujet comparable.
Inguimberty joue un rôle d’impulsion dans l’enseignement de la laque à Hanoï. Son nom est lié à l’institutionnalisation de la technique au sein de l’école. Les œuvres en laque attribuées à l’artiste restent moins fréquentes que ses huiles, et leurs prix dépendent fortement de la qualité d’exécution, de la taille et de la documentation de provenance. Les adjudications restent en deçà des sommets des huiles mais témoignent d’un intérêt constant pour l’histoire de la technique en Indochine.
Les feuilles préparatoires, paysages à l’encre, portraits et gouaches constituent un vivier régulier du marché européen. Elles assurent une porte d’entrée abordable, avec une dispersion stable en ventes cataloguées. La signature, le motif vietnamien, la datation et la fraîcheur des pigments guident la valeur.
Les lithographies et aquatintes apparaissent ponctuellement. Leurs prix restent mesurés. Les sujets de Provence et de la côte méditerranéenne assurent une demande française, tandis que les thèmes indochinois élargissent l’attrait à l’international.
Analyse du marché: typologies, cote, valeur, facteurs déterminants
La cote d’Inguimberty s’appuie sur un noyau d’huiles d’Indochine, complété par des œuvres sur papier et quelques pièces liées à la laque. La dynamique s’est renforcée avec plusieurs adjudications à Hong Kong, marché moteur pour les artistes de l’École des Beaux-Arts de l’Indochine. Les peintures de grand format avec figures, scènes de marché ou travaux des champs atteignent la plus haute valeur. Les paysages identifiés, comme la baie d’Halong ou les rizières du Tonkin, bénéficient d’une reconnaissance immédiate qui alimente la compétition entre acheteurs.
Les typologies les plus recherchées restent les scènes de vie vietnamienne des années 1927-1939. Les œuvres antérieures à l’installation en Indochine sont moins sollicitées, sauf sujets particulièrement attractifs ou formats importants. Après 1946, la rareté peut jouer, mais la demande se concentre sur la période vietnamienne considérée comme la plus aboutie. Le rôle de l’artiste comme pédagogue, sa proximité avec Victor Tardieu et l’institution de Hanoï, ainsi que son influence sur la laque, ajoutent une dimension historique, sans toutefois remplacer l’examen précis de chaque œuvre.
Les facteurs de valeur incluent la qualité d’exécution, le format, la présence de personnages, l’identification du lieu, la date, la provenance documentée et la publication. Un croisement positif de ces critères induit des niveaux élevés, en particulier pour les huiles monumentales des années 1930. À l’inverse, un format plus réduit, un sujet moins identifié ou une documentation lacunaire entraînent des prix inférieurs, même pour des œuvres de belle tenue.
Marché des enchères
Les exemples ci-dessous illustrent la diversité des adjudications récentes et de référence. Les montants sont affichés en euros.
- Sotheby’s Hong Kong, 2 avril 2017, Lot 1023, “Le Hamac”, huile sur toile, prix de vente environ 910 000 € TTC équivalent. Lot de référence pour les grandes compositions indochinoises.
- Christie’s Hong Kong, 29 mars 2025, vente “A Quest for Eternity: The Philippe Damas Collection”, “Le retour du marché”, huile sur toile, prix de vente environ 1 480 000 € TTC équivalent. Record récent pour l’artiste.
- Christie’s, “Rice Field”, huile sur toile, lot de référence illustrant la demande pour les paysages d’Indochine, prix de vente documenté en devise locale, équivalent en euros dans la fourchette haute à six chiffres selon taux au jour de la vente.
Conclusion
Le marché d’Inguimberty est international et sélectif. Les huiles d’Indochine de grand format portent la plus forte valeur, avec une demande soutenue en Asie. Les œuvres sur papier offrent des points d’entrée mesurés. Pour une orientation chiffrée et adaptée à votre œuvre, sollicitez une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. L’étude analyse la technique, la période, la provenance et les comparaisons d’enchères pour déterminer une valeur réaliste et actualisée.
À Savoir :
À ce jour, les œuvres de cet artiste sont recherchées au sein du marché des ventes aux enchères ainsi que par les collectionneurs.
Pour un tableau, dessin ou une aquarelle il est essentiel de prendre en compte plusieurs critères afin de connaître sa valeur :
- Le sujet de l’oeuvre
- Les dimensions
- La technique utilisée : huile sur toile / soie, crayon à papier, feutre, gouache, aquarelle …
- L’année de réalisation de l’oeuvre, soit du vivant de l’artiste soit à titre postum
- La provenance
- L’état de conservation de l’oeuvre ainsi que l’absence ou non de restauration