Juan de Arellano : bouquets détaillés et tradition picturale madrilène du XVIIe siècle

Expertise des œuvres de l'artiste "JJuan de Arellano" et présentation de celui-ci, oeuvre "Panier de fleurs, Musée des Beaux-Arts de Carcassonne"
Panier de fleurs, Musée des Beaux-Arts de Carcassonne

Juan de Arellano : bouquets détaillés et tradition picturale madrilène du XVIIe siècle

Cet article présente un panorama clair et factuel de la production florale de Juan de Arellano, actif dans la Madrid du XVIIe siècle, et propose des repères simples pour comprendre les typologies, les matériaux, les périodes et les facteurs influençant la valeur de ses œuvres. L’objectif est d’éclairer le marché actuel de ses bouquets et guirlandes, puis d’illustrer la réalité des adjudications par des résultats de ventes vérifiés et documentés. En conclusion, pour une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo et de la maison MILLON.

Introduction

Juan de Arellano, né à Santorcaz en 1614 et mort à Madrid en 1676, s’est spécialisé dans la peinture de fleurs au sein de l’école madrilène du Siècle d’Or. Son atelier et sa boutique installés près du couvent de San Felipe el Real ont alimenté une demande soutenue pour les natures mortes florales. Ses compositions structurées autour de bouquets en vases de verre, d’urnes décorées ou de corbeilles sur entablement constituent aujourd’hui un sous-ensemble recherché par les collectionneurs d’anciens, avec une offre restreinte et une visibilité régulière dans les ventes spécialisées d’Old Masters.

La thématique “bouquets détaillés et tradition picturale madrilène du XVIIe siècle” renvoie à une pratique codifiée du florero espagnol, alimentée par des références flamandes et italiennes, et adaptée aux goûts des commanditaires de la cour de Madrid. Les œuvres autographes d’Arellano sont parfois accompagnées d’exemples d’atelier et de collaborations, ce qui impose une lecture rigoureuse des typologies et des inscriptions afin d’établir correctement la valeur.

 

Définition et description générale de la thématique

La production de Juan de Arellano couvre trois formats dominants dans la nature morte florale madrilène de la seconde moitié du XVIIe siècle. Le premier ensemble regroupe des bouquets en vases de verre posés sur une table ou une plinthe, avec un fond sombre favorisant la lisibilité des espèces. Le deuxième ensemble privilégie des corbeilles ou paniers d’osier sur entablement pierreux avec quelques tiges ou pétales à la base. Le troisième ensemble renvoie aux guirlandes de fleurs entourant un cartouche, parfois associées à un autre peintre pour les éléments figurés.

Les compositions portent fréquemment une signature abrégée ou développée, et quelques toiles sont datées dans la décennie 1660. La littérature retient l’apport de modèles flamands et italiens dans l’ordonnancement du bouquet et la variété botanique représentée. L’atelier fonctionnait de manière organisée, avec des répliques et variantes de succès de composition, ce qui explique la présence sur le marché d’œuvres autographes, d’œuvres d’atelier et de pièces du cercle.

Dans l’histoire du goût, ces bouquets répondent à une demande décorative haut de gamme qui s’est développée à Madrid sous Philippe IV puis Charles II. Leur circulation documentée entre collections aristocratiques et institutions atteste d’une diffusion précoce et stable. Le marché actuel reprend cette segmentation entre pièces majeures signées, répliques d’atelier et versions postérieures, avec des écarts de valeur importants.

 

Typologies, matériaux, périodes, styles

 

Typologies dominantes

Bouquets en vases de verre. Format vertical fréquent. Le répertoire inclut tulipes, roses, iris, narcisses, anémones, œillets, parfois avec insectes. Les signatures se trouvent usuellement sur la plinthe, le bord du vase ou la partie basse du champ.

Bouquets en corbeilles. Format horizontal souvent monumental. Le panier ajouré posé sur une table de pierre est caractéristique de séries datables des années 1660-1670. Ces œuvres sont parmi les plus recherchées, la hiérarchie de valeur s’y concentrant fortement.

Guirlandes et cartouches. Format rectangulaire avec une couronne florale. Certaines réalisations sont attribuées à l’atelier ou à des collaborations, ce qui implique une analyse d’attribution à partir des publications et expositions connues.

 

Matériaux et techniques usuelles

Huile sur toile constitue le support standard de la production conservée et passée en vente. Les toiles présentent des dimensions variées, du panneau vertical étroit en paire aux formats plus amples des corbeilles. Les préparations et pigments ne sont pas traités ici, conformément au périmètre non technique de cette fiche.

 

Périodes et repères chronologiques

Les œuvres signatures et datées se concentrent dans les années 1660, période d’aboutissement du langage décoratif d’Arellano. Des guirlandes collaboratives sont documentées au milieu du siècle. Les grandes corbeilles appartiennent à une série cohérente dont deux exemples sont datés 1671 et 1672, ce qui fournit un ancrage pour l’ensemble.

 

Style et provenance culturelle

Le style d’Arellano se définit par une organisation claire du motif, une sélection élargie d’espèces et des vases ou corbeilles récurrents. Les filiations avec des peintres flamands spécialisés dans la fleur et avec l’Italie romaine des vases précieux sont reconnues par la littérature. L’inscription de l’artiste dans la tradition madrilène du bodegón florero explique la présence récurrente de ses œuvres dans les musées espagnols et de collections européennes.

 

Facteurs simples influençant la valeur

Attribution. La distinction entre autographe, atelier, cercle ou suiveur conditionne directement la valeur. Les signatures et dates renforcent l’attribution lorsque l’écriture et la littérature concordent. Les œuvres collaboratives ou d’atelier présentent des niveaux de prix différents.

Typologie et format. Les grandes corbeilles sur entablement et les bouquets en vases avec signature ou date documentée concentrent la demande. Les paires cohérentes obtiennent des résultats supérieurs. Les formats très aboutis des années 1660-1670 se situent en haut de la fourchette de valeur.

Provenance, expositions et publications. Une provenance claire, des expositions reconnues et des mentions dans la bibliographie dédiée soutiennent la valeur. Les œuvres avec historique de collections aristocratiques ou muséales bien documentées sont privilégiées.

Rareté sur le marché. L’offre d’œuvres autographes complètes et publiées reste limitée. Cette rareté explique une stabilité de la demande internationale et les écarts de valeur entre niveaux d’attribution et de typologie.

 

Marché de l’art: demande, cote, valeur

La cote d’Arellano s’est construite sur une base muséale solide et sur un corpus suffisamment caractérisé pour que les collectionneurs identifient rapidement les typologies majeures. Les adjudications historiques élevées dans les années 1990 pour des corbeilles et grands bouquets ont fixé des repères durables. Depuis, le marché privilégie les œuvres autographes bien publiées et les paires harmonieuses. Les pièces d’atelier ou du cercle apparaissent régulièrement, avec une valeur inférieure mais une liquidité correcte auprès d’acheteurs spécialisés.

La demande est internationale, portée par des collectionneurs d’Old Masters et par des institutions. L’Europe et les États-Unis concentrent la majorité des adjudications significatives. Les maisons spécialisées publient des notices détaillées qui reprennent fréquemment les filiations flamandes et italiennes, la localisation de l’atelier à Madrid et les comparaisons muséales. Ces éléments nourrissent l’analyse d’attribution et la hiérarchie de valeur.

Dans les ventes, la fourchette de prix se distribue en trois segments. Les œuvres autographes importantes, notamment les corbeilles et grands bouquets avec signature ou date, se situent historiquement dans une zone haute atteignant le million d’euros ou plus en équivalent. Un segment intermédiaire regroupe les bouquets de qualité autographe mais de format plus contenu, parfois en paire. Enfin, les œuvres d’atelier, du cercle ou attribuées, présentent une valeur plus accessible et répondent à une demande régulière des amateurs de nature morte espagnole.

 

Résultats de ventes vérifiés

Les résultats ci-dessous illustrent des adjudications publiées par les maisons avec date et numéro de lot. Les montants d’origine en livres ou dollars sont accompagnés d’un équivalent indicatif en euros pour faciliter la lecture du marché. Les sources complètes figurent en fin d’article dans la section “Sources”.

  • “A pair of still lifes of flowers in glass vases”, Sotheby’s, Londres, 30 novembre 1983, Old Master Paintings, lot 48. Prix réalisé: 17 000 GBP, soit environ €20 000. Œuvre passée “as Arellano” à cette date.

  • “Still life with flowers in a basket”, Sotheby’s, Londres, 5 juillet 1989, lot 5. Prix réalisé: 290 000 GBP, soit environ €340 000.

  • “Still life of flowers in a basket”, Sotheby’s, New York, 20 mai 1993, lot 123. Prix réalisé: 1 102 500 USD, soit environ €1 000 000.

 

Ces repères confirment la hiérarchie de valeur entre grandes corbeilles et bouquets majeurs, et le différentiel avec les pièces d’atelier ou attribuées. Ils s’insèrent dans une offre réduite et très sélective où la documentation, l’attribution et le format pèsent fortement sur l’issue des enchères.

 

Conclusion

Pour situer la valeur d’un bouquet de Juan de Arellano au regard de la typologie, de l’attribution et des comparables récents, une expertise structurée est nécessaire. L’équipe de Fabien Robaldo, en lien avec la maison MILLON, propose une estimation gratuite et confidentielle afin de positionner votre œuvre dans le marché des Old Masters. Cette démarche permet d’identifier la typologie, de rassembler la documentation utile et d’établir une fourchette cohérente avec les résultats publiés.

 

FAQ

Qui était Juan de Arellano et dans quel contexte a-t-il travaillé ?

Peintre espagnol actif à Madrid entre 1614 et 1676, spécialisé dans la nature morte florale au sein de l’école madrilène du Siècle d’Or. Il a dirigé un atelier et une boutique près de San Felipe el Real, répondant à une demande décorative soutenue.

Quelles sont les typologies les plus courantes dans ses œuvres florales ?

Trois ensembles dominent: bouquets en vases de verre au format vertical, corbeilles sur entablement au format souvent horizontal, et guirlandes entourant un cartouche.

Ses tableaux sont-ils signés et datés ?

Beaucoup portent une signature abrégée ou développée, parfois accompagnée d’une date, notamment dans la décennie 1660. La position habituelle se situe dans la partie basse de la composition.

Quels matériaux a-t-il utilisés ?

Principalement l’huile sur toile. Les formats varient d’un panneau vertical étroit en paire aux grandes toiles horizontales pour les corbeilles.

Quelle est l’influence étrangère dans son style ?

Les références flamandes et italiennes structurent l’ordonnancement du bouquet, le choix des espèces et certains modèles de vases, intégrés à la tradition madrilène du bodegón.

Quel rôle a joué l’atelier dans la production ?

L’atelier a diffusé des répliques et variantes de compositions appréciées. Cette organisation explique la présence d’œuvres autographes, d’atelier, du cercle ou attribuées sur le marché.

Quels facteurs influencent le plus la valeur sur le marché ?

L’attribution, la typologie et le format, la présence d’une signature ou date, ainsi que la provenance, les expositions et publications documentées.

Les paires de bouquets sont-elles recherchées ?

Oui. Les paires cohérentes et équilibrées obtiennent des résultats supérieurs car elles renforcent la lisibilité et la rareté sur le marché.

Existe-t-il des repères d’adjudications élevées ?

Oui. Des corbeilles et grands bouquets ont atteint des montants élevés au tournant des années 1990, avec des prix à sept chiffres en dollars, équivalents à environ un million d’euros.

Comment se positionnent les œuvres d’atelier ou du cercle ?

Elles se situent en deçà des autographes, mais bénéficient d’une demande régulière pour la nature morte florale espagnole du XVIIe siècle.

Pourquoi une estimation est-elle nécessaire avant toute décision ?

Elle permet de confirmer l’attribution, de situer la typologie et de confronter l’œuvre à des comparables publiés, éléments clés pour établir une valeur argumentée.

Comment obtenir une estimation gratuite avec Fabien Robaldo ?

Contactez l’équipe de Fabien Robaldo et la maison MILLON pour une estimation gratuite. Des informations précises sur les dimensions, le support, la signature et la provenance faciliteront l’étude.

*Les informations publiées sur ce site ont un objectif exclusivement informatif. Nous ne délivrons aucun certificat d’authenticité lorsqu’une estimation est demandée en ligne. Les estimations fournies restent sous toutes réserves de l’avis des artistes, fondations, comités ou instances officielles compétentes et reconnues.

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