Estimation et cote des œuvres de Louis Soutter

Expertise des œuvres de l'artiste et présentation de celui-ci, portrait photographique de l'artiste "Louis Soutter"

Estimation et cote des œuvres de Louis Soutter

Artiste suisse actif entre 1871 et 1942, Louis Soutter a produit un ensemble d’œuvres sur papier qui occupe aujourd’hui une place singulière sur le marché. Ses feuilles vont des carnets dessinés des années 1920 à ses célèbres peintures et dessins au doigt de la fin des années 1930. Cette fiche présente une synthèse claire des typologies, matériaux, périodes et critères simples d’estimation, ainsi qu’un point de marché et des résultats de ventes vérifiés en euros. L’objectif est d’éclairer la valeur des œuvres de Louis Soutter en contexte public.

Pour obtenir une estimation gratuite fiable et actualisée, vous pouvez solliciter directement Fabien Robaldo au sein de la maison MILLON. Les indications ci-dessous ne remplacent pas une analyse d’œuvre documentée, mais offrent un repère structuré pour comprendre la valeur d’un Soutter à partir des informations accessibles et des adjudications publiques.

Définition et description générale de la thématique

L’œuvre de Louis Soutter est dominée par le dessin et la peinture sur papier. On distingue une production de carnets et de feuilles annotées, souvent à l’encre, et une période tardive où l’artiste travaille directement au doigt avec de l’encre, parfois de l’huile ou de la gouache. Le support privilégié est le papier, de formats variables, du feuillet de carnet au grand papier libre. La lisibilité des sujets est généralement directe, avec des figures, processions, scènes bibliques ou allégoriques, titres manuscrits et inscriptions fréquentes.

Dans l’histoire du marché, Soutter est recherché pour ses œuvres tardives au doigt, perçues comme la partie la plus emblématique de son corpus. Les œuvres antérieures, issues des carnets ou de la période dite maniériste, sont également présentes en ventes publiques, avec des niveaux de prix plus modulés. Cette typologie claire favorise une approche rationnelle de la valeur en fonction de la datation, du médium, du format et du sujet.

 

Typologies, matériaux, périodes, styles

 

Périodes de création

Période des carnets et dessins des années 1920 à début 1930. Feuilles de petit à moyen format, encre de Chine, plume, crayon, parfois couleur. Titres, notations et légendes manuscrites fréquentes. Présence de sujets religieux, allégoriques ou de scènes de groupe. Ces pièces constituent le socle documentaire de l’artiste et structurent une première tranche de valeur sur le marché.

Période maniériste vers 1930-1937. Feuilles de format plus ample, encre sur papier, compositions plus affirmées, silhouettes étirées, inscriptions. Cette période marque un changement d’échelle et une intensification thématique. La demande se concentre sur les feuilles abouties et lisibles, avec un effet direct sur la valeur.

Période des œuvres au doigt 1937-1942. Technique au doigt avec encre, parfois huile ou gouache sur papier. C’est la période la plus recherchée. Les compositions figuratives structurées, de bon format, sont celles qui portent la valeur la plus élevée en ventes publiques.

 

Matériaux et supports

Supports en papier. Des feuilles libres et des feuillets de carnets coexistent. Les papiers peuvent être blancs, colorés ou lignés. Les formats s’étendent du petit feuillet à des feuilles dépassant 40 cm dans une dimension, particulièrement dans la période tardive au doigt.

Médiums. Encre de Chine majoritaire, avec usage de plume dans les périodes antérieures. Pour la période tardive, l’encre au doigt domine, parfois complétée d’huile, de vernis ou de gouache. Le choix du médium a une incidence directe sur la valeur, la technique au doigt étant la plus recherchée.

 

Typologies d’œuvres rencontrées en ventes publiques

Feuillets de carnets. Petits formats, sujets titrés ou annotés. Entrée de gamme du marché avec une valeur généralement accessible.

Dessins à l’encre sur papier de la période maniériste. Formats intermédiaires, compositions affirmées. Valeur intermédiaire selon le sujet, la composition et la présence d’inscriptions.

Œuvres au doigt 1937-1942. Feuilles de moyen à grand format, encre au doigt, parfois huile ou gouache. Typologie la plus demandée, avec des prix structurants pour la cote et la valeur.

 

Facteurs simples influençant la valeur

Sujet et composition

Les grands thèmes identifiables, les ensembles de figures lisibles et les scènes titrées contribuent à la lisibilité et à la valeur. Les titres autographes renforcent la singularité de la feuille.

 

Dimensions et rareté

À corpus équivalent, les formats plus importants soutiennent des niveaux de prix supérieurs. Les compositions tardives de grande taille et bien caractérisées ont tendance à porter la valeur la plus élevée.

 

Provenance, expositions, publications

Une provenance claire, une présence dans des expositions muséales ou de galerie reconnues, et une mention dans un catalogue raisonné renforcent la confiance des acheteurs et la valeur. Pour Soutter, la référence bibliographique la plus utilisée demeure le travail de Michel Thévoz, ainsi que des expositions notables en Suisse et en France.

 

Datation et période

Les œuvres datées entre 1937 et 1942, exécutées au doigt, sont celles qui soutiennent les prix les plus élevés. Les feuilles des années 1920 ou du début des années 1930 conservent une demande régulière avec une valeur moindre mais stable.

 

Signature, inscriptions, recto-verso

La présence d’un titre autographe, d’annotations et, parfois, d’un recto-verso dessiné peut accroître l’intérêt et la valeur, en particulier lorsque la lecture iconographique est renforcée par le texte de l’artiste.

 

Marché de l’art : demande, cote, valeur

Le marché de Louis Soutter est actif à Paris et en Suisse, avec des passages réguliers chez plusieurs maisons. Les résultats récents confirment une demande soutenue pour les feuilles au doigt de la fin des années 1930. La cote s’est structurée autour de cette typologie, tout en laissant une place à des niveaux de prix plus accessibles pour les dessins de carnets et les encres antérieures.

Niveaux observés. Les carnets et petites feuilles titrées, autour de 20 à 30 cm, se rencontrent en ventes à des montants généralement de l’ordre de quelques milliers d’euros selon le sujet et l’attrait graphique. Les encres sur papier de la période maniériste atteignent des niveaux intermédiaires lorsque la composition est forte et le format supérieur. Les œuvres au doigt de 1937-1942, de format moyen à grand, portent la valeur la plus élevée, avec des adjudications récentes en six chiffres en euros pour des feuilles abouties et bien documentées.

Contexte. La visibilité de Soutter a été renforcée par des expositions de référence et par l’attention portée à l’art dit hors norme. Sur le plan strictement marchand, la rareté relative des bonnes feuilles tardives et l’identification immédiate de la technique au doigt concentrent la demande. La dispersion d’œuvres issues de collections reconnues et la publication antérieure d’expositions contribuent à la stabilité de la valeur.

 

Résultats de ventes vérifiés

Sélection de trois à quatre résultats récents et structurants, indiqués avec maison, date, lot et prix en euros.

  • “Parvis”, encre de Chine au doigt, 1937. PIASA, Paris, 24 septembre 2025, lot 162, 367 360 €.
  • “L’ascension”, encre, vernis, huile et crayon gras sur papier, 1937-1942. Christie’s, Paris, 8 juin 2016, lot 6, 265 500 €.
  • “Rubing Day”, peinture au doigt sur papier, vers 1937. Christie’s, Paris, 24 octobre 2023, lot 647, 75 600 €.
  • “The Widow and Her Children”, encre sur papier, 1923-1930. Tajan, Paris, 22 septembre 2025, lot 5, 3 307,5 €.

 

Ces adjudications illustrent l’écart de valeur entre les œuvres tardives au doigt et les feuilles plus anciennes de petit format. Elles confirment également l’impact de la qualité de composition, du format et des références d’exposition sur la valeur finale.

 

Conclusion

La cote de Louis Soutter repose sur un corpus homogène et lisible. Le marché plébiscite les œuvres au doigt de 1937-1942, tandis que les encres et feuillets antérieurs offrent une entrée de collection à des niveaux plus accessibles. Pour mesurer précisément la valeur d’une feuille, il convient de croiser période, technique, format, sujet, provenance et éventuelles publications. Pour une étude documentée et une estimation gratuite de votre œuvre de Louis Soutter, contactez Fabien Robaldo chez MILLON.

 

FAQ

Comment reconnaître une œuvre au doigt de Louis Soutter ?

Les œuvres au doigt datées entre 1937 et 1942 se caractérisent par l’application de l’encre directement au doigt, parfois avec de l’huile ou de la gouache, sur papier de format souvent supérieur aux feuillets de carnet.

Quelles périodes influencent le plus la valeur ?

La période au doigt 1937-1942 concentre les adjudications les plus élevées. Les feuilles des années 1920 et du début des années 1930 affichent des niveaux de prix plus modérés.

Le format joue-t-il sur la valeur ?

Oui, à qualité comparable, un format plus important soutient généralement une valeur plus élevée.

Les titres et annotations de l’artiste ont-ils un impact ?

Un titre autographe ou des inscriptions renforcent l’intérêt des collectionneurs et peuvent soutenir la valeur, surtout lorsqu’ils éclairent la lecture du sujet.

Quelles techniques rencontre-t-on le plus souvent ?

L’encre de Chine est dominante. Les feuilles tardives associent encre au doigt à d’autres médiums comme l’huile ou la gouache.

Les feuillets de carnet sont-ils recherchés ?

Oui, ils constituent une porte d’entrée avec des prix plus accessibles. La valeur varie selon le sujet, la qualité du tracé et la présence d’un titre.

La provenance influence-t-elle l’estimation ?

Une provenance claire, des expositions passées et des mentions en bibliographie soutiennent la confiance et la valeur.

Existe-t-il un catalogue raisonné utile au marché ?

Oui, la référence de Michel Thévoz est couramment citée par les maisons de ventes et renforce la documentation d’une œuvre.

Pourquoi les œuvres au doigt atteignent-elles des niveaux plus élevés ?

Elles sont emblématiques du langage tardif de Soutter et relativement moins abondantes, ce qui soutient leur valeur en enchères.

Peut-on trouver des œuvres recto-verso ?

Oui, certaines feuilles présentent un recto-verso dessiné, caractéristique qui peut favoriser l’intérêt et la valeur.

Quel est l’intérêt d’une estimation préalable ?

Elle permet d’aligner période, technique, format, provenance et comparables récents pour déterminer une valeur de marché cohérente.

Comment obtenir une estimation gratuite avec MILLON ?

Transmettez des photos, dimensions, technique, inscriptions et provenance à Fabien Robaldo. Vous recevrez une estimation gratuite et confidentielle.

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