Cote Art déco de Louis Süe sur le marché
Figure centrale des arts décoratifs français des années 1920, Louis Süe s’impose aujourd’hui comme une référence du mobilier et des objets Art déco. Sa production, souvent réalisée avec André Mare au sein de la Compagnie des Arts Français, demeure recherchée par les collectionneurs pour la cohérence des ensembles, la qualité des matériaux et l’élégance rationnelle des volumes. Cet article propose une lecture claire et factuelle de sa cote actuelle, des typologies prisées, des facteurs qui influencent la valeur, ainsi que quelques résultats récents et vérifiés aux enchères.
Introduction
La thématique “Cote Art déco de Louis Süe sur le marché” couvre ses créations d’ameublement, luminaires, céramiques et objets décoratifs conçus seul ou en collaboration avec André Mare. La période d’intérêt prioritaire s’étend de 1919 à la fin des années 1920, avec des œuvres élaborées pour des ensembles d’intérieur complets. Les adjudications montrent une dispersion large des prix selon la nature des pièces, leur attribution, leur documentation et leur rareté. L’objectif est d’offrir un panorama opérationnel de cette cote et des éléments qui déterminent la valeur en ventes publiques.
Définition et description générale
Architecte et décorateur formé aux Beaux-Arts, Louis Süe développe après 1910 une activité qui associe mobilier, arts décoratifs et aménagements intérieurs. À partir de 1919, il codirige avec André Mare la Compagnie des Arts Français, structure qui produit du mobilier, des luminaires, des textiles et des céramiques selon une logique d’ensemble. Les créations signées ou attribuées à “Süe et Mare” affichent une ligne claire, des bois précieux, des décors sobres, parfois des éléments de ferronnerie et des laques ou patines contrastées. Cette approche d’ensemble fait de leurs œuvres des témoins directs de l’Art déco français d’entre-deux-guerres.
Le marché identifie plusieurs familles d’objets. On trouve du mobilier d’assise, des tables et bureaux, des meubles de rangement à façades plaquées, des miroirs et luminaires réalisés pour des intérieurs modernes, ainsi qu’un corpus de céramiques décoratives. Certaines créations portent des références de modèles, des numéros, ou la mention de la Compagnie des Arts Français. L’offre est irrégulière mais constante, portée par des ventes spécialisées Art déco et Design à Paris et dans plusieurs maisons européennes.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Mobilier et sièges
Les sièges constituent un segment central. Paire de fauteuils, chaises, tabourets circulaires et canapés apparaissent régulièrement. Les structures en acajou, bois de rose, palissandre ou chêne cérusé, avec ceintures sculptées et pieds galbés, concentrent l’intérêt. Les ensembles coordonnés issus d’un même intérieur en renforcent la valeur, surtout lorsqu’ils sont documentés par une bibliographie ou une provenance précise.
Tables, bureaux et meubles de rangement
Tables basses circulaires, tables d’appoint, bureaux de présentation et commodes complètent l’offre. Les plateaux plaqués d’essences rares, les filets d’ébène, les ceintures à motifs géométriques et les prises en bronze sont typiques. La cohérence formelle des pièces produites entre 1919 et 1928, souvent liées à un projet d’aménagement, est un critère d’appréciation qui pèse sur la valeur.
Luminaires et miroirs
Plafonniers circulaires ornés de perles de verre, appliques en bronze doré, lustres pour la Compagnie des Arts Français et miroirs en fer forgé apparaissent régulièrement. La présence d’un modèle clairement identifié et la relation à un lieu ou une exposition renforcent la valeur. Les luminaires emblématiques, notamment lorsqu’ils sont reliés à un ensemble décoratif, génèrent des adjudications significatives.
Céramiques et objets décoratifs
Le corpus inclut des pots couverts, boîtes, vases et accessoires, généralement datés vers 1923-1930. Les glaçures ivoire, craquelées ou noires, parfois à décor en léger relief, sont courantes. Ces objets forment une porte d’entrée accessible au marché, avec une dispersion de prix liée au modèle, à la taille et à l’attribution, et une valeur moyenne globalement inférieure à celle du mobilier et des luminaires majeurs.
Périodes et styles retenus sur le marché
La période la plus recherchée demeure celle de la Compagnie des Arts Français entre 1919 et la fin des années 1920, qui correspond aux présentations publiques majeures et aux commandes d’aménagements. Les pièces liées à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925 ou bien à des ensembles identifiés retiennent l’attention. Le langage formel, utilisant volumes pleins, ceintures sculptées, et matières sobres mais qualitatives, demeure un repère pour l’authentification stylistique et la valeur.
Facteurs simples influençant la valeur
Plusieurs paramètres, aisément observables, influencent la valeur. L’attribution et la signature sont déterminantes, notamment la présence d’un marquage lié à la Compagnie des Arts Français, d’un numéro de modèle ou d’une référence publiée. La documentation bibliographique ou la mention d’une présentation en salon renforcent l’intérêt. La typologie agit fortement: une paire de fauteuils, un plafonnier circulaire emblématique ou une suite d’appliques obtiennent plus souvent des adjudications élevées qu’une petite céramique courante. La rareté du modèle et le caractère complet d’un ensemble jouent également un rôle essentiel dans la valeur.
Les matériaux participent à la hiérarchie des prix. Boiseries haut de gamme, ferronneries soignées et bronzes bien dessinés sont mieux considérés. Les dimensions et la présence d’une paire ou d’une suite homogène pèsent sur la valeur, car elles répondent à une demande d’aménagement cohérent. Enfin, les liens avec des commandes privées d’importance, des maisons de couture ou des paquebots de prestige soutiennent les adjudications.
Marché de l’art: demande, cote, valeur
Le marché de Louis Süe, seul ou avec André Mare, est dynamique à Paris, avec un socle d’amateurs avertis. Les pièces de mobilier bien typées et les luminaires spectaculaires forment le cœur de la demande. Les prix observés aux enchères s’étagent de quelques centaines d’euros pour des objets de petite taille ou des attributions modestes, à plusieurs milliers d’euros pour des céramiques de modèle identifié, puis à plusieurs dizaines de milliers d’euros pour des sièges emblématiques, suites d’appliques ou plafonniers remarquables. Cette structure tarifaire confirme une hiérarchie claire entre objets d’appoint et éléments architecturés représentatifs, ces derniers concentrant la valeur et la visibilité.
Les adjudications récentes montrent que l’écart entre des pièces d’usage courant et des modèles phares reste sensible. Une même typologie peut connaître des niveaux de prix distincts selon l’attribution, la présence d’une bibliographie, le lien à un ensemble d’origine ou la documentation de provenance. Les catalogues spécialisés et les bases de résultats confirment la régularité de l’offre, avec des pics d’activité lors des sessions dédiées à l’Art déco et au Design.
Résultats de ventes vérifiés
Les exemples ci-dessous illustrent des adjudications représentatives de la cote actuelle, avec mention de la maison, de la date, du lot et du prix, exprimé en euros.
- PBA Auctions, Paris, 17 décembre 2019, lot 109: plafonnier circulaire “Plumes” pour la Compagnie des Arts Français, adjugé 46 800 €.
- Ader, Paris, 23 mai 2025, lot 40: tabouret circulaire en bois sculpté, modèle présenté en 1925, adjugé 7 150 €.
- MILLON, Paris, 30 avril 2025, lot 166: paire de fauteuils en acajou sculpté, adjugée 60 000 €.
- MILLON, Paris, 30 avril 2025, lot 165: suite de trois appliques en bronze doré, modèle 3011, adjugée 29 000 €.
Ces résultats confirment la hiérarchie actuelle: mobilier d’assise caractéristique et luminaires importants dominent, tandis que des modèles plus simples ou de petit format s’inscrivent dans une fourchette inférieure. La documentation précise, la cohérence d’ensemble et l’identification de modèle renforcent la valeur.
Conclusion et estimation
La cote Art déco de Louis Süe repose sur une demande structurée, avec un intérêt soutenu pour le mobilier et les luminaires dessinés ou produits avec André Mare. Les pièces de la Compagnie des Arts Français, bien identifiées et documentées, concentrent la valeur et suscitent des résultats solides. Pour situer précisément une œuvre, son modèle et sa place dans la production, un avis professionnel est recommandé. Pour connaître la valeur de votre pièce de Louis Süe ou “Süe et Mare”, sollicitez une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. Notre équipe répond rapidement et vous oriente sur les prochaines étapes d’expertise et de présentation en vente si votre œuvre est éligible.
FAQ
Qui était Louis Süe et pourquoi son travail intéresse-t-il le marché de l’Art déco ?
Architecte et décorateur actif surtout dans les années 1920, Louis Süe a développé, souvent avec André Mare, un mobilier et des objets pour la Compagnie des Arts Français. Ses créations incarnent une vision rationnelle et élégante de l’Art déco, prisée des collectionneurs.
Quels types d’objets de Louis Süe rencontrent la plus forte demande aux enchères ?
Les sièges emblématiques, les luminaires remarquables et les ensembles cohérents d’un même intérieur concentrent l’essentiel de la demande, devant les objets de petit format.
Quelles périodes sont le plus recherchées pour la valeur ?
La période 1919-1928, correspondant à l’activité de la Compagnie des Arts Français et aux grandes présentations publiques, est la plus recherchée pour la valeur.
Quels matériaux apparaissent le plus souvent dans les pièces recherchées ?
Bois précieux comme l’acajou ou le palissandre, ferronneries ou bronzes pour les prises et montures, et, pour certaines pièces, laque ou patines contrastées. Les céramiques décoratives complètent l’offre.
Comment reconnaître un modèle de la Compagnie des Arts Français ?
La présence d’un marquage, d’un numéro de modèle, d’une référence publiée ou d’une documentation de provenance est déterminante. L’esthétique, l’homogénéité des volumes et les détails d’ornementation sont des indicateurs supplémentaires.
La collaboration avec André Mare influe-t-elle sur la valeur ?
Oui. Les œuvres conçues “Süe et Mare” pour la Compagnie des Arts Français, ou reliées à des ensembles identifiés, sont généralement mieux valorisées en ventes publiques.
Existe-t-il des différences de prix entre mobilier, luminaires et céramiques ?
Oui. Les luminaires importants et le mobilier d’assise significatif peuvent atteindre des adjudications élevées. Les céramiques, plus accessibles, se situent en général dans des fourchettes inférieures.
Les œuvres publiées ou exposées ont-elles une valeur supérieure ?
La présence d’une bibliographie, d’une identification de modèle ou d’un lien à une exposition renforce la valeur, car elle précise le contexte de création et l’historique.
Les dessins et peintures de Louis Süe intéressent-ils le marché ?
Ils existent et trouvent preneur, mais le cœur de la demande, pour la cote Art déco, reste le mobilier, les luminaires et les objets décoratifs liés aux aménagements d’intérieur.
Les ensembles complets issus d’un même intérieur ont-ils un impact sur la valeur ?
Oui. Un groupe homogène de sièges, d’appliques ou de meubles conçus ensemble augmente la cohérence décorative et la valeur perçue.
Que signifient les références de modèle et numéros parfois mentionnés ?
Ils renvoient à des modèles répertoriés par l’atelier ou publiés. Cette traçabilité facilite l’attribution et soutient la valeur.
Comment obtenir une estimation gratuite de ma pièce de Louis Süe ?
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