Louise Moillon aux enchères et ventes historiques
Artiste française du XVIIe siècle, Louise Moillon, parfois orthographiée Louyse Moillon, occupe une place reconnue dans l’histoire de la nature morte. Ses compositions de fruits et de denrées, souvent datées des années 1629 à 1641, ont suscité une attention soutenue du marché de l’art. Cet article présente une lecture factuelle et orientée marché de ses œuvres en ventes publiques, les critères simples qui influencent leur valeur, ainsi que des résultats récents vérifiés.
L’objectif est d’offrir un repère clair aux collectionneurs, héritiers et professionnels souhaitant comprendre la dynamique des enchères autour de cette peintre. Les informations ci-dessous s’appuient sur des ventes publiques documentées et sur l’observation des tendances de demande pour la période classique française.
Définition et description générale de la thématique
La thématique “Louise Moillon enchères et ventes historiques” regroupe l’ensemble des transactions aux enchères concernant ses tableaux, généralement des natures mortes réalisées à l’huile. Le corpus est réduit par rapport à d’autres maîtres du siècle, ce qui crée un effet de rareté mesurable dans les adjudications.
Les tableaux authentifiés sont majoritairement signés “Louyse Moillon” et souvent datés. L’iconographie privilégie les fruits disposés sur un entablement avec paniers, assiettes en étain, coupes en faïence, parfois accompagnés de branches ou de feuilles. Dans quelques cas plus rares, une figure apparaît en premier plan, comme une marchande de fruits.
Ces œuvres se distinguent par une construction sobre, un éclairage maîtrisé et une organisation ordonnée des éléments. L’ensemble de ces caractéristiques, lorsqu’il est réuni avec une bonne provenance et une documentation solide, tend à soutenir la valeur sur le second marché.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Supports et matériaux
Les œuvres passées en ventes publiques sont principalement des huiles sur panneau, selon l’usage des ateliers parisiens et flamands fréquentés par l’artiste. Des huiles sur toile existent, notamment pour des formats plus ambitieux ou des compositions avec figure. Le choix du support a un impact de lisibilité sur un corpus restreint, avec une préférence constatée pour les panneaux signés et datés des années 1630.
Typologies iconographiques
La typologie dominante reste la nature morte de fruits. On rencontre des paniers de cerises, fraises, groseilles à maquereau, prunes, pêches, abricots, parfois accompagnés de plantes en pot ou de branchages posés en avant-plan. Les contenants variés comme coupes, plats d’étain et boîtes en copeaux se retrouvent dans plusieurs compositions, constituant des repères iconographiques utiles pour l’attribution et la comparaison entre œuvres passées en vente.
Les compositions avec figure sont plus rares. “La marchande de fruits” ou “The Fruit Seller” illustre cette seconde typologie, avec un personnage au premier plan et des corbeilles abondantes. Ce sous-ensemble attire une demande spécifique car il diversifie le corpus, tout en restant cohérent avec les signes stylistiques associés à Louise Moillon.
Périodes de production
La production commercialisée aujourd’hui se concentre largement sur la décennie 1630. Les tableaux datés 1629 à 1634 sont particulièrement suivis, avec une demande accrue pour les œuvres signées et parfaitement situées. Des productions au-delà de 1640 existent, mais sont moins courantes en ventes publiques.
Caractéristiques stylistiques observées en ventes
Les œuvres présentent une mise en page frontale, un registre bas avec entablement apparent, des contenants récurrents et un vocabulaire d’objets stable. La signature “Louyse Moillon” et la présence d’une date renforcent l’intérêt des acheteurs. Dans les catalogues, les rapprochements avec d’autres natures mortes connues de l’artiste servent souvent d’argument de comparaison, ce qui facilite la lecture du marché pour les collectionneurs.
Facteurs simples influençant la valeur
La présence d’une signature et d’une date lisibles a un effet direct sur la valeur. Une attribution ferme à Louise Moillon, appuyée par une littérature spécialisée ou une mention dans un catalogue raisonné, est généralement corrélée à des prix plus élevés. Les attributions plus prudentes ou les œuvres “attribuées à” se positionnent en dessous, toutes choses égales par ailleurs.
Le sujet influence la valeur. Les natures mortes de fruits identifiables et bien composées, avec paniers et coupes clairement restitués, sont recherchées. Les compositions comportant une figure, plus rares, peuvent susciter une prime d’intérêt. La cohérence iconographique avec le cœur du corpus des années 1630 est un atout pour la demande.
La provenance documentée et les passages en expositions ou publications spécialisées renforcent la confiance du marché et soutiennent la valeur. De même, la taille du format et la qualité de la peinture perçue en salle jouent un rôle dans la compétition entre enchérisseurs.
La localisation de la vente et le contexte de session ont aussi un impact. Les enchères organisées à Paris pour les maîtres anciens français rencontrent un public international. Les ventes thématiques et les collections de référence créent souvent un effet d’entraînement qui se reflète dans les adjudications observées.
Marché de l’art: demande, cote, valeur
La cote de Louise Moillon s’appuie sur un corpus limité et une reconnaissance historique installée. La rareté structurelle du nombre d’œuvres en circulation, combinée à la demande internationale pour les natures mortes françaises du XVIIe siècle, crée des adjudications compétitives.
Les records récents en France montrent un intérêt soutenu pour les œuvres signées et datées des années 1630, avec des prix dépassant le million d’euros pour des compositions emblématiques. Le marché s’est également exprimé en Autriche et dans d’autres places européennes, confirmant une demande au-delà de la France.
Les fourchettes de prix observées varient selon l’iconographie, le format, la qualité picturale perçue en salle, l’attribution et la provenance. Les œuvres d’attribution assurée et de sujet central se positionnent dans le haut de la demande. Les compositions plus atypiques, les formats moins usuels ou les attributions prudentes se placent logiquement à des niveaux inférieurs, tout en bénéficiant de l’attrait croissant pour les artistes femmes de l’Ancien Régime.
La dynamique actuelle suggère un marché attentif à la qualité et à la documentation, avec un intérêt réaffirmé pour les œuvres passées longtemps en collection privée. Les ventes parisiennes consacrées aux maîtres anciens constituent un cadre favorable à la mise en concurrence d’acheteurs institutionnels et privés, ce qui soutient la trajectoire de valeur de l’artiste.
Résultats de ventes vérifiés
- “Nature morte à la coupe de fraises, panier de cerises, branche de groseilles à maquereaux”, Aguttes, Paris, Drouot, 25 mars 2022, lot 22. Adjugé 1 662 400 €.
- “Nature morte de pêches sur un plat d’étain, boîte de copeau”, Sotheby’s, Paris, Collection Louis Grandchamp des Raux, 26 mars 2015, lot 6. Adjugé 1 083 000 €.
- “The Fruit Seller”, Dorotheum, Vienne, Old Master Paintings, 24 avril 2024, lot 46. Adjugé 260 000 €.
- “Apricots, a basket of plums, a cockatoo and a blue tit”, Dorotheum, Vienne, Old Master Paintings, 21 avril 2015. Adjugé 70 000 €.
Conclusion
Les adjudications récentes confirment l’appétit des collectionneurs pour les natures mortes de Louise Moillon et la capacité du marché à distinguer les œuvres signées, datées et bien documentées. La demande reste internationale, avec un centre de gravité fort à Paris et une présence active sur d’autres places européennes.
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FAQ
Qui est Louise Moillon et quelles périodes de sa carrière sont les plus recherchées aux enchères ?
Peintre française active principalement dans les années 1630, elle est connue pour ses natures mortes de fruits. Les œuvres signées et datées de cette décennie concentrent l’essentiel de la demande en salles de ventes.
Quels supports rencontre-t-on le plus souvent en ventes publiques pour Louise Moillon ?
Majoritairement des huiles sur panneau. Des huiles sur toile apparaissent, notamment pour des formats plus ambitieux ou des compositions avec figure.
Quels sujets iconographiques influencent le plus la valeur ?
Les natures mortes de fruits avec paniers, coupes et plats d’étain, composées de manière lisible et datées des années 1630, soutiennent généralement la valeur. Les compositions avec figure, plus rares, peuvent susciter une prime.
La signature “Louyse Moillon” change-t-elle l’intérêt du marché ?
Oui. Une signature lisible, accompagnée d’une date et d’une bibliographie, renforce l’attribution et soutient la valeur face aux œuvres simplement “attribuées à”.
Quel rôle joue la provenance dans une estimation ?
Une provenance claire, notamment une collection de référence ou un historique d’expositions, renforce la confiance des acheteurs et peut améliorer la valeur.
Observe-t-on des ventes millionnaires pour cette artiste ?
Oui. Des adjudications supérieures au million d’euros ont été enregistrées à Paris pour des œuvres emblématiques et signées des années 1630.
Les œuvres avec figure sont-elles courantes pour Louise Moillon ?
Non. Elles existent mais restent minoritaires. Leur rareté peut stimuler la demande lorsqu’elles apparaissent en vente publique.
Quelles places de marché sont les plus actives pour ses œuvres ?
Paris demeure centrale pour les maîtres anciens français. Des adjudications significatives sont également relevées en Autriche et dans d’autres capitales européennes.
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Un tableau non signé peut-il intéresser le marché ?
Oui, s’il existe des éléments d’attribution solides et une documentation fiable. Toutefois, la valeur se situe généralement sous celle d’une œuvre signée et datée.
Les résultats passés garantissent-ils les résultats futurs ?
Non. Ils constituent des repères utiles mais chaque œuvre est évaluée selon ses caractéristiques propres, son contexte de vente et la concurrence le jour de la vacation.
Pourquoi demander une expertise dédiée avant de mettre en vente ?
Pour sécuriser l’attribution, consolider la documentation et situer la valeur dans l’historique des adjudications récentes. Cela optimise la stratégie et le calendrier de diffusion.