Marché des artistes modernes marocains et Mohamed Melehi
Introduction
Le marché des artistes modernes marocains connaît une dynamique soutenue en Europe et au Maroc, portée par l’intérêt des collectionneurs pour l’École de Casablanca et les pionniers de l’abstraction au Maghreb. Parmi eux, Mohamed Melehi occupe une place centrale, avec des résultats réguliers en ventes publiques et une visibilité accrue dans les catalogues internationaux. Cet article présente un panorama factuel du marché, les typologies d’œuvres rencontrées, les éléments simples qui influencent la valeur, ainsi qu’une synthèse des résultats récents vérifiés. L’objectif est d’offrir un cadre clair pour une estimation gratuite avec Fabien Robaldo, expert en art moderne marocain.
Définition et périmètre de la thématique
La thématique couvre les principaux artistes modernes marocains actifs des années 1950 aux années 1990, dont Mohamed Melehi, Farid Belkahia, Ahmed Cherkaoui, Jilali Gharbaoui, Chaïbia Talal, Hassan El Glaoui, Mohamed Chebaa, Mohamed Hamidi et d’autres signatures associées à l’émergence d’un langage plastique moderne au Maroc. Le périmètre inclut les œuvres passées en ventes aux enchères en Europe et au Maroc, ainsi que les grandes tendances de cote observées sur les peintures, œuvres sur papier et éditions.
Mohamed Melehi, figure clé de l’École de Casablanca, est particulièrement suivi pour ses compositions à ondes et formes géométriques des années 1960 à 1980. Les ventes récentes confirment une demande stable pour les pièces historiques, tandis que les œuvres tardives ou les multiples se situent sur des niveaux de prix plus accessibles.
Typologies, matériaux, périodes et styles
Typologies d’œuvres rencontrées
Les typologies les plus fréquentes incluent des peintures sur toile ou panneau, des œuvres sur papier, des techniques mixtes et des éditions. Chez Melehi, on rencontre des peintures cellulosiques ou synthétiques sur panneau ou toile marouflée sur panneau, ainsi que des sérigraphies en couleurs. Chez Farid Belkahia, l’usage du cuivre repoussé et des peaux travaillées aux pigments naturels est récurrent. Les œuvres d’Ahmed Cherkaoui et de Jilali Gharbaoui existent en peintures et en œuvres sur papier de formats variés. Chaïbia Talal est principalement représentée par des huiles sur toile aux formats moyens à grands. Hassan El Glaoui est surtout recherché pour ses gouaches de cavaliers et scènes équestres.
Matériaux et pratiques courantes
Les matériaux typiques incluent la peinture cellulosique ou synthétique, l’acrylique, l’huile, la gouache, l’encre et les pigments sur papier. Les supports dérivés de pratiques vernaculaires comme le cuivre et la peau teinte, centraux chez Belkahia, constituent une signature matérielle immédiatement identifiable. Les sérigraphies de Melehi, datées notamment des années 1970-2000, apparaissent régulièrement en ventes avec des tailles d’édition indiquées en fiche de lot.
Périodes et signatures stylistiques
Pour Melehi, la période des années 1960-1970 attire une forte attention pour ses compositions à ondes, souvent intitulées “Vague” ou apparentées. Chez Belkahia, les œuvres sur cuivre des années 1960-1970 et les peaux pigmentées à partir des années 1970 constituent des jalons majeurs. Cherkaoui et Gharbaoui sont suivis pour leurs contributions à l’abstraction lyrique et gestuelle des années 1950-1960. Chaïbia Talal se distingue par des compositions figuratives directes sur toile, tandis qu’El Glaoui est identifiable à ses représentations de cavaliers.
Facteurs simples influençant la valeur
Plusieurs paramètres simples influencent la valeur des œuvres d’artistes modernes marocains. L’attribution certaine de l’œuvre et la présence d’une provenance claire sont essentielles. La datation joue un rôle, les périodes fondatrices étant souvent privilégiées. Le médium et le support conditionnent aussi la valeur observée en ventes publiques, une peinture historique se situant en général plus haut qu’une œuvre sur papier ou une estampe. Le format peut également peser, les grands formats emblématiques concentrant la demande. Enfin, la présence d’expositions ou de publications peut soutenir la reconnaissance marchande d’un corpus précis.
Pour Melehi, les œuvres à ondes des années 1960 vers 1970 obtiennent des niveaux élevés, surtout lorsque le sujet et la palette correspondent aux attentes des collectionneurs. Pour Belkahia, les reliefs en cuivre et les peaux pigmentées bien caractérisées sont les plus suivis. Chez Cherkaoui et Gharbaoui, les peintures datées autour de 1955-1965 et les œuvres sur papier abouties bénéficient d’une demande soutenue. Les œuvres de Chaïbia Talal bien composées, de format moyen à grand, suscitent une attention régulière. Pour Hassan El Glaoui, la clarté du sujet équestre et la qualité d’exécution influencent directement la valeur.
Marché de l’art: demande, cote et valeur
La demande est désormais internationale, avec des adjudications à Paris, Londres et Marrakech. Les maisons généralistes et spécialisées intègrent régulièrement ces artistes dans leurs vacations dédiées à l’art moderne et contemporain d’Afrique et du Moyen-Orient. On observe une hiérarchie cohérente entre peintures, œuvres sur papier et éditions. Chez Melehi, plusieurs résultats en Europe et au Maroc confirment la traction pour les toiles présentant le motif de la vague. Les sérigraphies colorées, en édition limitée, circulent à des niveaux plus accessibles et servent de porte d’entrée pour de nouveaux collectionneurs.
Chez Farid Belkahia, les reliefs en cuivre et les œuvres sur peau pigmentée concentrent les meilleurs résultats. Ahmed Cherkaoui bénéficie d’une attention constante pour ses compositions abstraites des années 1960, avec des pointes marquées lorsque la provenance et les publications sont documentées. Chaïbia Talal et Hassan El Glaoui affichent une profondeur de marché continue sur les formats recherchés. Globalement, le segment a consolidé ses niveaux de prix depuis plusieurs saisons, avec des pics pour des pièces iconiques et des niveaux intermédiaires pour les dessins et œuvres sur papier aboutis.
Résultats de ventes vérifiés
Exemples récents et documentés, indiqués avec la maison de vente, la date, le lot et le prix d’adjudication en euros. Les titres d’œuvres sont présentés en italique avec guillemets anglais et en gras.
- Mohamed Melehi, “Vague”, peinture synthétique sur toile marouflée sur panneau, Artcurial, Marrakech, Moroccan & African Spirit, 1 novembre 2025, lot 28, adjugé 166 455 €.
- Farid Belkahia, “Le Baiser”, cuivre sur panneau, MILLON, Marrakech, Orientalisme – Art Marocain, 28 décembre 2022, lot 82, adjugé 105 000 €.
- Ahmed Cherkaoui, “Composition”, 1965, technique mixte, MILLON, 28 décembre 2022, lot 135, adjugé 260 000 €.
- Hassan El Glaoui, “Sans titre (gouache de cavaliers)”, gouache sur papier, Bonhams Paris, Modern & Contemporary African Art Online, 4 décembre 2023, lot 19, adjugé 28 160 € frais inclus.
Melehi au sein du marché moderne marocain
Positionnement de Melehi
Melehi occupe un segment haut du marché moderne marocain pour les peintures historiques à ondes. Les meilleurs exemples, bien documentés et de formats attractifs, dépassent régulièrement le seuil des 100 000 € en ventes publiques. Les œuvres plus tardives ou de dimensions modestes restent recherchées, mais s’inscrivent à des niveaux inférieurs. Les multiples, notamment les sérigraphies en couleurs, constituent un segment actif, avec des adjudications régulières en salles européennes.
Comparaisons rapides avec d’autres signatures
La hiérarchie observée place les pièces majeures de Melehi, Belkahia et Cherkaoui dans le haut de la fourchette, suivies par Gharbaoui pour des huiles abouties et par Chaïbia Talal et Hassan El Glaoui sur leurs sujets emblématiques. Les œuvres sur papier de ces artistes offrent des points d’accès moins élevés, tout en documentant efficacement une période et un geste artistique précis.
Critères d’estimation à retenir
Pour établir une valeur indiciaire en vue d’une estimation gratuite, il convient d’identifier l’artiste, le titre ou le sujet, la période, le médium et le format. La présence d’éléments de documentation, d’expositions ou de publications renforce l’argumentaire. L’historique de passage en vente publique de l’œuvre ou d’exemples comparables est un repère utile. Une expertise dédiée permet d’affiner ces éléments et de positionner l’œuvre au regard des adjudications récentes.
Conclusion
Le marché des artistes modernes marocains s’appuie sur une base solide de collectionneurs et d’institutions. Les résultats de ventes confirment l’attractivité de pièces iconiques, en particulier chez Melehi, Belkahia et Cherkaoui. Pour connaître la valeur actuelle de votre œuvre et obtenir une estimation gratuite, contactez Fabien Robaldo. Une expertise claire et documentée vous apportera une vision fiable du positionnement de votre pièce dans le marché d’aujourd’hui.
FAQ
Comment situer Mohamed Melehi dans le marché moderne marocain ?
Ses peintures historiques à ondes des années 1960-1970 se placent dans le haut de la hiérarchie, avec des adjudications régulières à plus de 100 000 € pour les meilleurs exemples.
Quels médiums influencent le plus la valeur d’une œuvre marocaine moderne ?
La peinture sur toile ou panneau bien documentée se situe généralement au-dessus des œuvres sur papier et des éditions. Les matériaux singuliers comme le cuivre et la peau chez Belkahia sont particulièrement suivis.
Les sérigraphies de Melehi sont-elles recherchées ?
Oui, elles constituent un segment actif avec des adjudications régulières, à des niveaux inférieurs aux peintures mais soutenus par une demande internationale.
Quelles périodes sont les plus prisées pour Melehi ?
Les années 1960-1970, en particulier les compositions à ondes, concentrent l’intérêt et les meilleurs niveaux de prix.
Que regarder pour une première estimation de valeur ?
L’artiste, la datation, le médium, le format, le sujet, la provenance et, si possible, la littérature et les expositions associées.
Les œuvres sur papier de Cherkaoui ou Gharbaoui ont-elles un marché ?
Oui, un marché actif existe pour des œuvres sur papier abouties, avec des niveaux généralement inférieurs aux peintures mais soutenus par la rareté et la période.
Pourquoi certaines œuvres de Belkahia en cuivre se vendent-elles plus cher ?
Les reliefs en cuivre sont identifiés comme une signature forte de l’artiste, ce qui renforce la demande et la valeur observée en ventes.
Les adjudications à Marrakech influencent-elles les prix en Europe ?
Oui, les résultats à Marrakech dialoguent avec ceux de Paris et Londres, participant à la formation des repères de prix.
Un certificat ou une publication change-t-il la valeur ?
La documentation fiable et les publications peuvent soutenir la valeur, car elles renforcent l’attribution et la place de l’œuvre dans le corpus.
Comment comparer deux œuvres de Melehi proches en date ?
Comparer le format, la qualité de l’exécution, la clarté du motif, la provenance et la présence éventuelle dans des expositions ou catalogues.
Quels artistes modernes marocains sont régulièrement demandés avec Melehi ?
Farid Belkahia, Ahmed Cherkaoui, Jilali Gharbaoui, Chaïbia Talal et Hassan El Glaoui figurent parmi les plus suivis.
Comment obtenir une estimation gratuite ?
Transmettez des photos, dimensions, technique, informations de provenance et tout document disponible pour une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo.