Estimation Nicolas René Jollain : estimation des peintures de Nicolas René Jollain
Peintre d’histoire actif à Paris entre 1732 et 1804, Nicolas René Jollain occupe une place reconnue parmi les artistes français de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Ses compositions allégoriques et mythologiques apparaissent régulièrement sur le marché des tableaux anciens, principalement en France. Cette page présente un cadre clair pour comprendre les catégories d’œuvres rencontrées, les critères simples influençant leur valeur et quelques repères de marché fondés sur des résultats de ventes vérifiés en euros.
Objectif de l’article
Proposer une lecture factuelle du marché des peintures de Nicolas René Jollain afin d’aider les propriétaires et ayants droit à situer leur œuvre dans son contexte, puis à solliciter une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo en vue d’une évaluation conforme aux usages professionnels.
Définition et description générale de la thématique
Nicolas René Jollain est reçu à l’Académie royale comme peintre d’histoire en 1773 après une approbation en 1765. Son activité documentée comprend des sujets tirés de la mythologie gréco-romaine, des thèmes allégoriques, des scènes morales ainsi que des figures académiques. Il a répondu à des commandes officielles destinées aux résidences royales. Une partie de sa production est conservée dans les collections publiques, mais la majorité des œuvres circulant sur le marché relève d’huiles de chevalet destinées à un public d’amateurs à la fin de l’Ancien Régime et sous la Révolution.
Dans les catalogues, l’artiste peut être cité sous différentes formes: “Nicolas René Jollain”, “Nicolas-René Jollain”, “Jollain l’aîné” ou “Jollain le Jeune” selon les sources. Les variantes d’attribution rencontrées vont de “par” à “attribué à”, “atelier de”, “entourage de” ou “suiveur”, chacune impliquant un niveau d’adhésion différent à l’autographie. Cette nuance influe directement sur la valeur en vente publique.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Typologies de peintures. Les sujets les plus courants sont les allégories, Vénus et Cupidon, Amour et Psyché, Cérès et Triptolème, des épisodes d’Alexandre, des scènes à figures inspirées de la littérature morale et, plus rarement, des portraits allégoriques. Les compositions de petit et moyen formats dominent le marché, souvent conçues pour des intérieurs privés au XVIIIe siècle.
Matériaux. Les peintures se rencontrent principalement en huile sur toile. L’huile sur panneau est également attestée, notamment pour des formats plus intimes. On observe ponctuellement des œuvres sur papier marouflé sur panneau. Le châssis, le panneau, les dimensions d’origine ou d’époque et les cadres anciens peuvent constituer des éléments de présentation appréciés par les acheteurs et entrent indirectement dans la perception de valeur lors des adjudications.
Périodes et signatures. La période la plus visible sur le marché s’étend des années 1760 aux années 1790. La signature “N. R. Jollain” ou une mention datée existent, mais une proportion notable des œuvres passées en salle ne porte pas de signature. Les attributions reposent alors sur la comparaison stylistique avec des œuvres documentées, des références d’atelier et la tradition des catalogues des Salons du XVIIIe siècle.
Écriture et langage visuel. Les scènes sont organisées selon une narration claire, avec un vocabulaire figuratif hérité de la peinture d’histoire française. Les formats horizontaux facilitent les sujets mythologiques à plusieurs personnages, tandis que les panneaux de petite taille privilégient des scènes à deux ou trois figures. Ce positionnement influe sur la demande et la valeur observées aujourd’hui.
Facteurs simples influençant la valeur
Authenticité et niveau d’attribution. Une œuvre “par” Nicolas René Jollain, avec une attribution acceptée et des comparaisons publiées, soutient généralement une valeur supérieure à une œuvre “attribuée à”, “atelier de” ou “entourage de”. La clarté de l’attribution figure parmi les premiers déterminants de prix.
Sujet et iconographie. Les thèmes emblématiques comme Vénus et l’Amour, Amour et Psyché, Cérès et Triptolème, ainsi que les allégories morales, rencontrent une demande régulière. Un sujet identifié à un Salon du XVIIIe siècle, avec référence bibliographique, renforce la lisibilité marchande et peut accroître la valeur.
Dimensions et format. À qualité comparable, une huile de taille moyenne ou confortable pour un intérieur contemporain se positionne mieux qu’un format atypique. Les panneaux de petite dimension, soignés et décoratifs, trouvent un public constant mais dans des fourchettes de prix plus resserrées que les grandes compositions d’histoire.
Provenance et mentions d’exposition. La présence d’une provenance privée ancienne, d’une référence à un Salon d’époque, d’une publication ou d’une étiquette historique est de nature à soutenir la confiance du marché. Plus la documentation est précise, plus l’impact potentiel sur la valeur est favorable.
Localisation des ventes. Les adjudications françaises forment le socle des références pour Jollain. Les ventes organisées à Paris, où se concentre l’expertise de tableaux anciens, constituent une base de comparaison utile pour situer la valeur d’une œuvre avant expertise individuelle.
Marché de l’art : demande, cote, valeur
La cote de Nicolas René Jollain s’inscrit dans la catégorie des tableaux anciens français du XVIIIe siècle de sujets mythologiques et allégoriques. La demande est régulière pour les huiles bien composées, à sujet lisible, aux dimensions adaptées et avec une attribution convaincante. Le marché distingue clairement les œuvres autographes des œuvres attribuées, ce qui explique l’éventail des prix observés. Les panneaux soignés de petit format et les huiles de moyen format constituent une offre significative sur laquelle se construisent les comparables récents.
Les fourchettes de prix publiées varient en fonction des critères énoncés ci-dessus. Les peintures de petit format, à thème prisé et attribution solide, se positionnent dans une zone de valeur accessible en regard d’autres peintres d’histoire plus cotés, tandis que les compositions ambitieuses, documentées et bien publiées, constituent des cas plus rares et concurrentiels. Les ventes tenues à Paris fournissent un échantillon constant d’enregistrements utiles pour une mise en perspective avant étude personnalisée.
Au-delà des adjudications, la visibilité éditoriale des œuvres, la qualité de la reproduction et la cohérence de la provenance jouent un rôle indirect sur la confiance des enchérisseurs. Une comparaison rigoureuse avec des œuvres passées en vente publique au cours des deux dernières décennies reste l’approche la plus fiable pour apprécier la valeur d’une peinture de Jollain.
Résultats de ventes
Les références ci-dessous offrent un aperçu représentatif de la diversité des sujets et formats passés en vente publique. Elles illustrent l’écart de valeur entre une œuvre autographe documentée et une œuvre “attribuée à”.
“Vénus et l’Amour”, huile sur panneau. Christie’s Paris, 22 juin 2005, Live Auction 5309, lot 93. Prix réalisé 12 000 €.
“Paul et Virginie au berceau”, huile sur toile. Sotheby’s Paris, 27 juin 2002, lot 75. Prix réalisé 9 500 €.
“Renaud et Armide”, panneau. Tajan, Paris, 25 octobre 2018, lot 27. Prix réalisé 7 500 €.
“Alexandre offrant Campaspe à Apelle”, huile sur toile, “attribué à”. Debaeque, 2025, lot 63. Prix réalisé 2 800 €.
Conclusion et estimation gratuite
Chaque peinture de Nicolas René Jollain doit être replacée dans son contexte, avec une vérification de l’attribution, du sujet et des références. Une étude de provenance et une comparaison précise avec les adjudications publiques permettent d’affiner la valeur. Pour une évaluation fiable et argumentée, contactez Fabien Robaldo. Vous recevrez une estimation gratuite, structurée et orientée marché, en s’appuyant sur des comparables pertinents et sur un réseau d’expertise reconnu, en lien avec MILLON.
FAQ
Qui était Nicolas René Jollain et quelle est sa spécialité ?
Peintre français né à Paris en 1732 et décédé en 1804, Nicolas René Jollain est reçu à l’Académie royale comme peintre d’histoire. Il traite des sujets mythologiques, allégoriques et moraux, parfois liés aux Salons du XVIIIe siècle.
Quelles peintures de Jollain apparaissent le plus souvent sur le marché ?
Des huiles sur toile ou sur panneau de petit à moyen format, à deux ou trois figures, autour de Vénus et l’Amour, Amour et Psyché, Cérès et Triptolème ou d’épisodes littéraires et historiques.
La signature est-elle indispensable pour estimer la valeur ?
Non. La signature renforce la lisibilité, mais une attribution solide, soutenue par des comparaisons publiées et des références de Salon, peut suffire à établir une valeur cohérente.
Huile sur toile ou huile sur panneau, y a-t-il un impact de valeur ?
Oui. À qualité comparable, la préférence des acheteurs peut varier selon le sujet et le format. Les panneaux soignés de petit format se placent correctement, tandis que des toiles de dimension plus importante peuvent soutenir une valeur supérieure.
Les œuvres “attribuées à” Jollain se vendent-elles moins cher ?
En règle générale, oui. L’écart entre “par”, “attribué à”, “atelier de” ou “entourage de” reflète des niveaux d’adhésion différents à l’autographie, et donc des niveaux de valeur distincts.
Le sujet influence-t-il la valeur d’une peinture de Jollain ?
Oui. Les thèmes reconnus et lisibles, appréciés des amateurs de tableaux anciens français, soutiennent mieux la demande et la valeur que des sujets plus rares ou difficiles à identifier.
Les références à un Salon du XVIIIe siècle ont-elles un impact ?
Oui. Une mention à un Salon ou une bibliographie renforce la documentation, ce qui peut améliorer la perception de valeur.
Quelles dimensions sont les plus recherchées aujourd’hui ?
Les formats compatibles avec un accrochage domestique contemporain sont recherchés. Les grandes compositions d’histoire sont moins fréquentes et nécessitent un public spécifique, mais peuvent atteindre une valeur plus élevée lorsqu’elles sont bien documentées.
Peut-on utiliser des comparables de dessins pour estimer une peinture ?
Les dessins éclairent la reconnaissance d’un sujet ou d’un style, mais la valeur d’une peinture se détermine à partir de comparables de peintures, de préférence de même format et de même niveau d’attribution.
À partir de quels documents commencer une estimation ?
Photographies nettes de face et de dos, détails de la surface, vues du cadre et dimensions exactes suffisent pour une première lecture. Ces éléments facilitent une estimation gratuite structurée.
Combien de temps faut-il pour obtenir une estimation ?
Après réception des informations de base, un premier retour intervient généralement rapidement. Selon la complexité du dossier, des précisions complémentaires peuvent être demandées avant de fixer une valeur indicative.
Comment obtenir une estimation gratuite avec Fabien Robaldo ?
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