Valeur des œuvres de Pablo Gargallo
Pablo Gargallo, sculpteur espagnol actif entre Barcelone et Paris au début du 20e siècle, occupe une place solide dans les ventes d’art moderne. Son corpus mêle masques en métal, figures en fer forgé et bronzes tirés en éditions limitées. Le marché retient surtout ses créations des années 1910 à 1933, où se distinguent des pièces emblématiques comme “Kiki de Montparnasse”, “Tête d’arlequin” et “Le Prophète”. Les adjudications récentes confirment une dynamique soutenue, avec des pointes importantes pour les œuvres iconiques et les tirages de qualité. Cette page présente un panorama factuel et orienté marché pour comprendre la valeur des œuvres de Gargallo et les facteurs qui la structurent.
L’objectif est d’offrir un repère clair aux propriétaires, héritiers et collectionneurs. Les éléments abordés portent sur les typologies, les matériaux, les périodes de création, les critères qui influencent la valeur, ainsi que des résultats de ventes vérifiés. Pour obtenir une indication personnalisée, une estimation gratuite par Fabien Robaldo est proposée.
Définition et description générale de la thématique
Les œuvres de Pablo Gargallo se répartissent entre sculptures en fer et cuivre façonnés, bronzes en éditions limitées, pièces uniques en métal et un ensemble plus rare de plâtres, plombs et dessins. Son langage formel privilégie la simplification des volumes, la découpe de la feuille métallique et l’assemblage. Les masques, têtes, torses et figures féminines constituent des typologies récurrentes. La présence de modèles emblématiques confère aux pièces une reconnaissance immédiate dans les catalogues de ventes et dans les collections publiques.
Au-delà des œuvres iconiques, le marché rencontre aussi des sujets d’atelier ou des variantes. Les bronzes existent souvent en éditions de sept exemplaires, parfois assorties de trois épreuves d’artiste. La mention du fondeur et la datation de la fonte jouent un rôle important dans l’analyse de la valeur. Les pièces de la fin de carrière, 1927-1933, concentrent une demande soutenue, notamment pour les masques en cuivre ou en bronze, les torses et certaines figures en fer.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Typologies principales
Masques et têtes. Les masques en cuivre découpé ou soudé et les variantes en bronze constituent une partie visible de l’offre de marché. Citons des titres recherchés comme “Masque d’Arlequin”, “Masque d’homme” ou “Masque de Picasso”. Leurs dimensions compactes, leur caractère emblématique et la rareté des variantes tirent la demande vers le haut.
Figures et torses. Les figures féminines, danseuses, cavaliers et torses en bronze ou fer, dont “Torse de jeune gitan”, apparaissent régulièrement en ventes publiques. Les formats moyens et les sujets lisibles sont privilégiés par les acheteurs, qui recherchent des pièces documentées dans le catalogue raisonné.
Pièces uniques et variantes. Certaines œuvres en fer forgé ou en plomb martelé apparaissent à titre plus occasionnel. Leur unicité et la notoriété du sujet peuvent produire des écarts de prix importants par rapport aux bronzes en édition.
Matériaux et fonderies
Cuivre, fer, plomb, bronze. Le cuivre découpé et assemblé et le fer façonné caractérisent des masques et figures d’esprit moderne. Le plomb se rencontre plus rarement pour des sujets spécifiques. Le bronze est le matériau le plus fréquent en ventes, notamment pour des éditions limitées réalisées du vivant de l’artiste ou postérieurement par la succession.
Fonderies et marquages. Les marquages de fondeur et les signatures aident à situer la période de fonte. Des fontes historiques et reconnues comme Godard, Andro Grandhomme, ou des fontes de la succession, sont régulièrement mentionnées dans les notices de vente. Ce paramètre influe sur la perception de la valeur au même titre que la présence au catalogue raisonné.
Périodes et styles
Période 1910-1923. Apparition des premiers masques et expérimentations sur la feuille métallique. Les pièces de ce segment, bien documentées, intéressent le marché par leur caractère fondateur.
Période 1924-1930. Consolidation des sujets féminins, des masques et de figures en fer. Les œuvres de cette période sont recherchées lorsqu’elles sont associées à un sujet emblématique ou à une édition bien référencée.
Période 1931-1933. Achèvement d’œuvres majeures et diffusion de modèles iconiques. Les pièces tardives régulièrement reproduites dans la bibliographie attirent une demande internationale.
Facteurs simples influençant la valeur
Sujet et iconicité. La présence d’un sujet emblématique comme “Kiki de Montparnasse”, “Tête d’arlequin” ou “Le Prophète” renforce la valeur. Les masques et têtes bien identifiés, publiés et exposés, bénéficient d’une demande soutenue.
Période de création. Les œuvres conçues entre la fin des années 1920 et 1933 concentrent souvent les adjudications élevées. À qualité comparable, une conception tardive et publiée peut soutenir une valeur supérieure.
Matériau et technique. Les masques en cuivre façonné ou les bronzes d’édition recherchée sont favorisés. Les formats aboutis, la lisibilité du sujet et la qualité d’exécution pèsent aussi dans la décision d’achat.
Édition et fonte. Distinction entre fonte du vivant de l’artiste et fonte postérieure, indication du fondeur, numérotation et respect de l’édition prévue. Ces éléments documentaires structurent la valeur des bronzes.
Provenance et bibliographie. Une provenance établie, une présence en expositions ou la reproduction dans le catalogue raisonné augmentent l’attractivité. La vérification rigoureuse des références est attendue par les acheteurs.
Marché de l’art, demande, cote, valeur
Le marché de Gargallo est international, avec des foyers dynamiques à Paris, Londres et Madrid. Les ventes publiques récentes confirment que les masques, figures féminines et torses bien documentés trouvent preneur à des niveaux soutenus. Les adjudications publiées par des maisons comme MILLON, Sotheby’s et Christie’s constituent des repères utiles. Les fourchettes varient selon le sujet, l’édition et la période de fonte, avec des écarts significatifs pour les pièces iconiques.
À titre indicatif, les sculptures apparaissent fréquemment entre 10 000 € et 200 000 € pour des formats modestes ou intermédiaires. Certains sujets emblématiques dépassent nettement ces niveaux, en particulier lorsqu’ils associent un thème reconnu et une fonte recherchée. Les dessins et aquarelles, plus rares en ventes, se situent généralement dans des montants inférieurs à ceux des sculptures. Ces repères doivent être affinés au cas par cas, en fonction des caractéristiques précises de l’œuvre.
Les résultats marquants des dernières années montrent un intérêt constant pour les modèles historiques et une prime pour les œuvres très publiées. L’offre demeure mesurée, ce qui soutient la valeur des pièces réapparues avec une documentation complète. Le positionnement de Gargallo dans l’art moderne, aux côtés d’artistes de la première moitié du 20e siècle, assure une visibilité durable auprès des collectionneurs.
Résultats de ventes vérifiés
Sélection de trois à quatre adjudications récentes et documentées, avec affichage des prix en euros. Ces exemples illustrent la sensibilité du marché aux sujets iconiques, aux éditions et aux fontes.
- “Tête d’arlequin (Version I)”, cuivre patiné, Sotheby’s Paris, 20 février 2025, lot 4. Prix de vente 377 000 € frais inclus.
- “Hommage à Marc Chagall”, bronze, Christie’s Paris, 23 octobre 2020, lot 178. Prix de vente 106 250 €.
- “Masque ‘La Tragédie'”, fer découpé, Christie’s Londres, 7 décembre 2016, lot 41. Prix de vente 398 684 € équivalent en euros.
- “Jeune fille espagnole”, bronze, Boisgirard-Antonini, Hôtel Drouot Paris, 13 juin 2025, lot 46. Prix de vente 33 800 €.
Ces adjudications reflètent des contextes différents de sujet, de matériau et d’édition. Elles sont utiles pour situer la valeur d’une œuvre donnée, sous réserve d’une analyse documentaire complète et d’une comparaison rapprochée avec des modèles similaires.
Conclusion – Obtenez une estimation gratuite
Si vous possédez une œuvre de Pablo Gargallo, la première étape consiste à réunir les informations disponibles: intitulé exact, matériau, dimensions, marquages de fondeur, historique de propriété et références bibliographiques. La comparaison avec des modèles publiés et des adjudications récentes permet d’établir un positionnement de valeur réaliste.
Pour obtenir un avis chiffré et argumenté, contactez Fabien Robaldo. Vous bénéficierez d’une estimation gratuite fondée sur l’étude du modèle, de l’édition, des références documentaires et des comparables. Cette analyse permet de sécuriser vos démarches, qu’il s’agisse de succession, de partage ou de projet de mise en vente en salle publique auprès d’acteurs reconnus comme MILLON.
FAQ
Qui était Pablo Gargallo et pourquoi ses œuvres intéressent-elles le marché ?
Artiste majeur de l’art moderne, Gargallo a développé des masques et figures en métal et des bronzes d’édition. Sa signature est immédiatement identifiable, ce qui soutient la demande.
Quels matériaux rencontre-t-on le plus souvent chez Gargallo ?
Cuivre et fer façonnés pour les masques et figures, bronze pour les éditions limitées, plus rarement le plomb et le plâtre.
Quels sujets sont les plus recherchés ?
Les masques et têtes iconiques comme “Tête d’arlequin” ou “Kiki de Montparnasse”, ainsi que certains torses et figures féminines publiés.
Les fontes du vivant ont-elles une valeur supérieure ?
En général oui, car elles sont plus proches de l’intention initiale et mieux documentées. Chaque cas doit toutefois être étudié sur pièces.
Quelle fourchette de prix pour une petite sculpture en bronze ?
On observe fréquemment des adjudications entre 10 000 € et 200 000 €, selon le sujet, l’édition et la période de fonte.
Les œuvres uniques en fer sont-elles plus rares ?
Oui, elles apparaissent moins souvent et peuvent générer des écarts de prix importants lorsqu’elles sont bien documentées.
Comment la provenance influe-t-elle sur la valeur ?
Une provenance continue et vérifiable renforce la confiance des acheteurs et soutient le niveau de prix.
Les dessins et aquarelles de Gargallo sont-ils recherchés ?
Ils existent mais restent minoritaires par rapport aux sculptures. Leurs prix sont généralement inférieurs à ceux des pièces en volume.
Quelles dimensions privilégie le marché ?
Les formats compacts à moyens se vendent régulièrement. Les pièces plus importantes, lorsqu’elles sont publiées, peuvent dépasser nettement la moyenne.
Faut-il un certificat ou une référence au catalogue raisonné ?
Une référence au catalogue raisonné et des archives probantes renforcent la crédibilité et la valeur de l’œuvre.
Où se jouent les adjudications les plus visibles ?
Principalement à Paris et Londres, avec une demande internationale. Les résultats publiés offrent des repères comparables.
Comment obtenir une estimation gratuite avec Fabien Robaldo ?
Transmettez des photos, dimensions, matériau, marquages et toute documentation. Fabien Robaldo délivre une estimation gratuite fondée sur des comparables récents.