Estimation Philippe Hosiasson (1898-1978)

Expertise Fabien Robaldo, portrait photo de l'expert en Noir et blanc

Philippe Hosiasson (1898-1978) est un peintre français, né à Odessa et décédé à Paris. Son nom est principalement associé à l’École de Paris et à une évolution marquée entre une phase figurative et une abstraction affirmée après la Seconde Guerre mondiale. Dans le cadre d’une demande d’expertise, l’enjeu est d’identifier précisément l’œuvre (technique, dimensions, période, signature, inscriptions, provenance) puis de la situer par rapport aux résultats comparables en ventes aux enchères.


Une estimation cohérente repose sur des éléments vérifiables. La technique (huile sur toile ou œuvre sur papier) joue un rôle direct sur la hiérarchie des prix. La période est également déterminante, notamment pour les compositions abstraites des années 1950-1960, souvent recherchées. La présence d’une date, d’un titre, d’une signature lisible et d’informations de provenance peut renforcer l’intérêt des collectionneurs. À l’inverse, une attribution incertaine, une absence d’éléments de contextualisation ou un format atypique peuvent limiter la demande.


Cet article propose des repères concrets pour comprendre la cote, la valeur et les critères d’analyse des œuvres de Philippe Hosiasson, avec une synthèse chiffrée et des exemples de résultats en enchères. L’objectif est de faciliter une première lecture du marché avant une expertise au cas par cas.


Domaines artistiquesPrix / Valeur / Cote
Peinture abstraite (huile sur toile)1 400 € – 6 000 €
Œuvres sur papier (technique mixte)400 €
Dessins (encre)40 €

 

Biographie

 

Philippe Hosiasson naît en 1898 à Odessa et meurt en 1978 à Paris. Il s’inscrit dans le contexte des artistes issus d’Europe de l’Est et installés en France au XXe siècle, souvent rattachés à l’École de Paris. Sa trajectoire est marquée par des déplacements et des contacts avec des milieux artistiques européens avant une installation durable en France.

 

Les éléments biographiques disponibles mentionnent des études à Odessa, puis des séjours à Berlin et à Rome au début de sa formation. À Paris, il développe progressivement une carrière de peintre, et sa production est documentée par des œuvres conservées dans des institutions publiques, notamment en France. Des ensembles datés des années 1930 sont connus, puis une évolution vers l’abstraction se confirme après 1947.

 

Sur le plan de la reconnaissance institutionnelle, des œuvres de Philippe Hosiasson figurent dans des collections publiques et sont répertoriées dans des bases d’institutions muséales. Cette présence constitue un point d’appui utile lors d’une expertise, notamment pour comparer des titres d’oeuvres, des datations, et des caractéristiques matérielles (support, technique, type de signature) avec les pièces passées en ventes publiques.

 

 

Style de l’artiste

 

Le style de Philippe Hosiasson se lit en deux grands registres. D’une part, une période où la figure, le personnage ou l’évocation du réel restent présents. D’autre part, une phase d’abstraction dans laquelle la composition s’organise par masses colorées, rapports de matières et construction de l’espace pictural. Cette seconde approche est souvent celle recherchée par le marché, en particulier lorsque l’œuvre se rattache aux décennies 1950 et 1960.

 

Dans les compositions abstraites, l’artiste privilégie fréquemment des surfaces travaillées, avec une importance donnée à la texture, à l’épaisseur de la couche picturale et à la structuration interne. Les formes peuvent être suggérées par des aplats, des superpositions ou des zones plus denses. La lecture n’est pas narrative. Elle repose sur des équilibres de couleurs, de rythmes et de tensions entre les zones du tableau.

 

Pour l’expertise, il est utile de distinguer les œuvres très gestuelles, celles plus architecturées, et celles où la palette est particulièrement structurée (contrastes marqués, alternance de zones sombres et claires). Ces éléments influencent la comparaison avec des lots déjà adjugés et, indirectement, la valeur attendue en enchères.

 

 

Techniques, matériaux, périodes

 

La production de Philippe Hosiasson comprend des peintures à l’huile sur toile, ainsi que des œuvres sur papier. En peinture, l’huile sur toile reste la technique la plus directement corrélée aux niveaux de prix les plus élevés, notamment pour les grands formats et les périodes considérées comme majeures. Sur papier, on rencontre des techniques mixtes, gouaches, aquarelles et encres, généralement plus accessibles en prix, même si certaines feuilles peuvent se distinguer par leur qualité, leur format ou leur provenance.

 

Les périodes mentionnées dans les sources muséales et les catalogues d’œuvres conservées incluent des pièces datées des années 1930, ainsi que des œuvres postérieures, jusqu’aux années 1970. Cette amplitude est importante pour l’estimation, car le marché ne valorise pas toutes les phases de manière identique. Les œuvres abstraites, surtout lorsqu’elles sont datées et clairement situées, sont plus simples à rapprocher de comparables en enchères.

 

On note également l’existence d’estampes, dont des lithographies conservées en collections publiques. Dans le cadre d’une estimation, une estampe signée et numérotée ne se traite pas comme une peinture unique. L’analyse portera sur la technique d’impression, la qualité du papier, la présence d’une signature manuscrite, le numéro d’exemplaire et, si possible, la référence dans un corpus documentaire fiable.

 

 

Analyse du marché

 

Le marché de Philippe Hosiasson se structure principalement autour des huiles sur toile, puis des œuvres sur papier. La dispersion des prix s’explique par des facteurs objectifs, facilement observables en salle des ventes. Le premier facteur est la technique. Une huile sur toile, surtout de grand format, se positionne généralement au-dessus d’une œuvre sur papier. Le second facteur est la période, avec une attention particulière portée aux années où l’abstraction de l’artiste est pleinement constituée.

 

Le format joue un rôle déterminant. Les grands formats offrent une présence visuelle qui correspond davantage à l’attente de certains collectionneurs d’abstraction. Dans les adjudications récentes publiées par MILLON, des huiles sur toile dépassent plusieurs milliers d’euros, ce qui constitue un repère utile pour les œuvres comparables par dimensions et par datation. À l’inverse, des travaux sur papier, même intéressants, se situent souvent à des niveaux plus bas, sauf cas particulier (feuille importante, provenance documentée, exposition, dédicace).

 

La signature et les inscriptions ont un impact direct sur la confiance du marché. Pour Hosiasson, on peut rencontrer une signature « Hosiasson » lisible, un monogramme, et parfois une date. Certaines œuvres portent un titre ou une mention au revers. Lors d’une expertise, ces éléments sont examinés avec précision, car ils conditionnent l’attribution et la capacité à rapprocher l’œuvre de référentiels connus. Le même raisonnement vaut pour la provenance et l’historique d’exposition, qui peuvent renforcer l’intérêt d’un lot.

 

Enfin, la lisibilité stylistique compte. Les œuvres dont l’esthétique correspond clairement au langage abstrait attendu (construction, matière, palette) sont plus faciles à situer sur le marché. À l’opposé, une pièce atypique, difficile à dater ou isolée d’un corpus connu, peut être plus délicate à estimer. Dans ce cas, le travail de comparaison se fait sur des critères techniques (support, préparation, pigments apparents, manière de signer) et sur des rapprochements de compositions documentées.

 

 

Analyse technique de la thématique

 

Une estimation de Philippe Hosiasson commence par l’identification exacte de l’objet. Il faut distinguer une peinture originale (huile sur toile), une œuvre sur papier (aquarelle, gouache, encre, technique mixte) et une estampe (lithographie). Chaque catégorie obéit à des logiques de marché et à des critères d’authentification différents. La présence d’un châssis, d’un cadre, d’un papier contrecollé ou non, et la nature des inscriptions au revers orientent immédiatement l’analyse.

 

Pour les huiles sur toile, l’examen porte notamment sur la signature, la datation, la manière d’appliquer la matière picturale et la cohérence stylistique avec les œuvres connues. Des lots publiés en ventes aux enchères mentionnent des œuvres signées et datées, parfois contresignées et titrées au dos, ce qui constitue un cadre de comparaison concret. À ce stade, l’objectif est de confirmer que l’œuvre correspond bien à une production cohérente de l’artiste, et de déterminer sa place probable dans la chronologie.

 

Pour les œuvres sur papier, l’analyse technique vérifie la nature des médiums (encre, aquarelle, gouache, technique mixte), le type de papier, la présence d’une signature manuscrite, et parfois une dédicace. Une feuille peut être une étude, une recherche autonome ou une composition aboutie. Sur le marché, ces distinctions comptent, car elles influencent la demande et donc la valeur. Les dimensions sont également déterminantes, tout comme la qualité de la composition et la période présumée.

 

Pour les estampes, il convient de vérifier s’il s’agit d’une lithographie originale, d’une épreuve signée, et si l’exemplaire est numéroté. Les institutions publiques conservent des lithographies de l’artiste, ce qui confirme l’existence de cette production et aide à situer certaines feuilles. En expertise, l’identification précise de l’édition et des mentions portées sur l’épreuve (signature, numérotation, date) reste essentielle avant de comparer à des résultats d’enchères.

 

 

Marché des enchères

 

  • MILLON, 09/06/2017, lot 243, « Composition abstraite verte », 1 400 €
  • MILLON, 16/06/2025, lot 27, « Sans titre, 1960 », 5 500 €
  • MILLON, 02/04/2025, lot 17, « Peinture, 1958 », 6 000 €
  • Rossini, 03/03/2023, lot 180, « Compositions, 72 et 73 », 40 €

 

Conclusion

 

L’estimation d’une œuvre de Philippe Hosiasson dépend principalement de la technique (huile sur toile, œuvre sur papier, estampe), de la période, du format, et de la qualité des éléments d’identification (signature, date, inscriptions, provenance). Les résultats d’enchères montrent une hiérarchie nette entre les grandes huiles sur toile et les œuvres sur papier, avec des écarts qui peuvent être importants d’un lot à l’autre.

 

Pour obtenir une fourchette adaptée à votre œuvre, une expertise fondée sur des comparables précis et sur l’examen des caractéristiques matérielles est indispensable. Vous pouvez demander une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. L’objectif est de déterminer une valeur cohérente au regard du marché, en s’appuyant sur des références documentées et des résultats de ventes publiques.

Qui est Philippe Hosiasson ?

Philippe Hosiasson (1898-1978) est un peintre français né à Odessa et décédé à Paris, rattaché à l’École de Paris et connu pour une production figurative puis abstraite.

Quelles techniques trouve-t-on le plus souvent chez Hosiasson ?

On rencontre surtout l’huile sur toile, ainsi que des œuvres sur papier (aquarelle, gouache, encre, technique mixte) et des lithographies.

Quels formats sont les plus recherchés ?

Les grands formats à l’huile sur toile, notamment pour les compositions abstraites, concentrent souvent le plus d’intérêt en enchères.

La période a-t-elle un impact sur la valeur ?

Oui. La période de réalisation influence la demande, surtout pour les œuvres abstraites d’après-guerre.

Comment reconnaître une signature de Philippe Hosiasson ?

On peut rencontrer une signature « Hosiasson », parfois un monogramme, et parfois une date. L’analyse se fait au cas par cas.

Une œuvre sur papier peut-elle avoir une cote élevée ?

Oui, mais la plupart des œuvres sur papier restent moins valorisées que les huiles sur toile. Le format, la qualité et la provenance jouent un rôle important.

Les lithographies de Hosiasson sont-elles recherchées ?

Les estampes peuvent intéresser les collectionneurs, mais la valeur dépend de l’édition, de la signature, de la numérotation et de la qualité de l’épreuve.

Quels éléments regarder avant une estimation ?

Technique, dimensions, signature, date, titre éventuel, inscriptions au revers, et provenance si elle est connue.

Pourquoi deux œuvres similaires peuvent-elles avoir des prix très différents ?

Les écarts s’expliquent par la période, le format, la technique, la qualité picturale, et la présence d’éléments de documentation (provenance, exposition).

Une œuvre intitulée « Sans titre » est-elle normale chez Hosiasson ?

Oui. Le titre « Sans titre » est fréquent en art abstrait, et apparaît dans des lots et références institutionnelles.

Comment utiliser les résultats d’enchères pour se repérer ?

Ils servent de points de comparaison, à condition de rapprocher des œuvres réellement comparables (technique, dimensions, période, qualité, provenance).

Comment demander une estimation gratuite pour une œuvre attribuée à Hosiasson ?

Vous pouvez solliciter une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo en transmettant des photos nettes (face, signature, dos) et les dimensions.

 

*Les informations publiées sur ce site ont un objectif exclusivement informatif. Nous ne délivrons aucun certificat d’authenticité lorsqu’une estimation est demandée en ligne. Les estimations fournies restent sous toutes réserves de l’avis des artistes, fondations, comités ou instances officielles compétentes et reconnues.

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