Estimation Roderic O’Conor : estimation des œuvres de Roderic O’Conor

Expertise des œuvres de l'artiste et présentation de celui-ci, auportrait de "Roderic O’conor” (v. 1903)

Estimation Roderic O’Conor – introduction

Peintre irlandais actif en France, Roderic O’Conor occupe une place solide sur le marché international avec des œuvres recherchées par les collectionneurs d’art moderne. Cette fiche présente une lecture claire et opérationnelle pour comprendre comment positionner la valeur d’un tableau, d’un dessin ou d’une estampe d’O’Conor, selon les types d’œuvres, les périodes et les critères observés sur le marché.

Définition et périmètre de la thématique

 

Roderic O’Conor, né en 1860 et décédé en 1940, est associé à l’avant-garde post-impressionniste, notamment autour de Pont-Aven. Sa production couvre des huiles sur toile et sur panneau, des dessins, ainsi qu’un corpus d’estampes. Les sujets dominants sont les paysages de Bretagne et de Cassis, les marines, des figures féminines et des natures mortes. L’atelier fut dispersé à Paris en 1956, événement qui a structuré l’offre sur le marché secondaire pendant plusieurs décennies.

Dans une optique d’estimation, on considère l’authenticité, le médium, la date, le sujet et les références publiques de l’œuvre. La valeur d’un O’Conor varie fortement selon qu’il s’agit d’une huile significative de la période bretonne, d’un paysage de Cassis, d’une nature morte des années 1910-1920, d’un dessin abouti ou d’une estampe. Les œuvres majeures, clairement datées, bien documentées, et liées à des expositions ou publications, concentrent la demande et atteignent des prix élevés.

 

Typologies, matériaux, périodes, styles

 

Huiles sur toile et sur panneau

 

Les huiles constituent le cœur de la cote. Les paysages de Bretagne des années 1890, les marines de la fin des années 1890 et les vues de Cassis autour de 1913 tirent la valeur vers le haut. Les natures mortes et figures des années 1910-1920 forment un segment recherché, avec des résultats solides en salle. Les panneaux de petit format, lorsqu’ils condensent les caractéristiques stylistiques attendues, restent compétitifs mais s’inscrivent en dessous des grandes toiles historiques.

 

Dessins et œuvres sur papier

 

Les dessins à la pierre noire, les études et feuilles abouties couvrent des sujets bretons, portraits et recherches de composition. Leur valeur dépend de la qualité plastique, de l’attribution sans réserve et de la proximité avec des compositions peintes connues. Les feuilles avec inscriptions de l’artiste ou liens directs à des expositions gagnent en attractivité.

 

Estampes et portfolio

 

Le corpus gravé d’O’Conor comprend des eaux-fortes, parfois réattribuées historiquement, aujourd’hui clarifiées par la littérature spécialisée. Ce segment offre un ticket d’entrée plus accessible. Les épreuves rares, d’état précoce ou associées à une provenance reconnue, enregistrent de meilleures valeurs relatives.

 

Périodes et zones géographiques clés

 

La période bretonne au début des années 1890 est déterminante pour la valeur car elle concentre des œuvres pivot. Les marines de la fin des années 1890 sont également fortement suivies. Les œuvres de Cassis, autour de 1913, bénéficient d’un intérêt soutenu, confirmant l’importance de cette séquence dans le marché d’O’Conor. Les natures mortes et portraits des années 1915-1927 affichent une liquidité régulière, sous réserve de qualité picturale et d’une attribution non contestée.

 

Facteurs simples influençant la valeur

 

Médium, dimensions, composition

 

L’huile sur toile de grand format obtient en général la meilleure valeur, surtout pour les paysages et marines emblématiques. Les œuvres sur panneau, plus modestes, restent recherchées si elles condensent le langage visuel d’O’Conor. Les compositions structurées et lisibles obtiennent de meilleurs résultats que des études d’atelier de caractère préparatoire.

 

Datation, sujet, période

 

La date influe directement sur la valeur. Les années bretonnes des débuts 1890 et les marines de la fin des années 1890 dominent. Les vues de Cassis vers 1913 sont un repère favorable. Les sujets iconiques – arbres balayés par le vent, falaises et rochers, rivages bretons, baies méditerranéennes – sont clairement identifiés par les acheteurs.

 

Signature, inscriptions, cachet d’atelier

 

La présence d’une signature autographe, d’inscriptions d’époque ou du cachet “atelier O’CONOR” sur le revers structure la confiance. Le cachet d’atelier, fréquent après la vente de 1956, confirme un passage par le fonds de l’artiste et contribue positivement, sans se substituer à l’analyse d’attribution. La valeur est renforcée lorsque ces éléments s’accompagnent d’une documentation claire.

 

Provenance, expositions, bibliographie

 

Une provenance cohérente, une présence en exposition institutionnelle et la citation dans la littérature – notamment le catalogue de Jonathan Benington – sont des moteurs de valeur. Les renvois aux numéros de catalogue raisonné, lorsqu’ils existent, appuient la traçabilité. Les œuvres liées à des prêts de longue durée dans des musées bénéficient d’une perception qualitative supérieure.

 

Marché de l’art – demande, cote, valeur

 

Le marché d’O’Conor s’appuie sur une demande internationale avec des points de force à Dublin, Londres et Paris. Les maisons spécialisées en art moderne irlandais, ainsi que certaines ventes thématiques, alimentent la liquidité. Les sommets de prix sont observés sur des toiles majeures bretonnes ou des marines ambitieuses, tandis que les œuvres sur papier et les estampes constituent une porte d’entrée. Le segment a montré sa résilience, avec des pics confirmés dans les années 2000 et des pointes récentes à Dublin. L’écart de valeur entre une huile capitale, un panneau de petit format, un dessin et une estampe peut être d’un facteur important, d’où l’importance d’un cadrage précis avant une mise en vente.

Les places de marché privilégient l’attribution claire, la documentation et les sujets identifiables de Pont-Aven, du littoral breton ou de Cassis. À l’intérieur d’une même catégorie, la variation de valeur s’explique par le format, la qualité picturale, l’historique d’expositions et la notoriété d’anciennes provenances. Les adjudications publiques récentes à Dublin ont rappelé l’appétit pour des œuvres de référence, tandis que des ventes à Londres ont ponctuellement établi des niveaux records historiques cités par la presse spécialisée.

 

Résultats de ventes 

 

Les exemples ci-dessous illustrent des niveaux de prix obtenus, en euros, pour des typologies caractéristiques. Les informations indiquent maison, date, lot et prix de vente lorsqu’ils sont publiquement disponibles.

  • Dublin, de Veres, 14 juin 2022 – Lot 14 – “Landscape with Trees” – 300 000 €.

  • Dublin, de Veres, 14 juin 2022 – Lot 17 – “The Breaking Wave” – 230 000 €.

  • Dublin, de Veres, 14 juin 2022 – Lot 18 – “Sea and Red Rocks” – 70 000 €.

  • Dublin, Whyte’s, 19 octobre 2020 – Lot 20 – “Fleurs sur une chaise” – 42 000 €.

 

À titre de repère historique, la presse a rapporté un record au milieu des années 2000 pour une toile pointilliste de 1890, confirmant la capacité du marché à valoriser des œuvres majeures. Ce jalon reste utile pour contextualiser la fourchette haute de la valeur des meilleures toiles, même si chaque adjudication reste propre au sujet, à la période et à la documentation de l’œuvre considérée.

 

Conclusion – demander une estimation gratuite

 

La cote de Roderic O’Conor repose sur des corpus identifiés: paysages bretons du début des années 1890, marines de la fin des années 1890, vues de Cassis, natures mortes et figures des années 1910-1920. La valeur d’une œuvre est déterminée par le médium, la période, le sujet, l’attribution, la provenance et les références publiques. Pour positionner précisément une pièce et vérifier son potentiel sur le marché, sollicitez une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo, en lien avec MILLON. Un avis documenté, fondé sur des comparables récents et sur la littérature spécialisée, permet d’orienter au mieux toute décision.

 

FAQ

 

Quelle est la fourchette de valeur des huiles de la période bretonne de Roderic O’Conor?

Les grandes toiles abouties de la première moitié des années 1890 se situent en haut de marché. La valeur exacte dépend du sujet, du format, de la documentation et des comparables récents.

Les marines de la fin des années 1890 sont-elles très recherchées?

Oui, les marines ambitieuses de cette période montrent une demande soutenue, surtout lorsqu’elles combinent format significatif, attribution claire et provenance documentée.

Les œuvres de Cassis autour de 1913 influencent-elles la valeur?

Oui, ce groupe bénéficie d’une bonne visibilité et de références d’exposition. Il s’agit d’un repère favorable pour l’estimation.

Une signature au revers ou un cachet d’atelier change-t-il la valeur?

La présence d’une signature autographe et du cachet “atelier O’CONOR” contribue positivement à la confiance des acheteurs, surtout si elle s’accompagne d’une provenance claire et de références bibliographiques.

Quelle place occupent les natures mortes des années 1910-1920?

Ce segment est régulier, avec des prix bons à très bons selon la qualité picturale, le format et les références publiques.

Les dessins d’O’Conor sont-ils liquides?

Oui, les feuilles abouties, liées à des compositions peintes ou exposées, sont recherchées. Les études rapides ont des valeurs plus contenues.

Les estampes d’O’Conor constituent-elles un bon point d’entrée?

Oui, les gravures offrent des prix plus accessibles. Les épreuves rares ou d’état précoce obtiennent de meilleurs résultats.

La provenance influe-t-elle fortement sur l’estimation?

Une provenance continue et vérifiable, surtout si elle implique une acquisition ancienne et des prêts institutionnels, renforce la valeur.

Que change l’inscription dans la littérature spécialisée?

L’indexation dans le catalogue de référence et les citations en bibliographie renforcent la traçabilité et soutiennent la valeur.

Peut-on comparer deux huiles de formats très différents?

Oui, mais la comparaison doit intégrer le format, le sujet, la période et les références publiques. À sujet équivalent, un grand format justifie souvent une valeur supérieure.

Comment se positionne le marché d’O’Conor entre Dublin, Londres et Paris?

La demande est internationale. Dublin concentre plusieurs résultats significatifs, Londres a porté des jalons historiques, Paris intervient sur des vacations dédiées et des collections particulières.

Comment obtenir une estimation gratuite rapide?

Contactez Fabien Robaldo avec des photos recto-verso, dimensions, technique, détails d’inscriptions et toute information de provenance. Une estimation gratuite vous sera proposée avec des comparables récents.

 

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