Estimation Rupert Carabin (1862-1932)
Figure majeure de l’Art nouveau, François-Rupert Carabin se distingue par un corpus mêlant sculpture, mobilier et arts décoratifs. Ses bronzes de danseuses, ses encriers figuratifs et ses pièces de mobilier sculpté apparaissent régulièrement en ventes publiques, avec des résultats variables selon la typologie, la période et la rareté. Cette page dresse un panorama factuel pour comprendre la valeur de ses œuvres et situer les fourchettes observées aux enchères.
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| Domaines artistiques | Prix / Valeur / Cote |
|---|---|
| Sculptures en bronze individuelles | De 3 825 € à 40 722 € |
| Séries et ensembles de bronzes | Jusqu’à 133 875 € |
| Mobilier sculpté et fontaines | Autour de 69 850 € |
Biographie factuelle
François-Rupert Carabin naît à Saverne en 1862 et décède à Strasbourg en 1932. Formé à Paris, il débute comme sculpteur ornemaniste avant d’exposer régulièrement à la fin du XIXe siècle. Il se fait connaître par des meubles sculptés et des objets où la figure féminine tient un rôle structurel.
Autour de 1895-1900, il développe un vocabulaire Art nouveau reconnaissable, décliné en bronzes, grès émaillés et bois sculptés. Son travail de photographe et de médailleur complète sa pratique. Après la Première Guerre mondiale, il est nommé à la direction de l’École des arts décoratifs de Strasbourg, poursuivant une activité d’enseignement et de création.
Des œuvres de référence sont conservées dans des institutions françaises, dont des pièces de mobilier et des sculptures qui permettent de situer son évolution et ses matériaux de prédilection.
Style de l’artiste
Le style de Carabin se caractérise par l’intégration fonctionnelle de figures féminines et animales dans la structure des objets. Les volumes restent maîtrisés et lisibles, avec une attention portée à l’anatomie et aux appuis. La ligne est continue, les surfaces sont souvent tendues, et les détails servent l’architecture d’ensemble.
Dans les bronzes de danseuses et les groupes, les attitudes sont précises, déterminées par l’équilibre. Les compositions décoratives privilégient la répétition et la symétrie partielle, sans surcharge. Le rapport forme-fonction est direct dans les encriers, drageoirs et candélabres.
Techniques, matériaux, périodes
Bronze
Bronzes à patines brune ou médaille, édités à petites séries. Présences de signatures “R. Carabin” et numérotations. Les fontes d’éditeur comme Susse pour certains modèles sont documentées. Formats de petite à moyenne dimension pour les danseuses et groupes.
Grès et céramique
Pièces utilitaires et décoratives en grès émaillé ou terre cuite émaillée. Les encriers à motif de femme et pieuvre ou de femme à la coloquinte sont des typologies récurrentes autour de 1895-1900. Marquages par chiffre de l’artiste et numéros d’édition.
Bois et mobilier
Meubles sculptés en noyer, chêne ou poirier. Éléments figuratifs intégrés à la structure. Quelques modèles complexes associent bois, grès et métal, comme des fontaines-lavabos, rares sur le marché.
Périodes
La décennie 1890-1900 constitue le cœur de la production recherchée. Les variations de patine, d’édition et de matériaux influent sur la hiérarchie des prix observés.
Analyse du marché: typologies, cote, valeur, facteurs déterminants
Le marché de Carabin se concentre autour de trois ensembles distincts. Premièrement, les bronzes individuels de danseuses et les groupes figuratifs de petit à moyen format. Ils constituent un flux régulier de transactions, avec des prix dépendant du modèle, de la qualité de fonte et de la rareté de l’édition.
Deuxièmement, les séries et ensembles, notamment les suites de danseuses ou de figures. Ces lots, plus rares, concentrent une demande soutenue et affichent des niveaux de prix supérieurs lorsqu’ils réunissent plusieurs éléments d’une même série.
Troisièmement, le mobilier sculpté et les pièces mixtes mobilier-arts du feu. Leur présence aux enchères est moins fréquente, mais les adjudications révèlent des niveaux significatifs, soutenus par la rareté et par la place documentaire de ces modèles dans l’histoire des arts décoratifs.
Les facteurs déterminants de valeur sont la typologie, la période d’exécution, l’édition ou la présence d’un fondeur identifié, la signature et la cohérence des dimensions avec le modèle répertorié. L’iconographie joue un rôle, notamment les sujets de danse, les figures féminines et les objets utilitaires figuratifs.
Analyse technique de la thématique (matériaux, périodes, écoles, caractéristiques)
Matériaux. Le bronze domine les adjudications courantes, avec patines brune, médaille ou brune nuancée. Les grès émaillés et terres cuites émaillées interviennent dans les encriers et récipients, souvent signés et numérotés. Le noyer et d’autres bois durs caractérisent le mobilier sculpté, parfois associé à du grès et de l’étain pour des fontaines.
Périodes. Les modèles datés vers 1895-1902 sont les plus recherchés. Les exemplaires postérieurs, rééditions ou fontes tardives se situent généralement à des niveaux inférieurs, à modèle comparable.
Écoles et contexte. Carabin s’inscrit dans l’Art nouveau français, avec une approche constructive de la figure. Les échanges avec la Sécession viennoise et la présentation en salons de la fin du XIXe siècle fournissent un cadre de diffusion et de documentation des modèles.
Caractéristiques. Signatures “R. Carabin”, marquages d’édition et, pour certains bronzes, cachets de fondeurs. Les séries de danseuses présentent des lettres ou numéros sous la base. Les encriers portent des cotes de l’artiste et des numéros d’édition.
Marché des enchères: résultats récents et repères
- Aguttes, Neuilly, lot ancré sur une suite de six bronzes de danse “Loïe Fuller” vers 1896-1897. Adjugé 133 875 € (lot 20). Date selon la page du lot.
- Tessier & Sarrou et Associés, Paris, “Fontaine-lavabo” vers 1898. Adjugé 69 850 € (lot 1).
- Aguttes, Neuilly, “Danseuse au tutu”, bronze, vers 1910. Adjugé 3 825 € (lot 373).
Ces résultats illustrent trois segments de prix: la pièce de mobilier et fontaine, l’ensemble de bronzes de série et le bronze individuel de petite dimension.
Conclusion
Le marché de François-Rupert Carabin est structuré par la typologie et la rareté. Les ensembles et les meubles sculptés atteignent des niveaux élevés, tandis que les bronzes individuels montrent une amplitude de prix selon les modèles et les éditions. Pour situer précisément une pièce, l’analyse du modèle, des marquages et des références bibliographiques est essentielle.
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FAQ
Comment reconnaître un bronze authentique de Rupert Carabin?
Vérifier la signature “R. Carabin”, la cohérence du modèle avec la bibliographie, et la présence éventuelle d’un cachet d’éditeur reconnu. Les numérotations sous la base sont fréquentes sur certaines séries.
Quelles périodes de Carabin sont les plus recherchées?
Les modèles conçus autour de 1895-1902 concentrent l’attention des enchérisseurs, qu’il s’agisse de bronzes de danseuses, d’encriers ou de mobilier sculpté.
Une réédition influence-t-elle la valeur?
Oui. À modèle identique, une fonte d’époque et une édition reconnue se situent généralement plus haut qu’une réédition tardive.
Les encriers en grès émaillé sont-ils recherchés?
Oui. Les encriers figuratifs, dont “Femme-Pieuvre” ou “Femme à la coloquinte”, sont bien identifiés par le marché, avec des prix dépendant du modèle, de l’état d’édition et des marquages.
Les ensembles de danseuses forment-ils une catégorie à part?
Oui. Les suites complètes ou quasi-complètes de danseuses se positionnent au-dessus des prix observés pour des bronzes isolés, en raison de leur rareté et de leur cohérence de série.
Quels matériaux Carabin a-t-il le plus utilisés?
Le bronze pour les statuettes et groupes, le grès émaillé pour des objets utilitaires et décoratifs, et le noyer pour le mobilier sculpté. Des pièces mixtes associent bois, grès et métal.
Quelle importance pour la provenance?
Une provenance documentée, notamment des collections ou expositions connues, soutient la valeur et facilite la lecture du marché.
Comment faire estimer une œuvre?
Transmettez des photographies nettes, dimensions, signature, inscriptions éventuelles et toute information documentaire. Fabien Robaldo propose une estimation gratuite sur ces bases.
Un meuble sculpté atteint-il des niveaux de prix élevés?
Oui. Les meubles ou pièces assimilées, comme une “Fontaine-lavabo”, peuvent atteindre des adjudications significatives, reflétant leur rareté et leur caractère emblématique.
Existe-t-il des références muséales utiles?
Oui. Des musées conservent des œuvres de Carabin. Ces notices permettent de vérifier modèles, matériaux et datations.
Les signatures varient-elles?
La forme “R. Carabin” est la plus courante. Sur des objets utilitaires en céramique, on rencontre des cotes et numérotations associées au chiffre de l’artiste.
Quel est le délai d’une estimation?
Après réception des informations, le retour est rapide. Contactez Fabien Robaldo pour une estimation gratuite et confidentielle.