Estimation Torii Kotondo – estimation des estampes japonaises de Torii Kotondo
Les estampes de Torii Kotondo occupent une place recherchée sur le marché du shin-hanga. Cette page présente une vue claire et factuelle pour comprendre la production de l’artiste, reconnaître les principales séries et éditeurs, identifier les critères simples qui influencent la valeur, situer la demande actuelle et consulter des résultats de ventes vérifiés. Pour obtenir une estimation gratuite, vous pouvez contacter Fabien Robaldo, en partenariat avec MILLON.
Introduction
Torii Kotondo, actif entre la fin des années 1920 et le milieu des années 1930, est associé au renouveau des estampes japonaises dit shin-hanga. Sa production éditée en tirages limités, centrée sur le thème du bijin-ga, fait l’objet d’une demande régulière. Les premiers tirages publiés à Tokyo par Sakai-Kawaguchi ou Ikeda Tomizo sont recherchés, tandis que les retirages postérieurs identifiés se rencontrent à des niveaux de valeur plus accessibles. L’objectif de cette page est d’orienter rapidement le propriétaire d’une estampe de Kotondo vers une estimation gratuite fiable et argumentée.
Définition et description générale
Torii Kotondo appartient à la lignée Torii, connue pour ses images d’acteurs de kabuki, mais il s’illustre surtout dans le bijin-ga, portraits de femmes. Il réalise une vingtaine d’estampes majeures entre 1929 et 1934. Les formats sont le plus souvent dai oban tate-e, environ 47 x 29 cm. Les sujets déclinent des scènes de toilette, de coiffure, de saison ou d’intérieur, typiques du shin-hanga. Les compositions portent signature “Kotondo ga” et cachets usuels de l’artiste et de l’éditeur. Les mentions d’édition au verso et les gaufrages en marge inférieure sont fréquents sur les tirages d’époque. Ces éléments factuels aident à situer l’œuvre et sa valeur sur le marché.
Typologies, matériaux, périodes, styles
Typologies d’œuvres et titres clés
La majorité des estampes de Kotondo appartiennent au bijin-ga. Parmi les titres souvent rencontrés figurent “Kamisuki” 1933, “Nagajuban” 1929, “Yuki” 1929, “Yuge” 1929, “Asa negami” 1930, “Natsuko” vers 1934, “Yoru no ume” 1934 et “Oboro haru” vers 1930. Ces titres apparaissent régulièrement dans les catalogues et archives de ventes et constituent des repères utiles lors d’une estimation gratuite.
Éditeurs et marquages d’édition
Deux éditeurs historiques dominent la production des meilleurs tirages de Kotondo. D’une part Sakai-Kawaguchi, parfois noté “Kawaguchi and Sakai”, qui publie en 1929 des séries limitées, souvent “200” avec numérotation au verso et titre gaufré en marge. D’autre part Ikeda Tomizo, actif pour des éditions de “100” exemplaires autour de 1933-1934. Les mentions d’édition au verso et les sceaux d’éditeur sont des indicateurs factuels importants pour la valeur d’un tirage d’époque.
Matériaux et procédés usuels
Les estampes sont des gravures sur bois imprimées en couleurs sur papier japonais. Des rehauts de mica ou des gaufrages peuvent apparaître, notamment sur des œuvres comme “Kuchibeni” ou “Kamisuki”. Ces finitions confirment une édition soignée et peuvent contribuer à la valeur lorsque l’édition d’origine est avérée.
Période de création
La période la plus recherchée couvre 1929 à 1934, c’est-à-dire les tirages publiés à Tokyo par Sakai-Kawaguchi et Ikeda. Cette fenêtre de production, resserrée et bien documentée, soutient la perception de rareté et de valeur des premiers tirages.
Facteurs simples influençant la valeur
Éditeur et tirage. La présence d’un sceau d’éditeur historique et d’une mention de tirage limité contribue positivement à la valeur. Les éditions “100” d’Ikeda et “200” ou “300” de Sakai-Kawaguchi sont particulièrement attendues.
Datation et première édition. Une datation comprise entre 1929 et 1934, accompagnée de marquages cohérents, est un bon indicateur pour la valeur. Les retirages postérieurs, clairement identifiés, se situent généralement sur une échelle de prix inférieure.
Sujet et titre. Certains sujets iconiques, à l’image de “Kamisuki”, “Yuki” ou “Nagajuban”, bénéficient d’une demande soutenue. Un titre immédiatement reconnaissable peut améliorer la valeur par effet de notoriété sur le marché.
Format. Le format dai oban tate-e, standard chez Kotondo, facilite la comparaison avec des résultats antérieurs. L’homogénéité de format aide à positionner la valeur relative entre titres et éditions.
Provenance et documentation. Une provenance claire, la présence d’inscriptions d’édition au verso, de catalogues ou d’archives de vente passées peuvent sécuriser l’attribution et soutenir la valeur lors d’une adjudication.
Marché de l’art, demande, cote, valeur
La cote de Kotondo reflète un marché structuré et international. Les tirages d’époque édités par Sakai-Kawaguchi en 1929 et par Ikeda en 1933-1934 concentrent la demande et atteignent des niveaux significatifs de valeur. À l’inverse, les retirages modernes identifiés, notamment publiés au Japon à la fin du XXe siècle, s’échangent à des niveaux plus accessibles. Les ventes aux enchères à New York et Londres animent le haut de marché, tandis que Paris et les places européennes présentent régulièrement des œuvres d’Ikeda ou de Sakai-Kawaguchi, ce qui permet des comparaisons en euros utiles pour l’estimation gratuite.
À titre indicatif, le spectre observé s’étend de quelques centaines d’euros pour des retirages postérieurs clairement identifiés jusqu’à plusieurs milliers d’euros pour des tirages d’époque, avec des pointes à plusieurs dizaines de milliers d’euros pour les sujets iconiques en édition limitée. La dispersion régulière de titres comme “Kamisuki”, “Yuki” ou “Nagajuban” offre un référentiel comparatif stable pour objectiver la valeur d’un exemplaire donné.
Résultats de ventes
Les exemples ci-dessous illustrent des adjudications documentées, avec maison, date, lot et prix converti en euros lorsque nécessaire. Ils ne constituent pas une garantie de prix, mais un repère factuel pour situer la valeur au regard d’un titre, d’un éditeur et d’une période.
“Kamisuki”, Bonhams New York, 22 septembre 2021, lot 959. Adjugé 41 299,56 € (47 812,50 USD).
“Nagajuban”, Bonhams New York, 23 mars 2022, lot 620. Adjugé 8 045,61 € (8 925 USD).
“Kamisuki”, Christie’s New York, 22 mars 2022, lot 248. Adjugé 2 158,12 € (2 394 USD).
“Kamisuki”, Christie’s New York, Arts of Asia Online, 15-29 mars 2023, lot 43. Adjugé 1 854,30 € (2 016 USD).
Conclusion – obtenir une estimation gratuite
Si vous possédez une estampe de Torii Kotondo, une identification précise du titre, de l’éditeur et du tirage permet d’objectiver sa valeur. Transmettez des photographies recto-verso, les dimensions de la feuille et les marquages visibles. Fabien Robaldo, avec le soutien de MILLON, réalise une estimation gratuite documentée et sans engagement, fondée sur des ventes comparables et des données publiques récentes. Vous recevez une fourchette indiciaire, des références utiles et, le cas échéant, des recommandations de stratégie de mise en marché adaptées à votre situation.
FAQ
Quelles informations fournir pour une estimation gratuite de votre estampe Torii Kotondo ?
Des photos nettes du recto et du verso, les dimensions de la feuille, la lecture des sceaux et mentions d’édition, ainsi que tout document d’origine facilitent une estimation gratuite et rapide.
Comment reconnaître un tirage d’époque par rapport à un retirage postérieur ?
Les tirages d’époque montrent généralement sceaux d’éditeur historiques et mentions de limitation au verso. Les retirages postérieurs portent des marques d’éditeurs différents et des indications contemporaines de réimpression.
Les éditions “100”, “200” ou “300” influencent-elles la valeur ?
Oui. À titre général, une édition limitée identifiable soutient la valeur, notamment les éditions “100” d’Ikeda et “200” ou “300” de Sakai-Kawaguchi.
Les titres les plus recherchés sont-ils toujours les plus chers ?
La notoriété d’un titre comme “Kamisuki” pèse sur la valeur, mais l’éditeur, la période et les marquages restent déterminants dans l’estimation.
Quelle est la taille standard des estampes de Kotondo ?
Le format le plus courant est le dai oban tate-e, environ 47 x 29 cm, ce qui facilite la comparaison de marché entre titres et éditions.
Un gaufrage ou l’emploi de mica jouent-ils sur la valeur ?
Ces finitions confirment souvent une édition soignée. Combinées à une édition d’origine et à des marquages cohérents, elles peuvent soutenir la valeur.
Un retirage des années 1980 a-t-il une valeur de collection ?
Oui, mais à un niveau inférieur aux tirages d’époque. Ces retirages constituent une porte d’entrée accessible au corpus de Kotondo.
Que signifie la numérotation manuscrite au verso ?
Elle indique l’exemplaire au sein d’une édition limitée et facilite la comparaison avec les résultats de ventes publiés.
Les maisons de ventes internationales et parisiennes suivent-elles la même demande ?
La demande est internationale. New York et Londres animent le haut de marché, Paris et l’Europe offrent des références régulières en euros qui aident à situer la valeur.
Combien de temps faut-il pour obtenir une estimation gratuite ?
Après réception d’images et d’informations complètes, un premier avis d’estimation gratuite est en général communiqué sous quelques jours ouvrés.
Pouvez-vous estimer plusieurs estampes d’un même ensemble ?
Oui. Une estimation groupée permet d’identifier les titres, de vérifier les éditeurs et de positionner la valeur de chaque pièce.
Pourquoi confier l’estimation à Fabien Robaldo et MILLON ?
Fabien Robaldo s’appuie sur des comparables publics et l’expertise de MILLON pour délivrer une estimation gratuite, claire et alignée sur le marché.