Estimation Vilmos Zsolnay (1828-1900)
Vilmos Zsolnay occupe une place centrale dans l’histoire de la céramique d’Europe centrale. Sa manufacture de Pécs a développé la glaçure irisée “éosin” et a diffusé un vocabulaire Art nouveau devenu emblématique. Le marché des enchères reflète aujourd’hui une demande régulière pour les vases, cache-pots, coupes et éléments décoratifs portant les marques de Pécs. Ce guide présente une vision claire de la valeur des œuvres, des techniques et des facteurs qui influencent les prix, afin d’éclairer une démarche d’estimation gratuite avec Fabien Robaldo.
Les adjudications récentes montrent des écarts sensibles selon l’époque, la complexité des décors et l’état de conservation. Les pièces de la “période éosin” de la fin du XIXe siècle et du tout début du XXe siècle concentrent l’intérêt. Les réalisations plus tardives, y compris les productions de l’entre-deux-guerres, restent accessibles. Les sujets naturalistes, les formes architecturées et certaines références orientalistes structurent l’offre et les niveaux de prix.
| Domaines artistiques | Prix / Valeur / Cote |
|---|---|
| Vases Art nouveau à glaçure éosin 1896-1908 | 80 € – 3 380 € |
| Cache-pots et coupes décoratives fin XIXe – début XXe | 160 € – 3 640 € |
| Grandes pièces décoratives fin XIXe “Alhambra”, modèles élaborés | 3 000 € – 3 200 € |
| Bols et vide-poches émaillés éosin | 1 000 € – 1 100 € |
| Pièces tardives 1920-1937 éosin vert | 80 € – 190 € |
| Éléments architecturaux et pièces de présentation | 200 € – 4 000 € |
Biographie factuelle
Vilmos Zsolnay naît en 1828 et reprend l’atelier familial à Pécs dans les années 1860. Il structure la production, modernise les procédés et fait évoluer l’entreprise vers une manufacture reconnue à l’international. Son nom reste associé à une recherche technique continue, à la mise au point de glaçures et à une large diffusion stylistique à l’époque de la Sécession.
La glaçure irisée dite “éosin” est stabilisée à partir des années 1890, avec une présentation remarquée à la fin du siècle. Les formes et décors se nourrissent des tendances Art nouveau et de références historiques et orientalistes. Vilmos Zsolnay meurt en 1900. La fabrique poursuit son activité au XXe siècle avec des adaptations stylistiques et techniques, y compris des productions de l’entre-deux-guerres et des réalisations d’architecture.
Style de l’artiste
Lignes et décors
Les formes privilégient les silhouettes élancées, les cols étroits et les panses modelées. Les décors sont floraux, animaliers ou inspirés de paysages stylisés. Les reliefs et ajours apparaissent sur des séries plus ambitieuses. L’approche reste fonctionnelle tout en valorisant la surface émaillée.
Palette et effets
La palette s’appuie sur des irisations vertes, bleues, rouges et dorées. L’éosin produit des reflets métalliques contrôlés. Les contrastes mat-brillant et les transitions de couleur font partie des effets recherchés.
Iconographie
Les motifs végétaux, insectes, oiseaux et sujets allégoriques structurent les compositions. Certaines pièces portent des réminiscences orientales. Les modèles à décor architectural ou ornemental s’inscrivent dans l’esthétique de la Sécession centre-européenne.
Techniques, matériaux, périodes
Corps céramique et glaçures
La manufacture utilise principalement une faïence fine et des grès, avec des glaçures polychromes et l’éosin. Les dorures et rehauts ajoutent une dimension décorative. Les compositions à relief ou semi-relief apparaissent sur des formes importantes.
Éosin
L’éosin est une glaçure irisée à base de lustres métalliques donnant un aspect changeant selon la lumière. Les teintes les plus courantes vont du vert au bleu avec des effets dorés. Les rouges éosin sont moins fréquents. La régularité de l’irrisation et la profondeur des reflets sont des critères d’appréciation.
Périodes
La fin du XIXe siècle et le tout début du XXe siècle constituent la période la plus recherchée. Les productions des années 1920-1930 conservent l’éosin mais avec des formes plus sobres. Les pièces postérieures valorisent un vocabulaire décoratif plus tardif, souvent à des niveaux de prix plus accessibles.
Analyse du marché: typologies, cote, valeur, facteurs déterminants
Typologies
Le marché s’articule autour des vases Art nouveau à éosin, des cache-pots et coupes, des bols ou vide-poches, des pièces de présentation et, plus ponctuellement, d’éléments architecturaux. Les modèles de grande taille et les formes complexes suscitent un intérêt particulier.
Facteurs de valeur
La période de production influence fortement la valeur, avec un avantage net pour les années 1896-1908. La qualité de l’émaillage et de l’irrisation, la richesse du décor, la rareté du modèle, la taille et la présence d’un relief abouti sont déterminants. La lisibilité des marques de Pécs et des numéros de modèle est un atout. Les restaurations, éclats ou usures visibles entraînent des décotes.
Fourchettes observées
Les vases Art nouveau en éosin se situent le plus souvent entre 300 € et 3 500 €, avec des pointes selon le modèle et l’état. Les cache-pots élaborés et de grande taille se situent dans une fourchette plus large, d’environ 160 € à plus de 3 600 €. Les pièces tardives des années 1930 restent abordables. Les formes ambitieuses fin XIXe atteignent plusieurs milliers d’euros selon la complexité du décor.
Géographie et diffusion
Les adjudications se concentrent en Europe centrale et germanophone, avec une diffusion régulière en Europe occidentale et aux États-Unis. Les maisons de ventes spécialisées en Art nouveau et Arts décoratifs de 1900 structurent l’offre. Les ventes thématiques consacrées à Zsolnay dynamisent ponctuellement les prix.
Analyse technique de la thématique matériaux, périodes, écoles, caractéristiques
Marques et numérotation
Les pièces portent généralement la marque circulaire de Pécs et des numéros de modèle. Les mentions “Zsolnay/Pécs” et certaines marques additionnelles aident à situer la période. La cohérence entre marque, forme et glaçure renforce l’attribution.
Séries et modèles
Les séries de vases à cols élancés, les cache-pots floraux, les bols à décor polychrome et les formes à relief caractérisent la production recherchée. Les modèles nommés ou associant un décor spécifique bénéficient d’une meilleure identification sur le marché.
Écoles et influences
Le langage formel s’inscrit dans l’Art nouveau centre-européen, avec une articulation entre naturalisme stylisé et ornement géométrisé. Les échanges avec la Sécession de Vienne et l’ornementation historiciste nourrissent l’esthétique de la manufacture.
Marché des enchères résultats récents
- Dorotheum, 6 juin 2024, lot 166, grand cache-pot à roses stylisées, adjugé 3 640 €.
- im Kinsky, 18 juin 2024, lot 2591, grand vase “Alhambra”, adjugé 3 200 €.
- im Kinsky, 23 juin 2025, lot 3586, “Vase”, adjugé 3 380 €.
- Dorotheum, 13 décembre 2023, lot 139-122866/0002, “Vase” éosin, adjugé 80 €.
Conclusion
Les pièces de Vilmos Zsolnay allient un vocabulaire Art nouveau identifiable et une maîtrise technique des glaçures irisées. Les adjudications indiquent une hiérarchie claire selon la période, le décor et la taille. Pour connaître la valeur de votre vase, cache-pot ou coupe en éosin, sollicitez une estimation gratuite auprès de Fabien Robaldo. Son expertise indépendante et la connaissance des adjudications récentes permettent d’éclairer rapidement le positionnement d’une œuvre sur le marché. Cette approche s’adresse aux collectionneurs, aux héritiers et aux institutions souhaitant documenter précisément un ensemble Zsolnay. Les analyses sont réalisées de manière confidentielle. Les expertises peuvent mentionner le contexte des ventes publiques de maisons reconnues, dont MILLON.
FAQ
Comment reconnaître une glaçure “éosin” chez Zsolnay ?
Par son irisation métallique qui varie selon l’angle et la lumière. Les teintes vont du vert au bleu avec des reflets dorés, plus rarement rouge. L’irrisation doit être régulière et profonde.
Quelles périodes sont les plus recherchées ?
La fin du XIXe siècle et le tout début du XXe siècle, lorsque l’Art nouveau et l’éosin atteignent une qualité de production élevée.
Les marques de Pécs aident-elles à dater une pièce ?
Oui. La marque circulaire “Zsolnay/Pécs” et les numéros de modèle orientent la datation et confirment l’attribution à la manufacture.
Quels types de pièces rencontrent la plus forte demande ?
Les vases Art nouveau à décors complexes, les cache-pots de grande taille et les modèles à reliefs soignés.
Quelle influence l’état de conservation a-t-il sur la valeur ?
Elle est importante. Les restaurations visibles, éclats et usures diminuent le prix. Une pièce intacte avec glaçure bien préservée est mieux valorisée.
Les productions des années 1930 ont-elles un marché ?
Oui, mais à des niveaux plus accessibles. Elles intéressent pour une collection d’ensemble ou pour un premier achat.
La taille de l’objet modifie-t-elle sensiblement le prix ?
Oui. À complexité décorative comparable, une pièce plus grande est souvent mieux cotée.
Faut-il privilégier un sujet ou une forme particulière ?
Les formes à relief, les décors floraux élaborés et certains modèles nommés sont plus recherchés. La rareté documentée d’un modèle est un atout.
Les éléments architecturaux Zsolnay se vendent-ils en enchères ?
Oui, de manière ponctuelle. Leur prix dépend de l’état, de la provenance et du motif, avec des niveaux variables selon le format.
Les signatures ou monogrammes d’artistes apparaissent-ils ?
On rencontre surtout la marque de Pécs et les numéros de modèle. Des annotations techniques peuvent figurer sous la pièce.
Quelles fourchettes de prix observer pour un vase éosin standard ?
En général de quelques centaines d’euros à environ 3 500 € selon la période, le décor, l’état et la rareté du modèle.
Comment obtenir une estimation rapide ?
Adressez des photos nettes, dimensions, vues des marques et une description. Fabien Robaldo propose une estimation gratuite sous réserve d’examen des informations transmises.