Photo de Fabien Robaldo lors d'une expertise. Ici, l'expert observe une oeuvre posée sur un chevalet.

Estimation Yves Brayer – cote des paysages méditerranéens d’Yves Brayer

 

Les paysages méditerranéens occupent une place centrale dans l’œuvre d’Yves Brayer. De la Provence à la Camargue, l’artiste a produit des huiles sur toile, aquarelles, gouaches et lithographies qui alimentent un marché actif en France et à l’international. Cette fiche présente une lecture factuelle de la cote de ces sujets, les typologies les plus courantes, les critères simples qui influencent la valeur, ainsi que des résultats de ventes récents et documentés. Elle s’adresse aux propriétaires et héritiers qui souhaitent comprendre le positionnement de ces œuvres avant une estimation gratuite par Fabien Robaldo et les équipes de MILLON.

 

1. Introduction

 

Né en 1907, Yves Brayer a développé une production abondante marquée par des séjours répétés en Provence et en Camargue. Les vues des Alpilles, de Les Baux-de-Provence, d’Aix-en-Provence, de la Côte d’Azur et des étendues camarguaises forment un corpus identifiable et recherché. Sur le marché, ces œuvres circulent dans toutes les techniques, des éditions lithographiques aux huiles de grand format. Les adjudications publiques montrent une fourchette large selon la technique, la dimension, la datation et la présence d’éléments de documentation. L’objectif est d’offrir un cadre clair pour situer une œuvre de paysage méditerranéen d’Yves Brayer par rapport aux références observées.

 

2. Définition et description générale

 

Par “paysage méditerranéen” chez Brayer, on entend des vues réalisées principalement en Provence et en Camargue, parfois élargies à la Côte d’Azur. Ces compositions incluent des reliefs identifiables comme les Alpilles, des villages et sites tels que Les Baux-de-Provence, des campagnes d’Aix, des oliveraies, mais aussi des scènes typées Camargue, avec mas, gardians et chevaux. Les titres rencontrés en ventes confirment ces localisations, par exemple “Les Baux de Provence”, “Campagne d’Aix en Provence”, “Oliviers aux Alpilles” ou encore des notations plus génériques comme “Paysage de Provence”. La signature “Yves Brayer” apparaît en règle générale en bas à droite ou à gauche, et de nombreuses œuvres sont contresignées et titrées au revers, parfois avec des références de galerie ou de catalogue raisonné.

 

3. Typologies, matériaux, périodes, styles

 

3.1 Typologies et formats

 

Les typologies les plus fréquentes sont l’huile sur toile, l’aquarelle parfois rehaussée de gouache, et la lithographie en couleurs. Les huiles varient de formats moyens, autour de 50 x 65 cm, à des formats plus importants comme 65 x 81 cm ou 65 x 92 cm. Les aquarelles couvrent un spectre allant de petites vues de carnet à des feuilles proches de 50 x 65 cm. Les lithographies existent en tirages numérotés et en épreuves d’artiste, souvent autour de 55 x 70 cm. Le format, combiné à la technique, joue un rôle notable dans la formation de la valeur.

 

3.2 Matériaux et techniques

 

L’huile sur toile reste la technique la plus recherchée pour les paysages méditerranéens d’Yves Brayer, car elle concentre la part la plus attendue de son œuvre peinte. L’aquarelle et la gouache occupent une place intermédiaire en termes de cote, avec une demande soutenue pour les vues emblématiques des Alpilles ou de la Camargue. La lithographie constitue une porte d’entrée accessible, avec une offre régulière et une dispersion active. Dans les différentes techniques, la présence d’une dédicace, d’une mention d’exposition, d’un cachet de galerie historique ou d’un renvoi explicite au catalogue raisonné est appréciée par les acheteurs et contribue à la lisibilité de l’œuvre sur le marché.

 

3.3 Périodes et sujets méditerranéens

 

Les paysages de Provence et de Camargue jalonnent plusieurs décennies de création, avec une densité élevée durant les années 1950 à 1970. Les sites récurrents comme Les Baux-de-Provence, Maussane, les Alpilles, la campagne d’Aix ou les mas camarguais assurent une identification claire. La présence de figures caractéristiques de la Camargue, notamment gardians et chevaux, rencontre un public fidèle. Sur les huiles, les vues de reliefs et de villages connus sont régulièrement mises en avant par les maisons de ventes. Les aquarelles et gouaches reprennent ces sujets en versions resserrées ou d’étude, et les lithographies synthétisent des vues de Provence publiées en séries.

 

4. Facteurs simples influençant la valeur

 

Plusieurs paramètres straightforward déterminent la valeur d’un paysage méditerranéen d’Yves Brayer. La technique constitue le premier facteur. Les huiles sur toile forment le segment le plus valorisé, suivies des aquarelles et gouaches, puis des lithographies. La dimension agit comme un multiplicateur, les formats supérieurs à 65 cm de large présentant en moyenne des adjudications plus élevées que les formats de 38 x 46 cm environ. Le sujet précis compte également. Les mentions explicites des Alpilles, de Les Baux-de-Provence, de la Camargue ou d’Aix-en-Provence sont facilement repérables par les acheteurs, ce qui soutient la liquidité. La datation est un indicateur utile, notamment pour les œuvres répertoriées dans le catalogue raisonné ou accompagnées d’un certificat, d’un cachet de galerie ou d’une note de provenance publiée. Enfin, la clarté du titre et la présence de mentions au revers contribuent à la confiance des acheteurs et facilitent la comparaison avec d’autres lots passés en salles.

 

5. Marché de l’art, demande, cote, valeur

 

Le marché des paysages méditerranéens d’Yves Brayer est régulier, porté par une offre continue en France et dans les places de ventes européennes. Les huiles sur toile centrées sur Les Baux-de-Provence, la campagne d’Aix ou la Camargue constituent le cœur de la cote. Selon les références publiques, une huile de format standard autour de 50 x 65 cm à 65 x 81 cm s’est déjà placée entre environ 3 000 € et 10 000 €, avec des pointes observées au-delà lorsqu’un sujet est emblématique, que le format est supérieur ou que l’œuvre est solidement documentée. Les aquarelles et gouaches localisées se situent en moyenne en dessous des huiles, avec des adjudications courantes dans une fourchette de l’ordre de quelques centaines d’euros à quelques milliers d’euros selon le format, la qualité de la feuille et la documentation jointe. Les lithographies tirées à partie limitée, souvent signées et parfois en épreuve d’artiste, montrent une fourchette de prix accessible, généralement de quelques dizaines à quelques centaines d’euros. Ces ordres de grandeur reflètent une demande stable pour les vues provençales et camarguaises, portée par la lisibilité des sujets et l’identification immédiate des lieux. Ils offrent un repère utile avant une estimation gratuite individualisée.

 

6. Résultats de ventes vérifiés

 

Les exemples ci-dessous, limités aux paysages méditerranéens et présentés avec maison, date, lot et prix en euros, illustrent des adjudications publiques représentatives des différents segments.

 

  • MILLON, Paris, “ART MODERNE”, 20 novembre 2015, lot 244, Yves Brayer, “Les Baux de Provence”, 1957, huile sur toile, adjugé 9 200 €.

  • Hôtel des Ventes de Monte-Carlo, “Tableaux, sculptures modernes et contemporains”, 12 décembre 2019, lot 57, Yves Brayer, “Les Baux de Provence”, 1960, huile sur toile, adjugé 9 500 €.

  • Ivoire Nantes, “Belle Vente”, 12 juin 2012, lot 120, Yves Brayer, “Les deux chemins au printemps en Provence”, huile sur toile, adjugé 10 000 €.

  • Ivoire Troyes, “Belle vente Mobilier et Objets d’Art”, 26 janvier 2019, lot 190, Yves Brayer, “Oliviers aux Alpilles rayées”, huile sur toile, adjugé 3 300 €.

 

Ces adjudications confirment l’intérêt durable pour les sujets méditerranéens dans l’œuvre d’Yves Brayer. Les huiles bien localisées et de format standard occupent le haut de la fourchette. Des œuvres sur papier ou des lithographies permettent d’entrer sur le marché à des niveaux plus accessibles, tout en restant cohérents avec la hiérarchie des techniques.

 

7. Conclusion – faire estimer un paysage méditerranéen d’Yves Brayer

 

Pour situer précisément la valeur d’une œuvre d’Yves Brayer à sujet provençal ou camarguais, une analyse au cas par cas est nécessaire. La technique, le format, le titre, la date et les éléments de documentation disponibles orientent l’estimation. Si vous possédez une huile sur toile localisée “Les Baux-de-Provence”, une aquarelle des Alpilles ou une lithographie “Paysage de Provence”, contactez Fabien Robaldo pour une estimation gratuite. Appuyé par les spécialistes de MILLON, il vous délivre une fourchette d’valeur conforme aux références publiques et au positionnement actuel du marché. Cette démarche permet de cadrer la stratégie à adopter et de disposer d’un repère fiable avant toute décision.

 

FAQ

 

Quelle est la cote des huiles sur toile d’Yves Brayer représentant la Provence ou la Camargue ?

La cote des huiles varie selon le format, le lieu représenté et la documentation. Les références publiques montrent des adjudications de plusieurs milliers d’euros pour des formats standards bien localisés.

Les aquarelles méditerranéennes d’Yves Brayer sont-elles recherchées ?

Oui, les aquarelles et gouaches localisées en Provence ou en Camargue bénéficient d’une demande régulière, avec des prix généralement inférieurs aux huiles mais soutenus pour les sujets emblématiques.

Les lithographies “Paysage de Provence” ont-elles une valeur de marché ?

Oui, les lithographies signées, parfois épreuves d’artiste, constituent une entrée de gamme. Elles se négocient à des niveaux plus accessibles que les œuvres uniques.

Le lieu précis, comme Les Baux-de-Provence ou Aix-en-Provence, influence-t-il la valeur ?

Oui, la mention explicite de lieux reconnus en Provence et en Camargue facilite l’identification et soutient la demande, ce qui peut se refléter dans la valeur finale.

Le format du tableau a-t-il un impact important ?

Oui, à technique comparable, un format plus large est généralement mieux valorisé qu’un format plus petit, toutes choses égales par ailleurs.

Une œuvre référencée au catalogue raisonné d’Yves Brayer est-elle mieux cotée ?

La référence au catalogue raisonné clarifie l’attribution et le parcours de l’œuvre. Cet élément est apprécié des acheteurs et peut contribuer positivement à la valeur.

Faut-il un certificat pour une aquarelle des Alpilles ?

La présence d’un document d’authentification ou d’une mention dans un inventaire d’archives renforce la lisibilité de l’œuvre. Cela peut sécuriser l’intérêt des acheteurs.

Quelle fourchette de prix observer pour une huile 65 x 81 cm de paysage provençal ?

Les adjudications publiques montrent des niveaux de plusieurs milliers d’euros pour ce type de format, avec des variations selon le sujet, la date et la documentation.

Un thème camarguais avec chevaux ou gardians est-il porteur ?

Oui, les sujets camarguais bien identifiés bénéficient d’un public fidèle, ce qui favorise leur liquidité.

Comment obtenir une estimation gratuite d’un “Paysage de Provence” ?

Transmettez des photos, dimensions, technique, mentions au revers et tout document disponible. Fabien Robaldo vous proposera une estimation gratuite basée sur les références publiques et le positionnement actuel du marché.

Les ventes récentes influencent-elles rapidement la valeur ?

Oui, le marché réagit aux comparables publiés. Des résultats proches en technique, format et sujet servent de repères pour l’estimation.

Une lithographie signée “Paysage de Provence” peut-elle dépasser quelques centaines d’euros ?

Des exceptions existent selon l’édition, la rareté ou l’état d’offre et de demande au moment de la vente, mais la hiérarchie des techniques demeure en faveur des huiles puis des œuvres sur papier.