Les pays qui achètent le plus aux enchères

Expertise Fabien Robaldo, portrait photo de l'expert en Noir et blanc

Les pays qui achètent le plus aux enchères

Le marché des enchères est international, mais il reste très concentré. Quelques pays dominent les achats par leur poids économique, la profondeur de leur réseau de collectionneurs et la place de leurs maisons de vente. En 2025, les États-Unis restent le premier marché mondial de l’art avec 44 % des ventes en valeur. Le Royaume-Uni occupe la deuxième place avec 18 %, devant la Chine avec 14 %. À eux trois, ces marchés représentent l’essentiel des achats et des adjudications à forte valeur. La France conserve une position importante avec 8 % du marché mondial, ce qui en fait le premier marché de l’Union européenne.

Cette hiérarchie ne repose pas seulement sur le nombre d’acheteurs. Elle dépend aussi du niveau de prix atteint, de la fréquence des ventes publiques, du rôle des places comme New York, Londres, Hong Kong ou Paris, et de la capacité des collectionneurs à se positionner sur des lots majeurs. Dans ce contexte, comprendre quels pays achètent le plus aux enchères permet de mieux lire la cote, l’évolution de la valeur et les dynamiques d’expertise sur le marché de l’art. Cet article présente les grands équilibres du secteur, les catégories les plus recherchées et les facteurs qui influencent l’évaluation des œuvres et objets proposés en vente publique.

Comprendre quels pays achètent le plus aux enchères

Parler des pays qui achètent le plus aux enchères revient à observer où se concentre la demande solvable sur le marché mondial. Il ne s’agit pas uniquement du lieu où une vente est organisée. Il s’agit aussi du pays dans lequel se trouvent les acheteurs actifs, les grands collectionneurs, les institutions, les intermédiaires et les maisons de vente capables de soutenir des adjudications élevées. Dans les faits, les grands centres d’achat sont aussi des centres de redistribution du marché.

Les États-Unis occupent une place dominante depuis plusieurs années. Leur poids s’explique par la taille du marché intérieur, la présence de grandes fortunes, le rôle central de New York et la capacité des acheteurs américains à intervenir sur les segments les plus élevés. Le Royaume-Uni conserve une fonction majeure grâce à Londres, qui reste une place internationale de référence. La Chine, portée par la Chine continentale et Hong Kong, demeure un acteur essentiel, même si ses performances varient selon les cycles économiques et la structure de la demande locale et internationale. 

La France se distingue par une progression récente et par sa capacité à attirer des ventes importantes, notamment à Paris. Son rôle est renforcé par la diversité des spécialités proposées, de l’art ancien au design, en passant par les arts décoratifs, les bijoux, les livres, les manuscrits et l’art moderne. Cette position fait de la France un marché de référence pour l’expertise, la détermination de la valeur et l’évaluation des biens destinés aux enchères. 

Il faut aussi distinguer la part du marché global et la part des enchères publiques. En 2025, les États-Unis, la Chine et le Royaume-Uni ont représenté ensemble 72 % des ventes publiques aux enchères en valeur. Cela montre que la concentration est encore plus forte lorsqu’on observe uniquement les adjudications publiques. Les pays les plus acheteurs sont donc aussi ceux où se réalisent les résultats les plus visibles et les plus structurants pour la cote internationale. 

Typologies, matériaux, périodes et styles les plus recherchés

Les pays qui achètent le plus aux enchères n’achètent pas tous les mêmes catégories de biens avec la même intensité. Toutefois, certaines grandes familles dominent le marché international. Les beaux-arts restent au premier plan, avec la peinture, la sculpture, le dessin et les œuvres sur papier. À cela s’ajoutent les arts décoratifs, le mobilier, les bijoux, l’horlogerie, les vins, les sacs de collection, les automobiles de collection et certains objets historiques. La structure de la demande dépend du niveau de prix, de la culture de collection et des habitudes d’achat propres à chaque marché.

Dans les enchères d’art, les œuvres d’après-guerre, modernes, impressionnistes et anciennes occupent une place centrale. En 2025, l’art d’après-guerre représente 31 % de la valeur des ventes publiques de beaux-arts, devant l’art moderne avec 24 %, l’impressionnisme et le postimpressionnisme avec 19 %, l’art contemporain avec 14 % et les maîtres anciens au sens large avec 11 %. Cette répartition montre que la demande se concentre fortement sur les segments déjà reconnus, dont la cote est plus lisible et la valeur plus stable à l’échelle internationale. 

Les matériaux les plus présents sont la toile, le papier, le bronze, le marbre, la céramique, le verre, le bois, l’or, le platine et les pierres précieuses. Dans les ventes de design et d’arts décoratifs, les essences de bois, les laques, les métaux et les matériaux industriels du XXe siècle occupent une place importante. Dans les bijoux et montres, la demande internationale favorise les signatures reconnues, la rareté et la qualité d’exécution. Dans ces domaines, l’expertise permet de situer un objet dans son segment de marché et d’établir une évaluation cohérente avec les références d’adjudication.

Les périodes les plus recherchées varient selon les pays. Les acheteurs américains sont très présents sur les grands noms de l’art moderne et d’après-guerre, ainsi que sur les lots à plus de 10 millions de dollars. Le Royaume-Uni conserve une forte tradition sur les maîtres anciens, l’art moderne européen et certaines ventes thématiques de prestige. La Chine reste active sur l’art chinois, les objets impériaux, la calligraphie, la peinture classique et certains segments internationaux de haut niveau. La France, de son côté, se distingue par une demande équilibrée entre art ancien, art moderne, mobilier, objets d’art et spécialités patrimoniales. 

Les styles les plus soutenus sont souvent ceux qui bénéficient d’une histoire de marché solide. Les écoles impressionnistes, modernes et postwar conservent un avantage clair. Les œuvres de signatures internationales connues attirent plus facilement les acheteurs des pays leaders, car elles offrent des repères de prix plus nombreux. Cela joue directement sur la cote, sur la vitesse de circulation des lots et sur la perception de leur valeur.

Les facteurs qui influencent la valeur aux enchères

La valeur d’un bien vendu aux enchères dépend d’abord de son auteur, de son attribution, de sa date, de sa rareté et de sa place dans la production de l’artiste ou de l’atelier. Une œuvre majeure, bien documentée et représentative d’une période recherchée atteint plus facilement un niveau élevé. À l’inverse, une œuvre secondaire ou atypique peut susciter un intérêt plus limité, même si elle reste authentique.

La provenance joue aussi un rôle important. Un historique clair, une présence dans des collections reconnues, une bibliographie ou une exposition renforcent la lisibilité du lot. Ces éléments facilitent l’expertise et soutiennent l’évaluation. Ils rassurent les acheteurs internationaux, en particulier dans les pays qui concentrent les plus fortes dépenses aux enchères.

Le niveau de demande pour une catégorie donnée influence directement la cote. Quand plusieurs acheteurs actifs se disputent un même type d’œuvre, les prix montent plus vite. C’est particulièrement vrai pour les artistes très établis, les objets rares et les lots qui peuvent intéresser à la fois des collectionneurs privés et des institutions. Les marchés américain, britannique et chinois ont un effet d’entraînement sur ce mécanisme, car ils regroupent une part importante des enchérisseurs les plus solvables. 

La qualité visuelle et l’importance historique d’un lot comptent également. Une œuvre emblématique, datée d’une période forte, ou un objet représentatif d’un style recherché bénéficie d’une meilleure exposition sur le marché. Cette visibilité peut produire un écart sensible entre une simple présence en vente et une adjudication marquante. L’évaluation doit donc tenir compte de la hiérarchie interne d’un corpus, et pas seulement du nom de l’artiste ou de la maison.

Enfin, le contexte du marché pèse sur les résultats. En 2025, la reprise des ventes publiques a soutenu le retour de certains prix élevés, notamment aux États-Unis. Le segment supérieur à 10 millions de dollars s’y est renforcé, avec une domination américaine accrue. Ce point montre que la valeur ne dépend pas seulement de l’objet lui-même, mais aussi du moment de mise en vente et du lieu où se trouve la demande la plus active. 

Marché de l’art, demande internationale, cote et valeur

Le marché de l’art mondial a atteint 59,6 milliards de dollars en 2025, en hausse de 4 % sur un an. Cette progression marque un retour à la croissance après deux années de recul, mais elle reste inégale selon les segments. Les enchères publiques ont progressé de 9 % pour atteindre 20,7 milliards de dollars, tandis que l’ensemble des ventes aux enchères, publiques et privées, a atteint 24,8 milliards de dollars. Ces chiffres confirment que la vente publique demeure un indicateur central pour mesurer la cote et la valeur des œuvres. 

Les pays qui achètent le plus aux enchères influencent fortement la hiérarchie des prix. Les États-Unis dominent le haut de marché. Leur part dans le segment des œuvres de beaux-arts vendues plus de 10 millions de dollars a progressé à 78 % en 2025. Cela signifie qu’une grande partie des records et des adjudications majeures se concentre sur ce territoire. Cette domination renforce la capacité du marché américain à fixer des références internationales de valeur

Le Royaume-Uni reste un marché de référence pour les ventes internationales, notamment à Londres. Sa stabilité à 18 % du marché mondial montre une forte résilience. La Chine, avec 14 % du marché global en 2025, reste un pôle majeur, même si la structure de ses achats peut différer entre la Chine continentale et Hong Kong. Dans les trois cas, la demande locale se combine avec une clientèle internationale, ce qui augmente la concurrence sur les lots importants. 

La France bénéficie d’une dynamique positive. Avec 8 % du marché mondial en 2025, elle confirme sa place de quatrième marché mondial et de premier marché de l’Union européenne. Pour les vendeurs comme pour les collectionneurs, cette position est importante. Elle signifie qu’une expertise réalisée en France peut s’inscrire dans un environnement actif, structuré et connecté aux grands flux internationaux. Elle signifie aussi que l’évaluation d’un bien doit tenir compte à la fois du marché français et des acheteurs étrangers susceptibles d’intervenir. 

La demande n’est pas uniforme selon les générations et les canaux d’achat. L’enquête mondiale 2025 sur les collectionneurs fortunés montre qu’environ 49 % des personnes interrogées ont acheté aux enchères. Les marchands restent le canal préféré, mais les enchères conservent un rôle majeur pour les pièces rares, les signatures établies et les biens à forte visibilité. Cette coexistence entre marché privé et marché public explique pourquoi la cote se construit à partir de plusieurs signaux, avec les adjudications comme repère principal. 

Pour un propriétaire, comprendre quels pays achètent le plus permet d’affiner la lecture du marché. Un objet peut avoir une valeur locale, nationale ou internationale. Une bonne expertise consiste précisément à identifier l’échelle pertinente de comparaison, à replacer le bien dans sa catégorie et à mesurer sa capacité à intéresser des acheteurs au-delà de son pays d’origine. C’est sur cette base que se construit une évaluation sérieuse et utile.

Résultats de ventes

  • Christie’s, Londres, 1 juillet 2025, Canaletto, « Venice, the Return of the Bucintoro on Ascension Day », environ 37 363 950 € après conversion depuis 31,935 M£. 
  • Sotheby’s, New York, 18 novembre 2025, Gustav Klimt, « Portrait of Elisabeth Lederer », environ 217 488 000 € après conversion depuis 236,4 M$. 
  • Christie’s, Londres, 5 mars 2025, René Magritte, « La reconnaissance infinie », environ 12 051 000 € après conversion depuis 10,3 M£. 
  • Artcurial, 2025, Guido Reni, « David et Goliath », 12 386 600 €. Vente réalisée en collaboration avec MILLON.

Conclusion

Les pays qui achètent le plus aux enchères sont aujourd’hui les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine. Ils concentrent l’essentiel des adjudications les plus élevées et jouent un rôle direct dans la formation de la cote internationale. La France conserve une place solide et stratégique, avec un marché capable d’attirer des acheteurs français et étrangers. Pour comprendre la valeur d’une œuvre ou d’un objet, il faut donc croiser la catégorie du bien, son positionnement sur le marché et la géographie réelle de la demande.

Une expertise sérieuse permet de situer un bien dans ce contexte international et d’établir une évaluation cohérente. Pour obtenir une estimation gratuite, il est possible de faire appel à Fabien Robaldo. Son analyse permet d’apprécier la valeur d’une œuvre ou d’un objet au regard des références de marché et des résultats observés en vente publique.

FAQ

Quels sont les pays qui achètent le plus aux enchères ?

Les États-Unis arrivent en tête, suivis du Royaume-Uni et de la Chine. Ces trois marchés concentrent la plus grande part des ventes mondiales en valeur et une large part des adjudications majeures.

Pourquoi les États-Unis dominent-ils le marché des enchères ?

Le marché américain bénéficie d’une forte concentration de collectionneurs, d’institutions, de maisons de vente internationales et de ventes à très haute valeur, en particulier à New York.

Le Royaume-Uni reste-t-il un marché important ?

Oui. Londres conserve un rôle central dans les ventes internationales et le Royaume-Uni reste le deuxième marché mondial en valeur.

La Chine achète-t-elle encore beaucoup aux enchères ?

Oui. La Chine reste un acteur majeur du marché mondial, avec une forte activité en Chine continentale et à Hong Kong selon les catégories de biens et les cycles de marché.

La France fait-elle partie des grands pays acheteurs ?

Oui. La France occupe une place importante et se situe parmi les premiers marchés mondiaux. Elle est le premier marché de l’Union européenne.

Quels types d’œuvres sont les plus recherchés aux enchères ?

Les œuvres modernes, d’après-guerre, impressionnistes, postimpressionnistes et certaines œuvres anciennes restent très recherchées, surtout lorsqu’elles disposent d’une bonne visibilité de marché.

Qu’est-ce qui influence la valeur d’un lot aux enchères ?

La signature, la rareté, la provenance, la période, la demande, les références de vente et le positionnement du lot dans son marché influencent directement la valeur.

La cote d’un artiste dépend-elle du pays des acheteurs ?

Oui. Quand un artiste attire des acheteurs actifs dans plusieurs grands pays, sa cote peut être plus solide et plus visible à l’international.

Pourquoi les résultats d’enchères sont-ils importants pour une évaluation ?

Les adjudications publiques fournissent des références concrètes. Elles permettent de comparer un bien avec des lots déjà vendus et d’affiner une évaluation.

Une expertise permet-elle de mieux comprendre le marché international ?

Oui. Une expertise replace le bien dans sa catégorie, identifie les marchés les plus pertinents et aide à mesurer son potentiel de demande.

Peut-on demander une estimation gratuite pour connaître la valeur d’une œuvre ?

Oui. Une estimation gratuite permet d’obtenir un premier avis sur la valeur d’une œuvre ou d’un objet à partir des références de marché disponibles.

Pourquoi contacter Fabien Robaldo ?

Fabien Robaldo peut apporter une lecture claire du marché, une expertise adaptée au bien présenté et une évaluation fondée sur les résultats observés aux enchères.

Sources :
Art Basel – Global sales rise 4% to $59.6 billion in 2025, amid ongoing market recalibration
Art Basel – 7 trends shaping the global art market’s recalibration
The Art Basel & UBS Art Market Report 2026 – Auctions
The Art Basel & UBS Art Market Report 2025 – Auction Houses
The Art Basel & UBS Art Market Report 2025 – The Global Market
The Art Basel & UBS Survey of Global Collecting 2025 – Sales Channels
Art Basel – The survey shows sustained engagement with art among HNW collectors
Art Basel – Art Market Report: The Modern masters are back
Christie’s – Old Masters achieves highest total for a sale in New York in more than a decade
Christie’s – 20th/21st Century: London Evening Sales results
Sotheby’s – The 10 Most Valuable Lots Sold by Sotheby’s in 2025
Artcurial – Artcurial réalise 208,5 M€ en 2025

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