Siècles classiques - Claude-Marie DUBUFE

Résultat : Adjugé 13 000 €

Claude-Marie DUBUFE (Paris, 1790 - La-Celle-Saint-Cloud, 1864), atelier de., Étude de jeune Grec, anciennement dit « Portrait présumé de Hassan El Berberi, gardien de la girafe offerte au roi Charles X ». Huile sur toile. Portant un monogramme et une date en bas à gauche : “HV / 6 aout 1832”. Au dos, annotations manuscrites datant du XXe siècle sur la toile de renfort : “Horace Vernet / 1832”. Dans un cadre rectangulaire en bois partiellement doré. H. 65 x L. 54 cm. Cadre : H. 85 x L. 73 cm., adjugé 13 000 €

Une étude attribuée à l’atelier de Claude-Marie Dubufe adjugée 13 000 € chez MILLON

Cette huile sur toile attribuée à l’atelier de Claude-Marie Dubufe a été adjugée 13 000 € lors de la vente “Souvenirs Historiques” organisée par MILLON le 10 avril 2026.

Intitulée “Étude de jeune Grec”, anciennement identifiée comme un “Portrait présumé de Hassan El Berberi”, l’œuvre présente un personnage en buste, traité avec une attention particulière portée au coloris et aux détails du costume. Elle porte un monogramme et une date en bas à gauche (“HV / 6 aout 1832”), tandis que des annotations au revers mentionnent le nom d’Horace Vernet.

D’un format de 65 x 54 cm (85 x 73 cm avec cadre), cette peinture s’inscrit dans un ensemble de copies ou variations d’après un modèle de Claude-Marie Dubufe conservé au musée du Louvre. L’œuvre a été présentée après expertise du cabinet Fabien Robaldo.

Un sujet lié à un épisode marquant du règne de Charles X

Expertise Fabien Robaldo, portrait photo de l'expert en Noir et blanc

Ce portrait est associé à la figure d’Hassan El Berberi, connu comme le gardien de la girafe offerte en 1826 par Méhémet Ali au roi Charles X. Cet épisode diplomatique, resté célèbre, s’inscrit dans un contexte de relations entre la France et l’Égypte au début du XIXe siècle.

Arrivée en France en 1827, la girafe suscita un engouement considérable. Son parcours de Marseille à Paris, effectué à pied, attira de nombreux spectateurs et contribua à sa popularité. Installée au Jardin des Plantes, elle devint rapidement un phénomène de société, inspirant artistes et artisans.

Dans ce contexte, la représentation de son gardien participe d’un intérêt plus large pour les figures exotiques et les sujets liés à l’Orient, fréquents dans la peinture française de cette période.

Une œuvre d’atelier au cœur des pratiques académiques

Cette étude s’inscrit dans une série de versions connues d’un modèle initial de Claude-Marie Dubufe, probablement utilisé dans un cadre pédagogique. L’artiste ayant ouvert un atelier d’enseignement à partir de 1826, ce type de composition pouvait servir de support d’apprentissage pour ses élèves.

Le traitement du modèle, notamment dans le rendu des couleurs et des matières, suggère un exercice technique destiné à être copié ou interprété. La présence d’une date précise, mentionnant le mois, peut être rapprochée d’autres exemples connus et interprétée comme un repère dans le parcours d’un élève.

Adjugée 13 000 €, cette œuvre témoigne de l’intérêt du marché pour les peintures d’atelier liées à des artistes reconnus, en particulier lorsqu’elles s’inscrivent dans un contexte historique identifié.

Présentée par MILLON après expertise du cabinet Fabien Robaldo, elle illustre l’attrait pour ces œuvres à la croisée entre étude académique, sujet historique et attribution d’atelier.

À ce jour, les œuvres de cet artiste sont recherchées au sein du marché des ventes aux enchères ainsi que par les collectionneurs.

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