Siècles classiques - Portrait de Marguerite de Valois

Résultat : Adjugé 3 500 €

PREEMPTION École française circa 1600., Description : Portrait de Marguerite de France (1553-1615) dite la Reine Margot, épouse du roi Henri IV de France et de Navarre Huile sur toile (rentoilage ancien). Marquée au dos du châssis “Regina de Navarro” et “749”. En l’état (manques, repeints anciens, craquelures). H. 63 x L. 53 cm. Historique Marguerite de France est une princesse de la branche de Valois-Angoulême de la dynastie capétienne, née le 14 mai 1553 à Saint-Germain-en-Laye et morte le 27 mars 1615 à Paris. Elle était fille du roi Henri II et de Catherine de Médicis et la sœur des rois François II, Charles IX et Henri III. Par son mariage avec le roi Henri de Navarre, elle devient reine de Navarre en 1572, puis reine de France en 1589 lorsque son époux accède au trône de France sous le nom de Henri IV. Sur la demande de ce dernier, le pape déclare la nullité de son mariage en 1599. Son mariage, qui devait célébrer la réconciliation des catholiques et des protestants en 1572, fut terni par le massacre de la Saint-Barthélemy six jours après et la reprise des troubles religieux qui suivirent. Elle-même participa à la fronde des princes pendant la conjuration des Malcontents ; ce qui lui valut la rancœur de son frère le roi Henri III. Dans le conflit qui opposa ce dernier aux Malcontents, elle prit parti pour François d'Alençon, leur frère cadet. En tant qu'épouse du roi de Navarre, elle essaya de jouer un rôle pacificateur entre son mari et la Couronne de France. Ballottée entre la cour de France et la cour de Navarre, elle s'efforça de mener une vie conjugale heureuse, mais la stérilité de son couple et les tensions politiques propres aux guerres de religion eurent raison de son mariage. Malmenée par un frère ombrageux, rejetée par un mari volage et opportuniste, elle choisit en 1585 la voie de l'opposition. Elle prit le parti de la Ligue et fut contrainte de vivre en Auvergne dans un exil qui dura vingt ans. Femme de lettres reconnue, esprit éclairé, mécène généreuse, elle joua un rôle important dans la vie culturelle de la cour, en particulier après son démariage et son retour d'exil en 1605. Elle fut un vecteur de la pensée néoplatonicienne qui prône notamment la suprématie de l'amour platonique sur l'amour physique. Au XIXe siècle, son existence a donné naissance au mythe de la « Reine Margot », d'après le surnom popularisé par Alexandre Dumas dans son roman du même nom. Adjugé 3 500 €

Un portrait de Marguerite de France, dite "Reine Margot", préempté à 3 500 € chez MILLON

Ce portrait représentant Marguerite de France, attribué à une école française vers 1600, a été adjugé 3 500 € lors d’une vente organisée par MILLON, avant d’être préempté.

Réalisé à l’huile sur toile (rentoilage ancien), il présente la reine en buste, dans une composition sobre caractéristique des portraits de cour de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle. Le tableau porte au revers du châssis les inscriptions “Regina de Navarro” et “749”.

D’un format de 63 x 53 cm, l’œuvre a été présentée en l’état, avec des traces d’usage et d’anciennes restaurations. Elle a été expertisée par le cabinet Fabien Robaldo, avec l’identification de la portraiturée confirmée grâce à l’intervention de Alexandra Zvereva.

Marguerite de France, une figure majeure des guerres de Religion

Expertise Fabien Robaldo, portrait photo de l'expert en Noir et blanc

Fille du roi Henri II de France et de Catherine de Médicis, Marguerite de France occupe une place singulière dans l’histoire française.

Son mariage en 1572 avec Henri IV, alors roi de Navarre, devait sceller la réconciliation entre catholiques et protestants. Il fut néanmoins marqué par le contexte troublé des guerres de Religion, notamment par le massacre de la massacre de la Saint-Barthélemy survenu peu après les noces.

Personnalité complexe, à la fois actrice politique et femme de lettres, elle joua un rôle actif dans les tensions de son époque, avant de connaître une longue période d’exil. Revenue en grâce au début du XVIIe siècle, elle s’imposa comme une figure culturelle importante, mécène et intellectuelle reconnue.

Une préemption révélatrice de l’intérêt pour les portraits historiques

Adjugé 3 500 € puis préempté, ce portrait illustre l’intérêt porté aux représentations anciennes de figures historiques identifiées.

Présenté par MILLON après expertise du cabinet Fabien Robaldo, il s’inscrit dans le marché des portraits d’Ancien Régime, où la valeur repose autant sur l’identification du modèle que sur le contexte historique.

La préemption souligne l’attention portée par les institutions à ce type d’œuvre, notamment lorsqu’elle concerne des personnalités majeures comme Marguerite de France.

Ce résultat confirme l’intérêt pour les portraits anciens liés à l’histoire de France, recherchés pour leur dimension documentaire autant que pour leur qualité artistique.

À ce jour, les œuvres de cet artiste sont recherchées au sein du marché des ventes aux enchères ainsi que par les collectionneurs.

FAQ :

Toutes nos expertises sont gratuites, que ce soit pour une estimation en vue d’une vente ou pour une première évaluation de votre objet.

Cela dépend de l’objet. Une première estimation peut être rapide, mais une expertise approfondie peut prendre plusieurs jours ou semaines.

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