Horia Damian (1922–2012) : estimation, cote et prix des œuvres

Illustration d’une galerie de peintures et de ses visiteurs
Illustration — peinture et art contemporain.

Expertise · Peinture · Dessin · Sculpture

Vous souhaitez faire estimer une œuvre de Horia Damian ? Peinture, dessin de projet, gouache, lithographie ou relief : la technique, le format, la période et les documents permettent de rechercher des comparables adaptés.

Une vue architecturale sur papier, une estampe numérotée et une construction en volume demandent des examens différents. Le bureau d’expertise Fabien Robaldo étudie vos photographies, les inscriptions et la provenance connue pour proposer une première estimation.

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Horia Damian (1922–2012) est un peintre et sculpteur français d’origine roumaine, né à Bucarest et installé à Paris en 1946. Son œuvre évolue des recherches abstraites de matière vers des formes géométriques et architecturales. Pyramides, portes, colonnes et monuments imaginés traversent ses peintures, ses dessins et ses constructions. Les projets sur papier occupent ainsi une place à part entière dans son travail.

1922–2012Peintre et sculpteur né à Bucarest
1946Installation à Paris
1976The Hill au musée Guggenheim de New York
1980Projet de San Francisco présenté au Centre Pompidou

Cote et valeur des œuvres de Horia Damian

La cote de Horia Damian doit être étudiée par technique et par support. Les peintures à l’huile, les compositions à l’acrylique et à la résine, les dessins de projets et les lithographies correspondent à des objets différents. L’estimation d’un tableau tient compte de la matière, des dimensions, de la date, de l’état et de l’historique de la pièce.

Fourchettes indicatives en euros, par typologie d’œuvre
Typologie d’œuvre Fourchette indicative de cote
Peintures abstraites sur toile : huiles, acryliques et résines 2 000 à 15 000 €
Œuvres uniques sur papier ou carton : dessins, gouaches et techniques mixtes 500 à 8 000 €
Lithographies de projets architecturaux, feuilles isolées 80 à 700 €

Ces fourchettes arrondies sont des repères tirés de ventes identifiées. Elles ne représentent ni une moyenne ni un plafond. La Composition de 1962 vendue par MILLON en 2025 a obtenu 2 000 €, tandis que la grande Cosmogonie de 1962, 170 × 180 cm, a été vendue 12 000 € chez Tajan en 2011.

Une œuvre sur papier peut atteindre plusieurs milliers d’euros. Ans Azura publie ainsi 7 320 € pour Mandala City, de 1979, une gouache et technique mixte sur carton de 53 × 74 cm. La Colonne de 1986, gouache de 75 × 104 cm, y a obtenu 4 514 €. Ces exemples ne doivent pas être assimilés à des estampes représentant les mêmes formes.

Les comparables ne présentent pas tous les frais acheteurs selon la même convention. Chaque résultat conserve la nature de prix publiée par la maison. Pour un relief ou une sculpture, il faut également préciser les matériaux, les dimensions dans les trois directions et le statut de l’exemplaire avant de rechercher une valeur.

Résultats de ventes aux enchères

Les ventes suivantes permettent de comparer une peinture sur toile, une construction en relief, des œuvres uniques sur papier et une lithographie. Les descriptions signalent les particularités matérielles utiles à l’analyse des prix.

Six lots documentés — cinq maisons de ventes
Œuvre Maison et date Description Prix publié
Composition, 1962
Lot 78
MILLON
8 décembre 2025
Huile sur toile, 141 × 100 cm, signée et datée en bas à droite. Provenance : collection particulière, Roumanie. 2 000 €
Prix d’adjudication publié
Construction bleue, 1968
Lot 145
Magnin Wedry
6 novembre 2023
Acrylique et assemblage sur panneau, 49 × 45 cm. Petits accidents signalés dans la notice. 3 000 €
Sans frais
Sans titre bleu, 1961
Lot 35
Thierry de Maigret
8 avril 2026
Technique mixte sur papier, 62 × 47 cm, signée sous le passe-partout et datée « 61 ». Écaillures signalées. 600 €
Sans frais
Visionary Project – Blue, 1976
Lot 159
Crait + Müller
17 mars 2026
Lithographie sur papier, 71 × 101 cm, signée, datée et numérotée 89/125. Papier jauni, pliures et taches signalés. 230 €
Sans frais
Constellation bleue, 1959
Lot 33
Tajan
1er décembre 2021
Acrylique et résine sur toile, 170 × 220 cm, signée et datée « 59 » en bas à droite. 6 680 €
Prix de vente publié
Le bateau, 2002
Lot 57
MILLON
26 juin 2023
Gouache sur papier, 70 × 100 cm, signée, datée et titrée en bas à gauche. Ancienne collection Jean-Philippe Guilbert. 2 000 €
Prix d’adjudication publié

La mention « prix publié » est conservée lorsque l’inclusion des frais n’est pas explicitement établie. Les résultats sans frais correspondent à une autre base qu’un prix d’achat comprenant la commission acheteur. Un lot présentant des altérations ne doit pas être comparé sans examen à un exemplaire en meilleur état.

Comprendre le marché de Horia Damian

La technique compte autant que le sujet

Les pyramides, les villes et les monuments imaginés apparaissent dans plusieurs techniques. Un même thème peut correspondre à une peinture, un dessin de projet, un relief ou une feuille imprimée. Le titre seul ne permet donc pas d’appliquer le prix d’une œuvre à une autre.

Les dimensions ne suffisent pas davantage. Chez Tajan, Constellation bleue, de 1959, mesure 170 × 220 cm et a obtenu 6 680 € en 2021. Chez MILLON, une huile de 1962 de 141 × 100 cm a été adjugée 2 000 € en 2025. La matière, la composition, l’état et la provenance doivent être confrontés avec le format.

Les dessins de projets et les éditions

Les dessins architecturaux de Damian constituent une partie de son œuvre, qu’un monument ait ensuite été construit ou soit resté à l’état de projet. L’étude des dessins et estampes distingue une feuille travaillée à la main d’une lithographie, même lorsque les deux représentent une colline ou une cité.

Pour les éditions, le tirage, la signature, la numérotation et l’état du papier sont déterminants. Les lithographies de projets vendues par Crait + Müller en mars 2026 présentent notamment des jaunissements ou des taches. Leurs résultats ne fixent pas la valeur de toutes les épreuves du même sujet.

Biographie de Horia Damian

Horia Damian naît à Bucarest en 1922. Il entreprend des études d’architecture en 1941, puis s’installe à Paris en 1946. Il travaille auprès d’André Lhote et de Fernand Léger et fréquente Auguste Herbin. Ces rencontres accompagnent ses recherches sur les rapports entre formes, couleurs et espace.

Au début des années 1950, Damian développe une pratique abstraite et expose notamment à la galerie Arnaud. Ses compositions accordent ensuite une place croissante au geste et à la matière. Les œuvres à l’acrylique et à la résine des années 1950 et 1960 témoignent de cette phase de recherche.

À partir de 1965, les formes pyramidales deviennent un élément important de son vocabulaire. La peinture s’articule progressivement avec le relief, la sculpture et le projet monumental. Les portes, les colonnes, les cités et les architectures imaginées se déclinent en dessins, peintures et constructions.

En 1976, le musée Guggenheim de New York présente The Hill, ou La Colline. Le Centre Pompidou consacre en 1980 une exposition au Projet de San Francisco, réunissant des dessins, des peintures et une maquette. Ce projet est documenté comme non réalisé : sa représentation ne doit pas être confondue avec un monument effectivement construit. Damian meurt en 2012.

  • 1941–1946 : formation en architecture à Bucarest puis installation à Paris.
  • Années 1950–1960 : recherches abstraites, travail du geste et de la matière.
  • À partir de 1965 : développement des pyramides, reliefs et constructions.
  • 1976–1980 : présentation de The Hill au Guggenheim et du Projet de San Francisco au Centre Pompidou.

Style, techniques et projets de Horia Damian

Le passage de la surface au volume est essentiel pour comprendre son travail. L’expertise des sculptures et reliefs examine notamment la construction, les matériaux, le revers et les dimensions de l’objet, en complément de son apparence frontale.

Peintures et compositions de matière

Les huiles, acryliques et résines doivent être décrites selon leur support et leur mise en œuvre. Les épaisseurs et les différences de surface participent à la composition. Une notice ancienne peut aider à préciser la technique employée.

Dessins et gouaches de projets

Le crayon, la gouache et les techniques mixtes permettent d’étudier les volumes, les ombres et l’inscription d’une architecture dans l’espace. Le titre, la date et les indications de vue ou de distance sont utiles à l’identification.

Reliefs et constructions

Les constructions en bois ou en polyester peuvent prendre la forme de pyramides, de portes ou d’autres structures. L’examen du revers et des assemblages aide à distinguer une maquette, un relief autonome et une sculpture.

Lithographies

Les projets ont également été diffusés sous forme d’estampes signées et numérotées. Une feuille isolée, une épreuve d’artiste et un ensemble complet demandent des comparaisons distinctes. Le cadre ne doit pas masquer l’examen des marges et des inscriptions.

Signature et critères d’estimation

La signature « Damian » doit être examinée avec la date, le titre, le support et les documents. Une inscription au dos ou une étiquette de galerie peut permettre de retrouver une exposition ou une ancienne vente. Le réseau d’experts du cabinet aide à orienter les recherches selon la nature de la pièce.

  1. La nature de l’œuvre.
    Distinguer peinture, dessin, gouache, lithographie, relief, sculpture ou maquette. Un sujet architectural ne suffit pas à déterminer le statut de l’objet.
  2. Les matériaux et le support.
    Identifier la toile, le papier, le carton, le panneau et les éléments assemblés. Conserver les indications techniques documentées plutôt que les déduire d’une photographie.
  3. Les dimensions.
    Mesurer l’œuvre hors cadre. Pour un volume, relever hauteur, largeur et profondeur ; pour une feuille, distinguer le format entier et les dimensions à vue.
  4. Les inscriptions et le tirage.
    Photographier signature, date, titre, numérotation et annotations, au recto comme au verso. Pour une estampe, relever les mentions d’épreuve d’artiste ou hors commerce.
  5. La provenance.
    Réunir factures, certificats existants, catalogues, étiquettes et photographies anciennes. Vérifier leur correspondance avec les dimensions et la pièce examinée.
  6. L’état et la complétude.
    Relever les écaillures, les lacunes, les éléments manquants et les restaurations. Sur papier, examiner jaunissements, taches, déchirures et pliures.

Faire estimer une œuvre de Horia Damian

Pour une première étude, envoyez une photographie d’ensemble, une vue du revers et des détails de la signature, de la date et des inscriptions. Indiquez les dimensions hors cadre et les circonstances d’acquisition connues. Pour un relief ou une sculpture, ajoutez des vues de profil afin de montrer sa construction et sa profondeur.

Dans le cadre d’un inventaire ou d’une succession, les factures et les anciennes photographies peuvent aider à reconstituer la provenance. Précisez si l’œuvre est accompagnée d’un catalogue, d’un certificat ou de documents liés à une galerie.

Le bureau d’expertise Fabien Robaldo rapproche ces éléments de ventes comparables par leur technique, leur période, leur format et leur état. Une première estimation sur photographies peut nécessiter un examen matériel et des recherches complémentaires. Elle ne remplace pas une authentification définitive.

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